Récit de voyage
Nous faisons une grasse matinée jusqu'à 10h. Finalement, la musique tonitruante entendue la veille n'as pas duré longtemps.
Nous essayons de faire notre check-in, ça traîne un peu, le père est en pleine prière et la mère s'excuse de son retard car son fils passe un examen le lendemain matin.
Nous avons encore droit aux mêmes questions interminables à remplir sur un livre géant. Pour les photocopies du passeport, le père vient s'en occuper, toujours dans se prière. Il ne parle pas et essaye de se faire comprendre par signes. Je comprends laissez-moi les passeports et revenez dans 5 minutes. En fait, la photocopieuse ne marche pas et comme on a prevu de sortir, on tiens à récupérer les passeports.
Nous achetons ensuite une bouteille d'eau directement à l'hôtel (10 ₹) et partons ensuite à l'office du tourisme (contrairement à Delhi, il n'y un a qu'un, le vrai). On se renseigne sur les camel safari, environ 250 ₹ par personne pour une heure. Il y a également la possibilité de faire le tour en journée, environ 3 heures, ce qui correspond au tour de la ville ou une nuit avec campement sous la tente et apprentissage de comment cuisiner/manger dans le désert. Il est possible de monter soit sur le chameau, soit dans une cariole tirée par celui-ci. Nous préférons la première option, ça serait idiot de ne pas avoir la vue depuis les hauteurs et de se prendre plein de poussière dans la figure.
L'agent appelle quelqu'un (aïe, ça recommence). On se renseigne également sur les temples qu'il est possible de visiter (certains sont fermés aux touristes), il nous note cela sur une carte.
L'organisteur de tour en safari arrive, nous réexplique le tout.
Pour ce qui nous intéresse, les 3 heures à dos de chameau, c'est 700 ₹ par personne. Voilà, on a encore oublié de ne pas acheter au premier et de voir la concurrence. il demande 1400 ₹, je donne 700 ₹ maintenant, le reste à 13h, début de notre tour.
Nous partons manger, au honey & spice, où nous n'avons pas pu
aller la veille, situé une petit renfoncement dans laxmi
market. L'endroit est calme, c'est agréable. Comme il est 11h15, nous
avons la carte du petit dej'. Sab prend un bowl of gold
et moi
un grilled shatake, aubergine toast
avec un thé (310 ₹). C'est
bon et pas épicé.
On a juste le temps de repasser à l'hôtel prendre des vêtements plus adaptés et se badigeonner de crème solaire.
A 13h, nous sommes à notre point de rendez-vous devant le temple sikh, à côté de l'office du tourisme. Un type vient nous aborder, on l'ignore, croyant subir à nouveau du démarchage, en fait c'est notre chamelier.
On se rend compte qu'il aurait été possible de monter à deux sur un chameau, tant pis. La montée sur le chameau est impressionnante, Sab passe la première, avec quelques difficultés pour chevaucher
la bête, le chameau se lève et se met à s'assoir à nouveau. Le premier contact n'a pas été facile. C'est mon tour, aïe, je fais bien comme dit le camelier, bien se pencher en arrière pour la montée. Ouf, pour moi ça c'est mieux passé! Le voyage commence, 3h à dos de chameaux.
Je me recale un peu sur la bête, j'avais tendance à pencher vers la droite, j'apprendrais que c'était aussi le cas de Sab, mais qu'elle n'a pas reussi à se stabiliser, à chaque fois qu'elle se remettait au centre, elle rebasculait vers la droite progressivement. Ses étriers n'étaient pas de la même longueur.
On forme un cortège, le chamelier, Sab et son chameau (Jimmy, 6 ans), moi et mon chameau (Johnny, 7 ans). Au bout de 10 minutes, petit changement, le chamelier fait passer Jimmy en tête et monte derrière Sab car le chameau semble un peu nerveux. Nous voyons le paysage défiler, sympa, mais pas extraordinaire non plus. Surtout la partie où des détritus jonchent le sol. Il y a quand même pas mal d'habitations faites en branchages. A un moment, mon chameau tousse(?) et le mouvement de tête et de corps me fait un peu peur. Plus tard, nos chameaux changent de rythme et font quelques pas de trots, je décolle un peu de la selle et atterris dessus plusieurs fois de suite. Je n'étais pas trop préparé, mes testicules frappent plus durement que prevu la selle.
Je regarde l'heure, un peu plus d'une heure de trajet déjà effectué, arf, ca va être long.... les cuisses écartées sur la selle, ça n'est pas une position des plus agréables. La corde reliant nos chameaux se détache, me voila abandonné en route. Juste quelques secondes en fait, un type à scooter donne un coup de main, il ramasse la corde et la donne au chamelier. Nous faisons une pause thé, Sab prend un coca, moi un jus de pomme.
Pour le retour, c'est moi qui passe en tête avec le chamelier derrière moi et Sab en fin de cortege. Son étrier gauche se détache et elle appelle à l'aide. Peu de temps après, c'est la corde nous reliant qui tombe, le chamelier descend la récupérer et c'est à mon tour de crier à l'aide, mon chameau se met à partir tout seul.
Un petit quart d'heure après notre circuit se termine, nous laissons 10 ₹ de pourboire, on en a un peu marre de laisser des pourboires pour des prix faits à la tête du client et des commissions certainement prises en route.
On se renseigne aussitôt auprès de l'hôpital d'homéopathie pour une séance de massage ayurvédique, j'envoie lâchement Sab aux renseignements, c'est possible, mais pas aujourd'hui pour Sab, la personne s'occupant des femmes est sur un autre campement, ca sera donc le lendemain à 9h30 (en y repensant, ça aurait été plus agréable de terminer la journée par ça), le tarif est de 500 ₹, comme il s'agit d'une structure gouvernementale, on n'essaye pas de discuter le prix.
