Récit de voyage

 
StéphaneSabrina

Nous nous réveillons à 7h30 ouch! A 8h, nous prenons un petit-déjeuner rapide sur la terrasse, le dernier à Ankara. Nous finissons de manger vers 8h30 et rangeons les dernières affaires avant de nous diriger vers l'accueil pour le checkout. Sab demande pour payer par carte et pour une fois, c'est possible. Mais c'est moi qui ai fait la réservation par internet... donc c'est ma carte qui est debitée.

Nous sortons de l'hôtel vers 9h et nous dirigeons vers le métro. Lorsque nous changeons de ligne à Kızılay, il y a des travaux. Je trouve une flèche indiquant le chemin à suivre mais Sab ne me croit pas et demande à un passant... Il faut dire que la flèche indiquait le quai pour repartir dans l'autre sens! Nous descendons et remontons quelques mètres plus loin toute une série d'escaliers. Nous arrivons à l'otogar un peu avant 10h. Le billet indique peron 15/16/17/18, il faut donc regarder où va arriver notre bus alors qu'il n'y a pas de panneau d'affichage. A 10h20, notre bus est là, on va pour donner les bagages mais comme on ne comprend rien on montre le billet. L'homme ne le regarde pas et nous pose des questions, auxquelles on ne comprend bien sûr rien du tout. Il finit enfin par regarder le billet et trouver les réponses tout seul.

Dans le bus de la compagnie Kâmil Koç se trouvent des petits écrans LCD (sous Android) dans les sièges devant nous, et en plus ils permettent de recharger un téléphone grâce à la prise USB. Et il y a même le WiFi dans le bus mais la connexion n'est pas très fiable. Parmi les musiques à écouter, Sab met Adele (Rolling in the deep) et un plein milieu, pendant 10s, elle s'interrompt pour laisser place à un autre morceau de chanson turque. A 10h30, le car démarre et une heure plus tard, les chauffeurs font une pause cigarette au bord de la route. Le passage des stewarts reprend et on nous sert des petits gâteaux ainsi que du jus de pêche pour Sab et un thé pour moi. Le steward m'a bien donné le thé en sachet, mais a oublié de me donner le gobelet et l'eau chaude... Contrairement aux autres trajets ou on avait une pause toutes les 1h/1h30 on n'aura la nôtre qu'à 13h30. On ne sait pas trop combien de temps elle va durer car forcément on n'a rien compris aux indications en turc. On en profite pour aller au pipi room, pour une fois les toilettes sont gratuites, et il y a même un petit coin pour prier à côté des toilettes.

Sab était plutot partie pour prendre un sandwich mais je l'ai finalement convaicue pour la cantine de la gare routière: du riz et un genre de boeuf haché avec un oeuf... En revanche, mauvaise surprise, on en a pour un peu plus de 30 ₺/environ 15 euros (chacun?)! De retour dans le bus, vers la fin du voyage, le stewart repasse une deuxième fois, je tente l'eau gazeuse... Beurk! C'est un genre de limonade avec un goût chimique de chewing gum... Je pense me rabattre sur les petits gâteaux. C'est raté, on a pris des biscuits salés, en fait. Nous arrivons vers 17h à la gare routière qui est vraiment immense. Nous trouvons le métro et pour payer le trajet, il faut acheter des petits jetons rouges à passer dans le portique. Arrivés à Aksaray, nous sortons prendre le Tram. Coup de chance, c'est fléché. Nous suivons les indications et nous retrouvons devant une passerelle qu'il faut emprunter pour accéder au tramway... Pfiouuuu! Il faut encore monter des marches avec les valises pour les redescendre quelques mètres plus loin. Nous achetons à nouveau des jetons et montons dans le tramway. Arrivés à Sultanahmet, un des vigiles nous ouvre la porte pour handicapé afin de sortir plus facilement avec nos valises.

On voit déjà la Mosquée Bleue, une rue commerçante , et peu de temps après, Sainte Sophie. On se retrouve perdus dans une rue avec des boutiques et des bijoutiers. Bizarre, d'après le GPS, l'hôtel aurait dû être ici. Je regarde à droite, à gauche: rien. Un vendeur nous demande si on a besoin d'aide et nous explique que l'hôtel est dans la rue juste derrière (droite/droite/gauche).

Une fois l'hôtel trouvé (le Yakamoz Guest House), nous descendons les quelques marches qui mènent à l'accueil. Le réceptionniste ne parle pas un mot d'anglais mais appelle quelqu'un sur son téléphone portable qu'il me passe. J'explique que nous avons réservé par Booking.com, il me dit que c'est bon, qu'il n'est pas là et qu'il y aura des papiers à remplir mais qu'on peut déjà accéder à la chambre. Je redonne le téléphone à son propriétaire qui prend la clef et demande à un petit jeune de nous porter les valises.

J'ai l'impression de me déplacer dans un labyrinthe. Nous arrivons devant la porte de notre chambre. Nous entrons, la chambre est mignone, la salle de bain fonctionelle, et le tout est parfaitement propre, ce dernier point n'a d'ailleurs pas éte évidant à trouver (d'apres les differents commentaires des personnes cherchant des locations sur Istambul a prix raisonable). Et en plus on est au calme et juste a cote de la mosquee bleue. Un ouvrier est entrain de refaire les joints de la douche, il faudra attendre 3 heures avant de l'utiliser. De toute facon, on va faire un petit saut dehors, et il faudra également trouver à manger.

Nous repassons devant la Mosquée Bleue et prenons une petite rue, Soğukçeşme Sokağı, composé de maisons ottomans de la fin du XIXe siècle, qui nous mène entre Sainte Sophie et le Palais Topkapı . Le temps s'est couvert et le soleil est désormais caché par les nuages. Nous remontons la voie du tramway où s'alignent les boutiques. Je fais bien évidement du lèche-vitrine devant les boutiques de gâteaux et les restaurants . Je remarque aussi que les kebabs sont chers, ici. On trouve un magasin qui vend de l'apple tea et après avoir hésité, nous prenons une petite boite (à la pomme verte). Il y avait plusieurs boites (rouge, verte, jaune) mais ne sachant pas la différence, je demande à une vendeuse (qui parle anglais). La réponse est d'une evidence: rouge pour pomme rouge, jaune pour pomme jaune et vert pour pomme verte. Sab veut du sucre pour le thé, mais je lui rappelle qu'elle a déjà un flacon de miel dans les bagages. Le ciel se faisant gris et comme nous voyons un éclair, nous redescendons chercher un kebab (döner au poulet) pas cher vu lors de la montée. Nous trouvons le kebab est un peu sec, moi encore plus que Sab car j'ai demandé sans sauce. Sab n'aimant pas manger en marchant, elle s'assoit au bord d'une fontaine encastrée dans le trottoir. Une fois assise, sa tête est au niveau du sol et on a l'impression qu'elle est tombée dans un trou. Elle me fait remarquer qu'il y a des gouttes d'eau sur le sol mais moi qui suis au milieu du trottoir je ne sens rien. Quelques instants plus tard, je sens les premieres gouttes, il est temps de rentrer avant que l'on ne se prenne l'averse.

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