Récit de voyage

 
StéphaneSabrina

Nous nous levons vers 9h et descendons pour le petit-déjeuner: Steph prend un croque-monsieur et un thé et moi mon sandwich jambon fromage et du jus de citron.

Nous demandons à la réception ce qu'il vaut mieux faire aujourd'hui, Ba Na ou Monkey Mountain. Pour le premier, le départ se fait généralement à 8h30 pour un retour à 16h. Il vaut mieux donc Monkey Mountain.

L'hôtel appelle la compagnie de taxi pour nous même s'il y en avait déjà de garés en bas, peut-être pour éviter qu'on se fasse avoir. Celui-là en tout cas marche au compteur. En route, on voit un port de pêcheurs avec ses bateaux typiques au pied de la montagne, ça donne envie de les photographier.

Finalement, le trajet est plus long que ce qu'on pensait, on voulait rentrer à pied, on ne le fera pas. Après 16km, le taxi fait demi-tour, l'accès est fermé. Le chauffeur appelle quelqu'un sur son portable qui nous explique que les militaires ont bloqué l'accès et pour savoir où aller après.

Nous allons voir la pagode Chua Linh Ung, juste à côté. Comparée au Christ de Rio, elle est un peu moins imposante mais son Lady Bouddha a les yeux dirigés sur nous. Steph et moi nous perdons rapidement. Steph me cherche mais ne me trouve pas. Il retourne alors au taxi qui fait coucou mais je n'y suis pas, alors il repart me chercher. Il ne me trouve toujours pas, croise le chauffeur qui marche dans parc et l'apelle "Sir" en me montrant. Je faisais le tour de la statue du Bouddha pour rendre les différentes gravures.

Steph m'aide pour aller plus vite car on a peur que le compteur défile trop rapidement pendant notre visite (1h?). Finalement, le compteur a un peu augmenté mais pas beaucoup.

Nous essayons ensuite de faire comprendre au chauffeur qu'on voudrait s'arrêter vers les bateaux en bas de la montagne puis aller au centre ville à la poste mais il comprend pas. Il appelle à nouveau quelqu'un pour faire la traduction. Au début, c'est une femme qui ne parle pas très bien anglais, puis un homme qui, lui, parle super bien anglais et quasiment sans accent, c'est un vrai bonheur de se comprendre enfin!

Nous arrêtons notre chauffeur au bon endroit pour prendre nos photos de la plage et de nos bateaux. Il fait demi-tour et s'arrête de façon à ce qu'on n'ai pas à traverser la route. Sur la plage sont échoués des bateaux qui ressemblent à de grosses noix de coco coupées en 2 et dans l'eau flottent ds dizaines de barques traditionnelles en osier avec un toit. Joli décor, dommage qu'il fasse gris et que le port de pêche soit orienté à contre-jour.

Le chauffeur nous dépose ensuite au pied de la poste et dès l'entrée, un homme nous propose un tour sur sa moto. Nous achètons nos timbres mais pour sortir, rebelotte. Ca en devient fatiguant à la longue tous ces taxis, tuk tuk et motos qui nous sollicitent sans arrêt. Nous ne sommes pas encore au bout de nos peines, car dans quelques jours il faudra rajouter à cette liste les vélo-pousse et les rabatteurs pour les balades en bateau.

Nous avançons et entrons dans un centre commercial, mais il n'y a pas grand chose. Nous ressortons et passons dans le marché de Han où nous sentons les odeurs "délicates" du marché, alors on ne traîne pas. Nous sommes supris de voir que parmi les vendeurs, beaucoup dorment derrière leur stand.

Nous cherchons ensuite où manger, voyons deux restos côte à côte: un coréen et un italien. Malgré des gens dans la rue qui nous disent d'aller au coréen, Steph, pas tout à fait remis, opte plutot pour l'italien et sa pizza. Nous prenons deux petites pizzas à 80000 ₫ et en plaisantant on se dit qu'on espère qu'elles ne fassent pas la taille des assiettes qui ont celle d'une assiette à dessert.

Bingo! Quand elles arrivent, elles toutes petites et en plus Steph fait tomber un quart par terre. D'humeur généreuse, j'offre un bout de ma pizza à un Stéphane dépité.

Nous regardons quoi faire ensuite: une cathédrale puis une pagode. En y allant, je vois un vendeur de carte SIM. Steph essaye sans trop y croire et pourtant! La vendeuse au départ lui dit quil faut couper la sim, Steph répond qu'on n'a rien pour le faire. Puis, un jeune homme arrive, parlant un anglais impeccable ce qui nous ravit et nous change considérablement la vie.

Après avoir expliqué comment ça fonctionne (il faut s'abonner pour avoir la 3G au mois), il découpe la SIM et met en marche le téléphone. Tout ça pour 65000 ₫ (envion 3 dollars) avec 100000 ₫ (5 dollars) de crédit dessus (-40 000 VND soit 2 dollars pour la 3G).

Nous allons voir la cathédrale qui est fermée. Steph prend quand même une photo ou deux, moi j'ai la flemme de ressortir mon appareil. Nous cherchons la pagode, nous trompons de rue et tombons sur les masques que les gens portent sur le visage lorsqu'ils sont sur leurs motos. Nous en prenons 2 (10000 ₫ et 8000 ₫). Arrivés à la pagode, la poisse continue, elle est en travaux. Steph entre dans la cour pour photographier un Bouddha au fond.

Nous décidons de rentrer, de prendre un taxi pour aller plus vite et peut-être aller à la plage. Nous indiquons le Mango Hotel au chauffeur pour éviter la confusion avec l'Indochina dans le centre qu'on a vu près du bureau de poste.

Nous nous changeons, mais le soleil est déjà bas. Nous nous installons sans se déshabiller sur la plage. Moins d'une heure plus tard, nous rentrons à l'hôtel, avant de repartir manger la soupe pho pour moi vers 19h. Le petit restaurant est plus loin que dans mes souvenirs mais la soupe, toujours aussi bonne. En repartant, je mange un dessert que j'avais acheté à la boulangerie juste à côté avant d'aller manger la soupe.

Steph a le ventre qui tire, il ne veut pas tenter le diable avec la soupe et il pense prendre un riz gluant à l'hôtel. La réceptionniste a changé, elle nous dit que le check out se fait le lendemain avant midi (alors que les autres nous avaient dit que c'était possible la veille sans préciser l'heure) et que le resto de l'hôtel est fermé, qu'il faut réserver avant 14h pour le repas du soir. Nous sommes surpris, il n'y avait pourtant pas eu de soucis la veille au soir pour manger à l'hôtel et nous n'avions rien réservé.

Nous faisons le tour du quartier, le premier pub-restaurant ne fait pas de riz et il est cher. Nous repartons et nous arrêtons au CHU hotel (on ne fait pas mieux comme nom d'hôtel après une intoxication alimentaire!) qui a des tables en terrasse. Steph commande du riz blanc avec du poulet qui met du temps à arriver. Un des employés traverse la rue rejoindre le "resto" de rue où nous avons mangé l'avant-veille. Steph ne se force pas à finir, nous rentrons ensuite à l'hôtel.

Galerie photos