Récit de voyage

 Romantic train
Stéphane

Sur un guide, j'ai repéré une petite balade en romantic train au départ d'Arashiyama. Je me renseigne auprès des propriétaires de l'auberge pour savoir comment y aller. Ils me répondent que c'est compliqué et insistent pour m'y emmener en voiture. Ça y est, je suis dans le train et profite de la balade à travers les montagnes du nord-ouest de Kyoto . Une fois le trajet terminé, j'hésite à prendre un train normal en sens inverse ou essayer de marcher à pied. J'opte pour la marche... et fini bien vite par faire demi-tour pour utiliser le train.

 Tenryui-ji, Hogon-ji, Jisai-in
Stéphane

Je passe sous la porte qui donne accès aux différents temples: Tenryui-ji, Hogon-ji, Jisai-in, ... J'arrive au temple Tenryu-ji (天龍寺) , c'est le temple principal de la branche du bouddhisme Rinzai et le premier des gozan (五山), les cinq grands temples Zen de Kyōto. Le temple fût établi en 1339 par le shogun Ashikaga Takauji, et il a été ravagé par le feu 8 fois, le dernier incendie date de 1864. A l'intérieur du temple, pour quelques euros de plus, il est possible d’assister à une cérémonie du thé et de se faire photographier en compagnie de Maikos . La cérémonie du thé a plus de style que celle à laquelle j'ai assisté à Tokyo, forcément un temple c'est mieux qu'une pièce d'hôtel! C'est en photographiant la cérémonie que je me rend compte à quel point les gestes sont précis et esthétiques, tout est là, la bouilloire, le ro, le bol à thé et le morceau de bambou indiquant où s’assoit l'hôte. Un peu plus loin, j'admire le paysage formé par l'un des plus beaux jardins du Japon , celui conçu par Muso Soseki au XIVè siècle. Et il n'a pas changé depuis 700 ans! J'aperçois une fontaine dédiée à Kannon dans laquelle se trouve grenouille... en statue. Je rentre dans une pièce où sont peints des tigres ou des lions , il faut dire qu'ils ont une forme étrange. Devant le temple principal, se trouve un tout petit jardin sec et non loin une représentation stylisée de Bodhi-dharma (Daruma) que l'on retrouve sur les fameuses poupées daruma.

Parmi les sous-temples, je visite Kogen-ji qui fût construit en 1429 par Hosokawa Ukyou Daifu Mochiyuki, un haut gradé du gouvernement du shogun Muromachi. Il possède un jardin sec qui utilise le mont Arashiyama comme arrière-plan. Bien que petit, il n'en est pas moins agréable à contempler. Autre sous-temple, celui de Hogon-in , ses abords sont peuplés de centaines de statues représentant les disciples de Bouddha (Rakan) . Son jardin se prête à la promenade, le sol tapis de mousse et pavé de pierres donnant l'impression d'être au coeur de la montagne. Je termine par un dernier sous-temple, celui de Jisai-in .

 Temple Jojakko-ji
Stéphane

En sortant de Tenryu-ji par le nord, je passe devant la bambouseraie , qu'hélas je ne visiterai pas. En revanche, je continue sur les temples, et cette fois c'est celui de Jojakko-ji , fondé en 1596. Là encore, le sol est un tapi de mousse , c'est vraiment très agréable et reposant. Au détour d'un chemin, j'aperçois une gravure en relief , le personnage semble hurler. La gravure est de Kinjo Minoru et le modèle est un vieux pêcheur de Minamata dans un monodrame joué par Sunada Akira.

 Deux images vénérées
Stéphane

En allant vers le nord, je découvre le temple Nison-in (二尊院) , il est situé dans un cadre attrayant sur une colline boisée, bordée d'érables magnifiques. Il faut que j'y retourne un jour en automne... Le nom du temple signifie deux images vénérées et fait référence à Bouddha, celui fondateur (Shaka) et celui ayant atteint l'illumination (Amida).

 Temple Gio-ji
Stéphane

Il s'est mis à pleuvoir à verses et la chance veut que l'averse se termine juste avant de rentrer dans le temple Gio-ji (祇王寺) . Celui-ci est entouré de bambous et recouvert de mousse et la lumière due à la pluie récente donne une ambiance absolument fantastique.

 Roméo et Juliette
Stéphane

A quelques pas de là, je visite le temple Takiguchi-dera , ce sera le dernier de la journée. L'histoire de ce temple ressemble au roman de Roméo et Juliette. Il fut fondé par le noble Takiguchi Nyūdō, qui est entré dans les ordres après avoir été interdit par son père d'épouser sa compagne paysanne Yokobue. Un jour, Yokobue vient au temple avec sa flûte pour jouer une sérénade à Takiguchi, celui-ci la repoussa. Elle écrivit alors sur une pierre avec son propre sang un sonnet d'amour et d'adieu avant de se jeter dans la rivière et y périr.

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