StéphaneSabrina

Le gros ventilateur au plafond a permis de passer une bonne nuit et chambre n'a pas été trop bruyante. Reveillé vers 10h pour bénéficier du petit-dej servi dans la chambre, il suffit de téléphoner et de composer le 9. Pas de chance, le téléphone ne marche pas, Sab va le demander à l'accueil.

Le petit-déjeuner arrive quelques minutes après: un thermos d'eau bien chaude avec des sachets de thé,de café, de lait en poudre et de sucre ainsi que 2 grosses brioches chacun, un petit pot de confiture et de beurre. Rien d'exceptionnel, les brioches sont particulierement bourratives.

La tache bleu présente sur le téléphone la veille a profité de la nuit pour phagociter entièrement l'écran changé il y a un peu plus d'un mois et à nouveau mort.

En sortant, je demande à l'hôtelier, s'il y a une boutique où réparer un téléphone, il me dit de voir dans le marché un peu plus loin en sortant sur la gauche. Au passage, Sab essaye de retirer de l'argent, toujours la même limite de 10000 ₹ par retrait. Ca sera donc 10000 ₹. Nous visitons donc le marché, fruits, légumes, bijoux, mais pas de réparateur de téléphone. Nous finissons par rentrer dans une petite boutique de rue où le vendeur nous dit qu'il y a une agence samsung vers la station de métro, tant pis.

Nous voulons aller au Taj Mahal Palace en suivant la suggestion de parcours du Lonely Planet, en chemin nous croisons une boutique Nokia. Oui oui, c'est pas la bonne marque mais je demande quand même: la réponse sera que Samsung n'a pas sorti ce modèle en Inde (étrange). Nous arrivons près du Taj Mahal Palace, nous tournons dans une rue en travaux, il est impossible de marcher sous les arcades du Taj Mahal Palace. C'est dommage, il fait une chaleur du tonnerre sous le soleil. Ce qui est étrange, c'est que ça continue le long du front de mer. Un peu plus loin, une entrée (que Sab prend pour celle du centre commercial gardée par des agents de sécurité et un détecteur de métaux et de scannage des bagages). Plus loin, l'entrée voiture où la sécurite est la même: détecteur de métaux à l'entrée, fouille des sacs, agents de securité avec des miroirs pour regarder sous les voitures... ça ne rigole pas.

Nous continuons un peu plus loin et regardons ce que dit le lonely planet, était-ce pour l'extérieur ou pour l'intérieur que ce bâtment était nommé?

Il fait chaud, Sab veut me montrer qu'elle arrive à boire comme les locaux, sans porter la bouteille aux lèvres... démonstration réussie... jusqu'à ce qu'elle me recrache toute l'eau dessus, elle a avalé de travers. Deux passantes assistes à la scène, on se demande bien ce qu'elles ont dû penser.

Un des membres du palace vient nous aborder, et nous demande s'il peut nous aider, nous lui expliquons qu'on se demande si on peut rentrer, il nous répond que nous pouvons. Allez, nous passons les différentes étapes de sécurité. Il y a bien évidemment la climaisation à l'intérieur et vu les 35° de l'extérieur, c'est un soulagement. Nous nous installons sur les fauteuils et feuilletons le guide.

Puis nous partons explorer le palace. Il y a quelques boutiques, c'est parti pour du lèche-vitrime. Bien évidement, c'est hors de portée de notre budget, mais il y a un coin librairie, où l'on en profite pour acheter des cartes postales. Sab en prend quelques unes supplémentaires en souvenir de ce qu'elle a vu... ou de ce qu'elle aurait pu voir. Moi, j'y ajoute un petit livre sur le Kama Sutra, avec les illustrations d'origine. En caisse, nous achetons également les timbres et le vendeur nous dit qu'on peut les donner au concierge pour les poster. Nous nous installons donc à nouveau sur le canapé et prenons le temps d'en rédiger quelques unes.

En sortant nous allons voir la porte de l'Inde qui est juste à côté. Là encore, contrôle de securité. Bon, les agents sont plus occupés à lire le journal qu'à regarder qui passe. Sur la place, il y a un nombre impressionant de photographes qui proposent de prendre les gens en photo devant les monuments. Ils sont equipés pour imprimer de suite la photo.

On fait le tour de la porte et on repère l'embarcadère pour Elephanta island.

Nous partons ensuite pour Chattrapati Shivaji Terminus, en chemin on tombe sur un pilier où il est écrit qu'ils réparent tous les téléphones. Ok, mais c'est pas un vendeur de téléphone installé à coté du pilier! En fait, il y a un petit vendeur de housse de protection juste en face, je demande, pas de problème, le téléphone peut être réparé en 30 minutes pour 8000 ₹. J'arrive à obtenir 7250 ₹. Je le vois démonter le téléphone sur son stand, posé sur une pile d'étuis de protection... J'ai peur que toutes les vis se retrouvent un moins de deux par terre. Au final, tout sera mis dans un sachet plastique et expédié.... quelque part.

