Excursion à Hội An
StéphaneSabrina

Je me lève vers 9h pour le petit-déj, Sab me rejoint quelques instants plus tard. Je tente une soupe au poulet et au bambou, Sab prend un croque monsieur. Nous réflechissons au programme de la journée, ce sera Hội An. Je prends ma douche avant de partir, il ne reste plus vraiment d'eau chaude à 10h. Je demande à l'accueil les tarifs pour aller à Hội An, compte tenu que nous souhaitons y rester jusqu'à 20h, la voiture avec chauffeur semble l'option la moins chère (640000 ₫).

La voiture arrive vers 11h. Il faudra 30 min pour arriver à Hội An. Le chauffeur nous demande si l'on souhaite faire du shopping, pas vraiment, on veut plutôt visiter. Il nous dépose quand même à TZ, un magasin de soie. A notre arrivée, on nous propose de visiter, Sab accepte. On nous présente les bébés vers à soie sur leurs feuilles de mûrier puis adultes dans leur cocoon ainsi que la version ébouillantée en train d'être déroulés pour faire le fil de soie. On apprend qu'il y a 2 couleurs naturelles, le blanc et le jaune. Nous sommes ensuite conduits dans les différentes boutiques: tableaux brodés à la main? Non. (ils sont très beaux mais on n'a pas les moyens). Costume ou vêtement sur mesure? Non. Echarpe? Non, on repassera plus tard... Nous avons de toute manière rendez-vous à 20h avec notre chauffeur sur le parking du magasin.

Nous nous dirigeons ensuite vers l'office du tourisme où nous prenons un billet global nous permettant de visiter 5 lieux parmi les nombreuses possibilités. Avant de visiter les différents sites, nous décidons de nous arrêter manger, de toute façon la plupart des sites sont fermés entre midi et deux! Nous nous attablons donc devant un Cao Lau, spécialité de Hội An composée de longues pâtes plates de riz avec de fines lamelles de porc, de la salade et des pousses de soja. Sabrina prend un smoothie à la banane et moi, je reste prudent, je ne bois rien. Nous ne partons pas sans avoir biensur goûter à la version locale des crêpes .

Nous entrons ensuite dans le temple Quan Cong , tout de rouge et d'or , divisé en deux parties. Dans la première, une petite mare avec en son centre un rocher et des statuettes , deux chevaux : un rouge et un blanc. Dans le deuxième bâtiment, séparé du premier par une petite cour, est une salle du musée d'histoire et de la culture qui abrite une exposition.

Nous allons voir ensuite la pagode Tu Do Tham Quan , dont l'entrée est libre , après un passage obligatoire par la boutique de souvenirs placée directement dans l'entrée, on ne peut pas la râter!

Puis, la maison communale Triều Châu constuite en 1845 pour protéger les marins des colères divines. Des guardes sont peint sur la porte d'entrée. Un vieux gardien nous montre sur le toit les différentes sculptures comme les dragons.

Nous passons ensuite devant la pagode Phuc Kien qui ne fait pas partie de notre plan initial, nous hésitons, demandons à quelle heure elle ferme et décidons d'aller d'abord voir la maison de Tan Ky qui ferme plus tôt. Cette vieille maison en bois a abrité 6 générations de Tan Ky dont la dernière y habite toujours. Le rez-de-chaussée est témoin de nombreuses inondations qui les obligent à monter le mobilier à l'étage.

Nous retournons ensuite à la pagode Phuc Kien , ou maison communale de la congrégation chinoise de Fujian, édifiée par six familles de la dynastie Ming au XVIIème siècle. Son immense portail précédé d'un chaudron et sa grande table à l'entrée sont évidemment des points de raliement pour touristes.

Dernier ticket de notre billet: la maison de culte de la famille Tran . Egalement en bois, et construite en 1802 par un mandarin civil du nom de Tran Tu Nhac pour se consacrer au culte de ses ancêtres, elle est très sombre. La visite est sommaire, tout juste apprend on que les placentas des enfants nés dans la maison sont enterrés dans le jardin pour qu'ils n'oublient pas leurs racines. Nous sommes rapidement guidés vers la boutique de souvenirs de la maison: pièces chinoises qui, une fois lancées, annoncent si votre voeu se réalisera, petits objets en bois... C'est la première fois qu'on se sent aussi vite invités à mettre la main au port-monnaie, même dans la maison de Tan Ky qui avait également sa propre boutique.