A côté, il y a deux temples, l'un fermé aux touristes, l'autre
visitable. On visite donc Gurudwara, le temple sikh, il faut
ouvrir
ses chaussures, enlever ses chaussettes et couvrir sa
tête d'un tissu (disponible à l'entrée). La casquette n'est pas
autorisée. Il faut maintenant tremper ses pieds dans un petit bassin
avant d'accéder au temple, on se demande combien de personnes y ont
déjà laissés leurs microbes et champignons. Sab manque de se casser la
figure, l'eau sur le marbre, c'est dangereux... moi se sera au retour.
Dans le temple, pas de photo hélas. Un guide est là et nous donne bien
gentiment quelques explications, il y a un dortoir
juste à côté de
l'autel pour celui qui fait la prière.
On ressort et passons devant New Rangji Temple (celui fermé aux étrangers), nous prenons quelques photos de l'exterieur.
Nous partons maintenant faire un tour sur les gaths. En chemin, Sab achète des carnets.
Au gaths, on nous interpelle, il faut enlever les chaussures. Bizarre, la veille nous ne les avions pas enlevées parce que nous avions vu des gens, mêmes des locaux, marcher sur les escaliers en chaussures et ne les enlever que lorsqu'ils marchaient sur le bord du lac. On en profite bien sûr pour essayer de nous refourger une fleur.
On se pose quelques instants.
Nous décidons d'aller au Brahma temple, de l'autre coté des gaths, nous longeons donc celle-ci. Nous croisons sur une des terrasses un groupe de personnes qui chantent hari krishna
et voyons pour la première fois quelqu'un faire trempette dans un des gaths.
Nous sortons des gaths pour reprendre la route vers Brahma temple, il y a toujours autant de boutiques. Arrivé devant, il faut nous dechausser et laisser nos affaires dans un locker, impossible de les prendre avec nous. Comme au Taj, on se dit, manque de chance, cette fois il faut en plus laisser le matos photos. Le type nous dit pay what you like
(on a déjà entendu ça...) on prend les clefs du coffre, il nous propose des fleurs pour l'offrande, là encore on dit non.
Nous montons donc les marches pour la visite du temple, les gens font sonner une cloche placée en hauteur, en lancant le marteau sur la cloche, avant de se faire bénir. Un peu plus loin, un mendiant, je lui laisse quelques roupies. On voit un groupe de touristes (une 30aine) descendre d'un petit escalier, on attend bien gentiement qu'ils soient tous descendus pour monter. La vue depuis l'étage est sympa. On repère les pissotières, et là, un type (qu'on ignore encore, oui, oui, on a pris l'habitude d'ignorer les personnes qui nous interpellent), fini par nous faire comprendre que c'est interdit au public ici... wtf? et le groupe alors?
Nous sortons, retrouvons bien nos sacs à dos, et là, le pay as
you like
, se transforme en c'est 10 ₹ par casier, j'aimerais
laisser seulement 10 ₹ pour les deux, commence une grosse discussion
sur la notion de pay as you like
, il me dit que le prix est écrit en
hindi en dessous. Bah, j'en sais rien, je ne lis pas l'hindi! et il
n'obtiendra pas plus de moi de toute façon. Petit regret, j'ai oublié
de photographier le texte pour vérifier, Sab aura aussi payé 10 ₹ pour
nos deux paires de chaussures.
Une discussion s'entame avec un autre commerçant à propos de la
scène avec le type des casiers (?) où il finit par admettre qu'un de
ses collegues nous a bien dit pay as you like
(en fait, j'avais
retranscris en pay as you want
). C'est quoi ce bordel!
Sur le chemin du retour, Sab achète de l'encens, obtient un packaging adapté au transport et un joli petit sac (comme pour les carnets).
On repasse vite fait à l'hôtel poser nos affaires avant d'aller manger au sunset café, le lieu nous avait bien plu la veille. A peine arrivés dans notre chambre on frappe, c'est pour faire le check-in, on nous demande les passeports. Il semble bizzarement pressé d'un coup. On les laisse au garçon d'étage le temps de nous préparer pour sortir, nous rejoignons l'accueil, la photocopieuse est en panne, ils ont envoyé quelqu'un faire les photocopies dehors. Nous attendons donc de les avoir à nouveau pour partir manger.
Nous nous dirigeons donc vers le sunset restaurant. Cette fois, on
prend le raccourci, la petite ruelle obscure. On s'installe en
exterieur face au lac. Sab commande un veg fried rice (95 ₹), et moi
veg mush steam momo (plat tibétain, comme des ravioli chinois remplis
de légumes) (120 ₹), un grand pot de thé (60 ₹), une bouteille d'eau
(25 ₹), une banana filtered on honey
(100 ₹) le service est un
peu long, mais c'est bien bon, la banane est en faite frite en beignet
avec une coupelle de miel à côté, il y en a largement pour 2
(d'ailleurs, le serveur nous a mis de paire de couverts pour
chacun). La musique est sympa et Sab se renseigne, il faut aller
demander à l'interieur, c'est Prem Joshua, la personne qui s'occupe de
la musique est prête à nous mettre tout ça sur une clef usb,
malheureusement, pour une fois nous n'avons pas nos sacs! De toute
façon, on repassera le lendemain.
De retour à l'hôtel, après une douche chaude pour Sab et tiédasse pour moi (je l'ai prise tard), Sab sent le mal de dos la guetter. Le chameau aura eu raison de sa cuisse (frottement avec la selle) et le mouvement de balancier induit par l'ondulation du chameau lui cause une lombalgie. Espérons que le massage lui fera du bien le lendemain!