Malheureusement, les 30 min se transformeront en une longue attente. Sab en profite pour faire un petit tour rapide et acheter de l'eau. Moi on me propose à boire, eau? thé? café? Impossible de refuser, j'opte pour un thé noir. Sab revient et le thé arrive, c'est un thé au lait, no problem un autre est commandé et Sab ne pourra pas y échapper non plus (on se regarde et on se dit que si on nous offre le thé, c'est qu'on aurait peut-être pu négocier plus). Ca s'éternise. Le vendeur reçoit un coup de téléphone,le réparateur n'a plus la coque de l'écran en noir et on me propose bleu à la place. Je dis no problem, ma réponse aterre Sabrina, j'aurais dû dire big problem et négocier une ristourne! Trop tard.

Bon, maintenant il paraît que dans 30 min c'est bon. On part quand même faire un petit tour, le vendeur nous laisse sa carte (ça peut aider à retrouver le lieu). Sab refait à nouveau le tour des distributeurs car sur la somme retirée le matin, les 3/4 viennent de partir en réparation. Le premier distributeur rencontré ne voudra pas lui donner le moindre billet, on ira finalement dans une agence non loin, je l'attendrai vers la porte d'entrée, avant le détecteur de métaux et les agents de sécurité avec fouille des sacs.

De retour vers notre vendeur.... toujours rien... Il paraît que c'est la faute à la circulation, nous n'y croyons pas.... Finalement, 2 bonnes heures plus tard (au lieu des 30 minutes annoncées) je récupère mon téléphone avec un écran qui marche. Je regarde les housses de protections histoire d'éviter un autre incident, mais je ne trouve rien qui me convienne.

Je prends quand même une protection anti-rayure que j'obtiens à 50 ₹ (au lieu de 150 ₹) en faisant valoir le temps d'attente excessif.

Hop, nous voilà repartis pour la gare... En routen je trouve le capot un peu lâche, je l'ouvre et m'aperçoit qu'il manque une vis et je n'arrive pas à enlever le mode avion... nous faisons demi-tour... cette fois ci, il ne faudra que quelques secondes pour récupérer la vis (alors que bizarreent il y avait des soucis de circulation cinq minutes auparavant), le téléphone se met à retrouver le signal, sans trop que je comprenne pourquoi.

Bon, ca y est, téléphone/gps en main, direction la gare. C'est un immense bâtiment dans le style victorien (?), nous faisons quelques photos de l'extérieur, impossible de tout faire tenir dans le cadre. Un passant nous dit qu'il est possible de rentrer par la grille que les gardes nous laisserons faire, mais un guide accompagnant des touristes leur dit qu'il n'est pas possible d'aller au delà des grilles. Nous n'essayerons pas, il y a plein d'agents qui siègent à deux pas de nous.

Nous décidons quand même de rentrer dans la gare en elle-même. Je veux prendre une photo... Ah non on me dit que c'est interdit. Il y a une machine pour se peser, je tente ma chance. Avec les nombreuses touristas de suite j'ai bien dû perdre plusieurs kilos... Verdict de la machine mon numéro bonheur est le 6 et je fais 70kg... mon poids n'a pas bougé! Sab éclate de rire en voyant ma tête. Nous ressortons et passons par le sub way, passage souterrain évitant de traverser en surface et de slalomer entre les voitures. Le passage est rempli de petits commerces, un vendeur de vêtements pas cher, on entre pour ce renseigner, en fait les vêtements sont à assembler (unstitch), on peut les trouver normalement tout fait dans une boutique a côté mais nous ne trouverons pas la boutique en sortant.

Nous nous asseyons à un arrêt de bus pour décider de la suite. Il est 18h et nous n'avons pas encore mangé (les brioches du matin étaient bien bourratives et la chaleur nous a un peu coupé la faim). Nous nous décidons pour le Moshe's café, situé sur le chemin du retour. La route est semée de petits vendeurs, le soir devant aider, un nombre important proposent des vibromasseurs sur leurs étals, pas le style rabbit de sex in the city, mais plutôt le style soin du visage des pages de la Redoute. Plus loin, des vendeurs de livres proposent un stock absolument impressionnant d'ouvrages. Nous apprendrons plus tard qu'il s'agitd'un quartier de bouquinistes.

Parmi les nombreux vendeurs en chemin, l'un d'entre eux propose des croque-monsieurs cuits dans un moule de fabrication artisanale (permettant de cuire un croque) sur de la braise.

Nous arrivons chez Moshe, nous nous installons à l'étage. Le choix est difficile, je me décide pour une entrée: un crostini tomate/brocoli et Sab prend un croissant au fromage. Pour le plat, nous prenons tous les deux des pâtes au pesto.

En attendant que les plats arrivent, Sab repèrent quelques tableaux intitulés Law N°. En lisant les textes on se dit, oui c'est ca l'Inde! If anything can go wrong it will et Everything takes longer than you think.

Les plats arrivent (malheureusement tous ensembles), c'est très bon! Même moi qui ne suis pas un fan des légumes, je trouve le crostini tomate/brocoli excellent! On avait prévu de prendre un dessert, mais nous n'avons vraiment plus faim, nous rentrons à l'hôtel nous reposer.