Nous nous promenons ensuite le long des berges où nous sommes hypnotisés par la valse des vélos et des motos qui montent et s'alignent impeccablement en quelques minutes sur un bateau . Puis le bateau s'en va, un autre prend sa place et le manège continue!

Une vendeuse de fruits et légumes traverse la rue avec son chapeau conique et son bambou sur l'épaule d'où pendent des paniers à chaque extémité. Nous la prenons en photo, elle s'en rend compte et nous sourit puis vient vers nous. Nous lui prenons alors quelques fruits qu'elle annonce à 100000 ₫. C'est bien trop cher, Sab veut lui rendre les fruits, elle lui retient la main et la négociation s'arrête à 60000 ₫, beaucoup mieux!

Nous arrivons à un marché. Il y a de tout: des fruits et légumes aussi bien que du souvenir pour touriste. J'achète des baguettes et Sab des bols de noix de coco décorés. Elle les a négocié mais le clou de la négociation, ce sont deux porte-bouteilles en bambou laqués passés de 700000 ₫ à 10 $ après une loooooongue, très longue négociation!

Après tous ces achats, il faut renflouer le porte-monnaie, Sab passe donc au casino local: le distributeur de billets. Elle retire 6 millions de dongs .

Puis nous décidons de manger, remarquons un restaurant proposant des roses blanches, une autre spécialité de Hoi An. Nous allons voir plus loin et revenons au premier car le prix affiché était bien moins cher. Quelques minutes plus tard, nous comprenons pourquoi, l'assiette est minuscule et ne comporte que cinq roses blanches, sorte de petits raviolis à base de pâte de riz. Il est trop tard pour manger autre chose ou aller ailleurs, nous prenons juste un genre de beignet à un vendeur de rue, ça nous fera patienter en attendant d'être revenus à Đà Nẵng.

Nous retournons donc sur le parking de notre magasin de soie, on a un peu d'avance, je décide de retourner voir une écharpe pour ma mère que j'avais repéré le matin. Je me dis qu'ainsi ça lui fera une écharpe de chaque pays visité. Celle que je voulais n'y est plus, zut! J'en trouve néanmoins une autre et je décide de la prendre. Comme ici il faut tout négocier, je tente de dire que c'est trop cher mais la vendeuse se contente d'un c'est dommage en français. Nous sortons, traversons la rue pour un petit magasin qui vend des écharpes et là, ce n'est plus la même chose. Les écharpes sont moins chères et la vendeuse est prête à baisser les prix trop bas pour que ce soit de la vraie soie. Finalement, nous préférons retourner dans le pemier magasin, gage de qualité.

Notre chauffeur arrive, avec ce que nous supposons être sa femme à l'avant, il nous dépose à l'hôtel et après avoir déposé nos affaires dans la chambre, nous décidons de ressortir compléter notre repas frugal de Hoi An. Nous trouvons un vendeur de rue à quelques rues de l'hôtel, parfait! Nous commandons des nouilles frites avec un mélange de fruits de mer (crevettes, calamar, poulpe) . Une moto criant un message enregistré passe à proximité, ce n'est pas la première fois qu'on entend ces banzaï mais on se demande ce qu'elle transporte. On suppose que c'est de la nourriture, mais quoi? Un voisin, à la table à côté, fait arrêter la moto et achète trois légumes, on se demande ce que c'est. Il s'approche de nous et nous en offre un, on apprend ainsi que c'est un epi de maïs cuit à l'eau. C'est la première fois que l'on nous parle et que de surcroît on nous propose quelque chose, sans demander d'argent par la suite! Sab ne veut plus du maïs, je me force à le finir, je n'aurais peut-être pas dû!

Cao Lau
Crêpe à l'ananas
Crêpe à la banane
Temple Quan Cong
Indication du niveau des différentes inondations
Roses blanches