Bayon et Baphuon... le grand circuit
StéphaneSabrina

Nous nous levons à 7h30, pour partir à 8h30 après le petit-déjeuner. Nous avons le même programme que la veille, c'est-à dire la suite du circuit, à peine entammé la veille, dans les temples d'Angkor. Toutefois, aujourd'hui nous n'avons pas le même chauffeur de tuk-tuk, c'est dommage, on l'aimait bien. Nous entrons dans le parc d'Angkor après un deuxième poinçon sur le ticket. On en profite pour demander au chauffeur de nous déposer en vitesse devant Bayon et Baphuon car la veille nous étions à contre-jour. Cette fois-ci, la lumière du matin met mieux en valeur les temples.

Nous continuons sur le Grand circuit avec Preah Khan, Neak Pean, Prasat Ta Som, Eastern Mebon, Prasat Pre Rup et nous terminerons par Angkor Wat pour avoir le soleil du bon coté.

Nous arrivons devant le temple de Preah khan , celui-ci porte encore les traces de la nature qui l'a recouvert durant de nombreuses années. A l'intérieur du temple, une petite vieille nous tend un bâton d'encens , nous fait faire une prière express, contre 1 $. Nous découvrons à nouveau les ravissantes Apsaras et les bas-reliefs gravés représentant Apsaras et monstres .

Il est midi, cette fois-ci, nous prévenons le chauffeur de tuk-tuk que l'on va manger, nous pensions nous installer à la sortie de Preah Khan dans un de ces restaurants avec un toit de bric et de broc sans murs, mais contre toute attente, il nous dit de monter et nous emmène à Neak Pean. Bon, ok. Nous nous installons et on nous tend la carte, l'amok est 5.90 $, Argh! Sab se demande si le chauffeur ne touche pas une commission pour chaque touriste amené là... Le serveur vient prendre les commandes, je tente de négocier le plat à 3 $, s'en suit un marchandage et on obtient le plat à 3.50 $ (j'aurais dû partir de 2 $ qui était le prix payé la veille). C'est le 3ème amok en deux jours pour Sab et le 2ème pour moi, nous commencons à devenir experts en amok! Il n'est toutefois pas aussi bon que celui de la veille au soir.

Coincé entre un filet au dessus du ventilateur et le plafond, un chat fait sa sieste . Pendant que nous attendons, un gamin de 9-10 ans essaye de nous vendre des flûtes.

Nous partons visiter Neak Pean , un petit temple bouddhique. Il est de proportions régulières, avec un bassin carré entouré de quatre bassins plus petits et en son centre, une île circulaire sur laquelle est édifié le prasat central. En chemin, nous nous faisons démarcher par un vendeur de cartes postales (10 pour 1 $) à qui nous prenons 3 paquets, et un joueur d'angkuoch (guimbarde en français, je croyais qu'une vieille guimbarde était seulement une voiture...) Sab en veut un seul mais il n'a pas de quoi rendre la monnaie, la négociation s'étant termine à 1 pour 1.5 $. Il nous dit qu'il nous attend au retour avec la monnaie mais de ne pas l'acheter au vendeur suivant.... le vendeur suivant nous le propose directement à 1 $, nous lui en prenons finalement 2. Notre premier vendeur n'est pas content, il nous parle d'école, de fils du policier, que lui les achète alors que celui à qui nous l'avons acheté les fait lui-même...

Nous continuons avec la visite de Prasat Ta Som qui est construit dans le style du Bayon. Les gravures sont là aussi d'une finesse lorsque le temps et les élements ne les ont pas endommagés.

A Eastern Mebon , je demande à un guide pourquoi il y a tous ces trous dans les pierres. Pour les grosses pierres, ce sont pour les transporter par éléphant, pour les briques c'est pour consolider et les maintenir ensemble lorsque le tout est stucké. Rien à voir avec des impacts de balles. Le temple est construit sur ce qui était une île artificielle au centre d’un réservoir aujourd'hui à sec. Situés sur les premiers et seconds niveaux, nous apercevons deux sculptures monolithiques d’éléphants en pierre de deux mètres de haut. Nous voyons quelques rares statues lors de notre promenade. .

De retour à l'hôtel, nous posons nos affaires et nous allons nous faire masser. En chemin, Sab achète des crochets-ventouses pour faire tenir des serviettes au mur. Nous croisons plusieurs instituts et nous décidons pour le lemongrass et pour un massage khmer.

Aussitôt rentrés, on nous installe sur un fauteuil et on nous sert des serviettes rafraîchissantes et un verre d'eau fraîche. Sur la carte, le massage est à 10 $ (la prochaine fois, nous décidons que nous testerons ceux qui le font à 5 $) et bien sûr, le prix n'était pas affiché à l'extérieur. Du coup, une fois installés, c'est toujours plus difficile de changer d'avis. Le massage se passe bien, moins énergique que la version Thaï ce qui arrange Sabrina. La fin du massage est un peu bruyante. Au final, c'était sympa mais je ne me tiens pas aussi droit qu'en sortant du massage Thaï.

Avant de sortir, nous avons droit à un petit thé avec un questionnaire de satisfaction, mais on ne connaît pas le nom de notre masseuse. Nous partons à la recherche d'un restaurant toujours du côté du Night Market . Sab avait trouvé que le Blue Wave était un peu trop long à servir (à priori, c'était surtout dû au Mai Tai), donc on continue. Plus loin, Sab voit un resto de rue, je suis moyennement emballé, on poursuit. Nous en voyons un qui nous plaît. La rue est hélas bruyante, le serveur nous ammène plus loin, beaucoup plus loin, en fait dans la rue perpendiculaire, et c'est toujours le même restaurant. Nous prenons du poulet sauté à l'ananas et un jus de mangue pour moi ainsi qu'un jus de papaye pour Sab. Le repas est bon mais soudain, il y a une coupure de courant dans le quartier (ça nous rappelle un peu la Turquie). Le resto démarre avec quelques difficultés son groupe électrogène, nous pouvons continuer de manger à la lueur du téléphone portable.

Nous rentrons doucement vers l'hôtel lorsque la lumière revient. Sab prend un roti à 3000 Riels, un genre de crêpe à la banane que nous avons pu goûter en Thaïlande et qu'elle adore.