Récit de voyage
Le réveil sonne vers 9h, on traîne au lit environ 15 minutes. Steph part prendre sa douche mais l'eau est gelée, il ne peut pas monter plus haut que la ceinture. J'ai pris ma douche la veille au soir et je n'ai pas eu ce problème mais comme tout le monde a dû prendre sa douche en même temps, il ne doit plus rester suffisamment d'eau dans les ballons d'eau chauffée au soleil sur les toits. En sortant de la chambre, nous apercevons deux ou trois assiettes en bas des escaliers avec un peu de nourriture. Steph descend à l'accueil car il n'y a personne sur la terrasse. L'homme à la réception n'est pas le même que la veille au matin, il nous amène le petit-déjeuner: un oeuf blanc chacun, une barquette de miel, une de fromage, une de beurre ete des tranches de tomates et de concombres. Nous attendons un peu le thé mais il n'arrive pas alors Steph redescend le demander avec de la confiture. Il montera avec un pot de confiture de cerise.
Nous finissons le petit-déjeuner et partons au Safak Cafe prendre le pique-nique à emporter (incluant un sandwich, des figues pour le dessert, une canette, des couverts et des lingettes pour se nettoyer les mains) que nous avions déjà pris la veille chez eux avant d'aller prendre le bus pour Cavuşin. En arrivant au bureau d'information pour attendre le bus, nous voyons des français se faire indiquer une direction. Il me semble qu'ils demandaient Avanos, ce qui est notre direction. Je demande donc confirmation à la personne qui leur a indiqué la route et il nous confirme également qu'il faut attendre le bus côté rue et non sur le parking où nous avions vu des bus s'arrêter. Une fois à l'arrêt du bus, nous discutons un moment avec les français. Ils vont à Avanos voir les potiers et peut-être même le caravane-serail. Nous montons dans le bus où nous remarquons des tapis et admirons la vue depuis la fenêtre. Nous descendons un arrêt trop tôt, à l'entrée de la ville au lieu du suivant qui se trouve plus près de la sortie.
Le centre ville ne semble toutefois pas très loin. Nous suivons
un panneau indiquant l'église de Cavuşin et qui
semble se situer en haut d'une rue pentue. Nous commençons donc à
monter et nous rendons compte en cours de route que l'église était
en bas. Nous décidons d'abandonner l'église et continuons de monter
pour rejoindre la vallée rose. Nous passons près du cimetière
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Nous continuons notre route et apercevons un panneau indiquant une église sur notre gauche. Ca monte un peu trop pour moi, Steph monte seul. Il y a deux entrées: une est murée, l'autre fermée par une grille. Seules quelques fresques sont visibles sur le dessus de la porte murée. Ce qui prend finalement plus de temps, c'est admirer le paysage. En redescendant, Steph a un doute en voyant deux chemins se séparer. Il fait finalement le bon choix car il me retrouve peu de temps après, à l'ombre d'un tunnel naturel où je l'attendais quelques mètres plus loin. Nous continuons notre chemin mais nous avons rapidement un choix à faire: continuer sur le chemin sur lequel nous sommes, qui continue à plat ou bien tourner à droite et grimper sur quelques mètres d'après Steph qui monte voir à quoi ressemble le chemin. Nous décidons de continuer sur notre chemin du début qui devient de plus en plus dur au fur et à mesure, des rochers qu'il faut escalader sont tombés sur le chemin, il y a parfois pas mal de végétation et surtout les montagnes autour de nous se resserrent de plus en plus ce qui a le don de m'oppresser alors que ça ne dérange apparemment pas Stéphane.
Face à mes appréhensions, Steph part en éclaireur: 200 mètres plus loin, les montagnes se resserrent encore plus et ça grimpe sec. S'il faut faire demi-tour, c'est maintenant car sinon, ça sera sur les fesses. Nous rebroussons donc chemin et prenons le chemin que nous avions écarté dans un premier temps. Une fois la montée passée, le chemin est facile et aéré puisqu'il passe au milieu des vignes et des arbres, je me sens mieux. Malheureusement pour Steph, ça ne durera pas car on se trouve bloqués face à la montagne qu'il faut escalader presque à 4 pattes pour contrebalancer le poids du sac à dos et ne pas basculer en arrière. Je suis concentrée et j'évite de regarder derrière moi par peur du déséquilibre mais pour Steph, c'est une autre histoire. Il fait une pause en cours d'escalade alors que j'atteins le sommet et que des italiens prennent de nos nouvelles. Quand il réussit à arriver au sommet, il s'assied directement en s'éloignant du bord et il lui faut au moins 10 minutes avant d'oser se relever, il ne profite donc pas tellement de la vue qui est magnifique.
