Kompong Phluk, village flottant

  Récit de voyage

 Kompong Phluk, village flottant
StéphaneSabrina

Nous nous levons à 9h et partons à 10h après le petit-déjeuner pour Kompong Phluk, un village dont le nom signifie littéralement port des défenses d'éléphants. Après 20km en tuk-tuk a admirer le paysage et avoir croise quelques animaux , nous nous arrêtons pour prendre les billets pour le bateau sur la rivière puis le lac Tonle Sap (20 $ par personne oups, c'est plus cher que prévu). Arrivé a la rivière, nous somme pris en charge est guidé vers notre bateau, un parmi une centaine , puis montons directement sur la coque du bateau grâce à une chaise, rentrons et démarrons . Le village flottant n'est pas flottant en cette saison où la rivière est basse. Au départ un peu déçus, nous nous laissons finalement aller à admirer l'ossature de chaque maison dont les longues jambes fines soutiennent de larges maisons en bois. Des stocks de bois s'accumulent aux pieds ou dans des "caves" construites en hauteur sous les maisons tandis que des échelles de bois permettent d'y accéder et de grands escaliers de bois permettent également de descendre sur la terre ferme. Dans l'eau, des bateaux par centaines et des élevages de poisson et de crevettes côtoient parfois un enclos à poule, sans oublier des personnes qui se baignent ou travaillent .

Nous accostons sur un restaurant flottant où nous avons la possibilité de nous promener en pirogue pour 3 $ par personne en plus. Après les 20 $, on se sent un peu comme des vaches à lait, mais on se dit qu'au moins cet argent là ira quasiment directement dans la poche de notre bâtelière.

L'installation sur la pirogue ne nous met pas à l'aise, il faut bien se mettre au centre pour pas la faire chavirer et une fois assis, on serre les fesses et on évite de trop bouger. Cette balade dans la mangrove est finalement reposante et Sab se détend un peu plus vite que moi et ose même le changement d'objectif à bord.

Après cette promenade au ras de l'eau, nous mangeons rapidement sur le restaurant flottant puis repartons dans l'autre sens rejoindre notre chauffeur de tuk-tuk non sans avoir fait un tour sur le lac Tonle Sap où les villageois construisent des maisons flottantes temporaires lorsque le niveau de l'eau est trop haut dans le village.

Puis nous repartons pour Siem Reap. En cours de route, nous faisons arrêter le tuk-tuk et demandons au chauffeur où l'on peut acheter du poivre de Kampot et des sauterelles. Il ne comprend pas ou bien ne sait pas. Nous continuons notre chemin. Une fois dans Siem Reap, nous passons devant un marché couvert et nous lui demandons de s'arrêter. Il nous guide dans le marché et demande à des commerçants à partir d'une photo sur le téléphone portable. Ca n'a pas l'air de se vendre ici, il nous amène à un supermarché qui se révèle pas très loin de l'hôtel. Nous tournons dans les différents rayons et hop! Je tombe nez à nez avec l'image du site web: "Kampot pepper". Nous en prenons pour nous et pour faire des cadeaux, car c'est, paraît-il, le meilleur poivre du monde.

En sortant, nous ne trouvons plus notre chauffeur, nous lui avions dit que nous rentrerions à pieds depuis le marché mais n'avions pas confimé en rentrant dans le centre commercial. Après avoir attendu 5 minutes en scrutant la rue, nous décidons de rentrer à l'hôtel et le croisons qui remonte justement la rue. Tant mieux, nous n'aurons pas à craindre qu'il nous attende devant le centre commercial.

Après avoir posé nos affaires et s'être un peu reposés, nous partons manger au new bayon restaurant indiqué sur le Petit Futé 2003. Le restaurant est dans un hôtel. Nous sommes quasiment les seuls clients à part un groupe de 7 ou 8 personnes et deux tables de trois ou quatre. Petit à petit la salle se vide et au milieu de notre repas, nous sommes les seuls à manger sous le regard attentif des serveurs postés à côté de nous. C'est particulièrement gênant, surtout lorsque je décortique minutieusement mon poisson afin d'éviter de me planter une autre arrête dans la langue et dans la gencive.

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