Je me suis réveillée à 3h mais avec la flemme de me lever pour aller aux toilettes puis à 5h, où j'ai finis par me lever, même si en serrant les fesses, ça aurait pu passer. Je me réveille ensuite vers 8h, plus à cause du bruit des gens qui parlent dans le couloir. Je reste toutefois au lit jusque vers 11h, puis je me lève. Pas de nouvel épisode depuis 5h du matin, j'ai même faim. Nous partons manger et allons au lotus cafe, recommandé par le lonely planet. Je prends un burger végétarien sans la salade et Steph, des pâtes aux champignons. Le burger est très bon mais il y a trop de crème pour Stéphane dans ses pâtes, il commandera le même burger que moi et me laissera picorer ses pâtes. Ca lui en fait trop, il préfère ne pas se forcer et laisse un peu du burger. Le tout nous coûtera 475 ₹ avec l'eau, nous donnerons 500 ₹ et laisserons la monnaie au serveur.
Nous nous dirigeons ensuite au City Palace. Un guide nous aborde,
si nous prenons ses services, ça coûtera moins cher que deux
audioguides. Steph est tenté, moi moins. Je lui suggère qu'on prenne
un seul audioguide, qui coûtera moins cher. Steph cherche alors sur
son téléphone et trouve une application gratuite qui donne des
commentaires écrits sur chaque point de l'audioguide, nous décidons
lors de ne prendre que l'entrée et de se débrouiller avec cette
application. Nous passons une première porte
, elle fait un peu
penser à l'arc de triomphe. Ensuite, jusqu'à l'entrée du musée, nous
sommes entourés par des magasins de vêtements, bijoux et même un
studio photo. Nous passons l'entrée du musée et tournons dans une cour
avant de faire demi-tour et de rentrer par l'entrée
officielle
. En fait, nous aurions tout aussi bien pu passer par
les escaliers dans la cour.
On nous poinçonne nos billets, nous accroche un ticket à l'appareil
photo prouvant que l'on a payé la taxe. J'essaye de prendre un
éléphant peint sur un mur, il y a du monde. J'y arrive presque lorsque
deux touristes arrivent et se font prendre en photo par leur guide qui
ne me regarde même pas et se met devant moi. Nous regardons ensuite
quelques panoramiques d'Udaipur exposés non loin et décidons
d'entrer. Une idole est représentée juste à l'entrée, Steph demande au
garde si nous pouvons la prendre en photo, il acquiesce après avoir
vérifié nos tickets. Nous montons dans une première cour, des lunettes
sont exposées. En fait, il s'agit des lunettes du film sur Ghandi
tourné en 1983. Nous traversons alors la cour et montons. Nous avons
une jolie vue sur le lac, nous en profitons. Nous passons ensuite un
grand bassin creusé dans un seul bloc de marbre qui fut rempli par
100.000 pièces d'argent suite au couronnement du roi et dont un quart
fut reversé à la population générale qui attendait dans la cour du
palais et le reste aux pauvres. Un balcon
juste à côté attire
nombres de touristes, il est difficile de prendre en photo les
gravures et les vitraux creusés dans la pierre.
Après une pièce de tableaux typiques moghols impossibles à prendre
en photo à cause des reflets, nous arrivons dans une autre cour
carrée. En faisant le tour en partant du coin gauche (de là où nous
arrivons), nous avons d'abord une petite pièce
avec des cages
vides nous expliquant que les pigeons voyageurs étaient utilisés (à
défaut de téléphone et d'internet). Un peu plus loin, un écran joue un
cd que nous pouvons acheter à la boutique du musée. Ca me tente mais
la définition n'a pas l'air géniale. Puis une fontaine entourée d'un
cordon rouge nous donne envie de faire trempette. Nous continuons la
visite dans une dernière cour, au sommet du bâtiment, avec son sol
noir et blanc comme dans un échiquier. D'une fenêtre, nous avons
encore une fois une belle vue sur le lac et son palace semblant
flotter sur l'eau. Nous redescendons progressivement et entrons dans
une dernière cour ornée de trois paons de faïence incrustés dans le
mur. Steph est ensuite amusé par la visite d'une salle sur les
instruments de musique où des joueurs sont représentés par des tuyaux
en métal. Nous terminons la visite dans une dernière salle dédiée aux
objets en argent (difficilement photographiables car dans des
vitrines) où un carrosse avec de faux chevaux décorés sont
exposés.
Nous sortons et décidons d'aller boire un verre, j'ai soif et je suis bien tentée par un coca. Je n'en vois pas dans la rue, nous nous arrêtons donc au govinda's, juste à côté de l'hôtel. Je commande donc mon coca et Steph un thé au citron. Les deux boissons reviennent à 70 ₹, nous laissons 10 ₹ de pourboire.