Nous croisons ensuite un groupe de français qui nous demande si nous avons un plan pour se repérer dans les montagnes et qui nous parle d'une église en contrebas non loin d'un chemin plus tranquille au fond de la vallée. Nous redescendons donc sur le chemin conseillé et pique-niquons dans une ancienne habitation troglodyte où la vue à l'arrière est superbe. Une partie du mur semble s'être écroulé et laisse entrevoir le bleu du ciel et les montagnes. A l'avant, nous pouvons apercevoir le paysage à travers deux petites fenêtres.
Nous descendons ensuite par une petite échelle qui nous amène dans une église troglodytes. Plusieurs fresques en bon état y sont visibles. Après quelques photos, nous redescendons et continuons notre chemin après qu'un homme dans une buvette a tenté de nous vendre à boire. Je me demande comment il se réapprovisionne tous les jours au milieu de ces montagnes. Nous continuons notre chemin, nous voulons essayer de rejoindre la vallée rouge. En descendant, je remarque de drôles de crottes par terre accompagnées d'empreintes de pas difficiles à identifier. Plus bas, après avoir fait demi-tour pour rejoindre le chemin dans la vallée, nous recroisons ces mêmes crottes près de marques de sabots de cheval. Apparemment, on peut randonner à cheval, Steph a vu des chevaux un peu plus tôt.
Nous arrivons ensuite dans une belle église troglodyte avec d'immenses colonnes et une belle nef, elle ressemble beaucoup plus à une église comme on peut en voir en France que la première que nous avons visité après le pique-nique. En plus, il y fait frais, ce qui ne gâche rien. Nous croisons un homme que nous avons déjà croisé deux ou trois fois au cours de notre balade mais cette fois, ça sera la dernière. Nous profitons encore un peu de la fraîcheur puis nous continuons notre randonnée où un pigeonnier et une ruche encastrés dans la roche nous surprennent.
Nous terminons notre randonnée en fermant la boucle du
parcours. Une asiatique nous demande si l'on sait comment aller
à la vallée rose, j'ai justement vu un panneau indiquant le
chemin quelques mètres auparavant. Un homme nous demande ensuite
si l'on veut rentrer en calèche, nous déclinons son "invitation"
et rentrons à pied à Cavuşin où nous envisageons de prendre un
verre à un barre étant donné qu'il est encore relativement tôt
(16h45). Nous redescendons la ville et essayons de visiter
l'église de la ville, encastrée dans la roche et inscrite au
patrimoine mondial de l'Unesco. Le portail permettant d'accéder
aux marches de l'église semble fermé, j'essaye de le pousser
mais il résiste malgré une toute petite ouverture. Nous ne
tenterons rien de plus et comme il ne reste que quelques minutes
avant le bus de 17h15, nous traversons la route pour le
prendre. D'ailleurs, un groupe de français l'attend déjà. Une
fois arrivés à Göreme, nous nous arrêtons à notre
épicerie
acheter de l'eau et de la glace. Pour Steph, ça sera un magnum à
la framboise (coeur de vanille et une couche de
chocolat-framboise) et une glace à l'eau de toutes les couleurs
pour moi, comme la veille. Avec la chaleur, je n'ai pas envie
d'une crème glacée. Nous nous asseyons sur un banc à l'ombre
pour manger nos glaces.
J'ai envie d'aller au point de vue panoramique pour le coucher du soleil. Steph me montre un point sur son téléphone, je pense que c'est le bon. Le GPS nous l'indique à 300 mètres à vol d'oiseau pour le premier point de vue panoramique et 800 mètres pour le second.Nous optons malgré tout pour ce dernier. Finalement, nous n'y arrivons pas malgré les raccourcis par les petits chemins, le soleil est passé trop vite derrière les montagnes. La vue est jolie mais je suis déçue car ça faisait 3 jours que je voulais y monter.
En redescendant, nous faisons une pause dans une basilique avec d'imposantes colonnes. Nous ne prenons pas de photos, pour ma part parce que j'étais vraiment déçue d'avoir raté le bon moment pour le point de vue panoramique, nous le regrettons quelques temps après.
Nous nous arrêtons au Safak Café ou nous commandons un çorbasi (soupe de lentilles) puis un gozleme au boeuf pour Steph et un gozleme feta épinards pour moi. Je voulais celui au cheddar comme la veille mais ils n'en avaient plus. D'ailleurs, après réflexion, la feta accompagnait également la salade et les tomates de mon sandwich à la place du cheddar.
Nous rentrons à l'hôtel et je lave quelques vêtements à la main, ce qui finit de me fatiguer. Echaudé (si je puis dire), Steph n'oublie pas de prendre sa douche le soir afin d'avoir encore de l'eau chaude. nous ne nous couchons pas trop tard (vers 23h) afin d'aller au musée en plein air de Göreme le lendemain et essayer de retourner au point de vue panoramique pour prendre une photo.