En sortant, nous passons devant une boutique de dessins, Steph est attiré par un dessin ressemblant à celui qu'il a acheté. Il coûte 1200 ₹, presque deux fois moins cher que ce qu'il a payé! Le vendeur nous fait entrer, ça causera notre perte. Il nous fait regarder différents dessins. Les plus détaillés ont ma préférence mais ils coûtent cher. Nous lui demandons à regarder les moins chers mais il finit toujours par nous montrer des plus chers. Nous en choisissons finalement trois. Un qui ressemble à celui que Steph a déjà acheté mais avec Ganesh cette fois, un avec des éléphants pour mes neveux et un très détaillé, façon la cour du roi en version bleutée. Le tout vaut normalement 4800 ₹ mais il nous fait une remise, on peut les avoir pour 4200 ₹. Nous lui disons que nous reviendrons demain, il nous demande notre prix. Là, il est difficile pour nous d'estimer les dessins, nous n'avons pas vraiment vu les prix ailleurs. Nous tablons sur 3000 ₹. Il baisse à 3800 ₹ mais nous ne cédons pas et commençons à nous lever, il est d'accord pour 3000 ₹. Il nous l'emballe entre deux morceaux de carton recyclés un peu épais. Steph voudrait le doubler mais je lui dit qu'une fois dans la valise, entre les vêtements, ça ne craindra rien. Devant la porte à l'extérieur, il nous donne sa carte en nous disant qu'il envoye également à l'étranger.
Il commence à se faire tard, nous décidons ensuite d'aller sur le lac pour voir le coucher du soleil. Une fois sur un ghat et après avoir mitraillé une pauvre vache qui regardait le paysage, nous repartons pour aller sur un petit pont non loin de là. En repartant, un homme engage la conversation. Il parle très bien français et tient une boutique de pashminas. Il nous propose d'aller voir. Bien qu'ayant déjà nos pashminas, nous sommes curieux de voir comment sont les siennes et combien elles coûtent. Il est en effet difficile de s'y retrouver entre tous ces revendeurs de pashminas. Nous le suivons, il nous montre ses pashminas et nous explique que la meilleure qualité de cachemire vient de la barbe de la chèvre. Que l'antilope utilisée auparavant est désormais tranquille, il est désormais illégal de les capturer et de les tuer pour leur fourrure. Il a deux qualités d'écharpes en cachemire, une avec les poils du cou à 2000 ₹ et l'autre utilisant la barbe, à 7000 ₹. Il nous fait voir les deux tests pour déterminer une vraie d'une fausse pashminas.
En premier, le test de la bague: il me demande une bague et fait passer la pashmina à travers. Les seules choses qui nous font douter c'est que ma bague est plus grosse que celle utilisée par le vendeur de Jaipur et que ce dernier avait pris la pashmina au milieu et non par une extrémité comme ce vendeur là. Elle était donc deux fois plus épaisse et n'avait eu aucun souci pour passer dans une bague plus fine alors que j'ai trouvé que ma bague avait accroché un peu en arrivant dans une partie un peu plus épaisse.
Le second test, celui du feu. Je ne peux malheureusement pas dire quelle odeur avait la fibre qu'il a précautioneusement découpée, Steph l'a sentie avant moi et le temps que je sente, il n'y avait presque plus d'odeur. Steph n'a toutefois pas senti d'odeur chimique.
Voyant que nous voulons sortir, il tente de faire diversion en demandant quel type de pashminas nous intéresse le plus: unie ou à motifs, nous lui répondrons que nous verrons plus tard, nous voulons aller voir les dernières lueurs de soleil sur le petit pont. En fait, c'est à moitié vrai, nous voulons aussi nous débarrasser de lui le plus vite possible.
Nous sortons et allons sur le pont. Il faut passer une sorte de portillon qui ne laisse passer qu'une seule personne à la fois, il faut pousser le portillon jusqu'à ce qu'il butte sur un des côtés d'un arceau métallique, rentrer, se pousser sur la gauche et le refaire basculer vers l'arrière pour pouvoir entrer. Sans sac, c'est assez facile, avec le sac à dos un peu moins, il faut soit l'enlever et le maintenir plus haut que le portillon, soit passer avec et se tourner tout en le surélevant pour pouvoir se pousser le plus possible contre l'arceau metallique.
La lumière est quand même bien tombée, nous admirons la vue mais faisons rapidement demi-tour. Le marchand de pashminas est dans une boutique à côté de la sienne, il nous salue, nous lui sourions mais passons notre chemin. Nous remontons la rue et retournons au O'Zen. Cette fois nous n'irons pas voir Octopussy et montons sur la terrasse. Je commande à nouveau un coca et des pâtes à la sauce tomate et Steph une eau minérale ainsi qu'un bouillon de petits légumes. Il y a une terrasse encore plus en hauteur, avant l'arrivée de nos plats, je vais admirer la vue, Steph ira la photographier juste avant de repartir à l'hôtel, je n'ose y remonter, des gens y sont monter quelque temps auparavant pour s'y installer et manger.
