Le réveil sonne vers 9h, il faut appeler le médecin pour prendre un rendez-vous. A 9h15 environ, Stéphane a son rendez-vous fixé pour 17h30 à l'hôpital Asha Parekh dans le quartier de Santa Cruz. Même si ça va mieux, nous préférons aller à la consultation pour que Stéphane soit rassuré.
Nous prenons le petit-déjeuner, le même que d'habitude, sans les grosses brioches. Dommage, les deux toasts par personne sont moins bourratifs. Nous finissons nos préparatifs et sortons. Nous allons acheter de l'eau et nous voilà partis pour la porte de l'Inde où se trouve le comptoir pour prendre le billet du bateau allant à Elephanta Island.
Nous repassons la sécurité et allons directement derrière la porte de l'Inde où nous descendons sur le bateau indiqué parl'homme qui contrôle les billets. Il faut payer 10 ₹ supplémentaire pour aller sur le pont supérieur, Steph est tenté, je l'en dissuade. Manque de chance, notre bateau n'est pas le premier à partir, dommage, nous allons devoir attendre. Un premier bateau part, nous attendons puis c'est notre tour. La vue est un peu embrumée au départ mais ensuite il n'y a rien à voir, nous ne regrettons pas de ne pas être montés sur le pont supérieur. Steph pique du nez, il ne rate rien...
Une heure et demie plus tard, nous arrivons sur l'île. En descendant, un homme nous aborde et nous explique que le premier bateau à partir dans l'après-midi est à 15h30, qu'il y a un bateau toutes les demi-heures, que le retour dure 45 minutes, c'est plus court à cause d'un changement de marée, qu'il y a un petit train juste après mais que ce n'est pas la peine de le prendre, il dure moins d'un kilomètre. Il essaye surement de faire comme les autres: donner plein d'infos utiles pour qu'on le prenne comme guide mais nous décidons de nous en passer. Nous avançons sur la jetée parsemée de vendeurs ambulants (bijoux,nourriture, boissons, chapeaux...). Le petit train nous dépasse à peine quelques mètres avant le terminus. Nous payons la taxe de droit d'entrée (5 ₹ par personne, mais je pense que les nombreux commerçants juste après ne doivent pas la payer). Le guicheier me propose le livret explicatif de l'île, je refuse mais après avoir hésité, nous le prendrons néanmoins quelques mètres plus loin sur un stand.
Nous commençons ensuite la longue volée d'escaliers, heureusement à l'ombre, bordée d'une impressionnante file de marchands disposés à droite et à gauche et presque tous spécialisés dans la vente d'objets en marbre. Seuls quelques résistants vendent des bijoux, des pierres, des sacs...
Nous arrivons enfin au sommet, ouf! Là nous attend un autre guichet, celui des grottes. Comme d'habitude, la différence de prix entre indiens et étrangers est importante: 10 ₹ contre 250 ₹. On a l'habitude et c'est normal par rapport au niveau de vie local mais à force c'est fatiguant de voir cette différence partout, même et surtout dans la vie de tous les jours.
Nous achetons donc nos billets. Il est écrit que les guides sont gratuits jusqu'à 14h mais nous n'en voyons point. Des chiots, attendrissants viennent vers nous voir si nous avons à manger, mais non. Nous entrons ensuite dans la grotte. Là, un agent de sécurité nous demande si nous voulons un guide, je trouve ça suspect et refuse. Du coup, j'en oublie de faire les photos des statues à l'entrée. La plus impressionnante est celle du fond, une tête énorme au centre du mur. A droite et à gauche, d'autres gravures-sculptures l'entourent. Ca nous rappelle le Cambodge et ses apsaras. Nous faisons le tour, allons voir des petites grottes sur les côtés. Un des agents de sécurité nous expliquera la taille du bassin derrière la grille près de la petite grotte de droite (par rapport à l'entrée). Là encore, je trouve ça suspect et m'éloigne quand il donnera les mêmes explications à un autre couple de touristes. Dommage, je voulais prendre une photo mais il est mal placé et je n'ose pas lui demander de s'éloigner.
Nous finissons le tour et sortons, Stéphane cherche un panneau indiquant un lac (il est censé y en avoir un) et là, stupeur et tremblement, il nous reste moins d'une heure et il y a quatre autres grottes! Nous partons donc les voir en vitesse mais en fait, elles sont moins décorées que la première, le tour se fait rapidement. En remontant, des singes s'épouillent, clic clac, Stéphane les prend en photo.
Nous commençons la descente et je suis encore attirée par les petits objets en marbre, notamment les porte bougies taillés dans le marbre. Je m'arrête à un premier stand, en repère deux et Steph un troisième. S'entame une négociation serrée, le vendeur ne voulant descendre en dessous de 550 ₹ pour les trois (au départ, il voulait 300 ₹ de ceux que j'avais repérés et 350 ₹ pour celui de Stéphane, un peu plus ouvragé). Je refuse, nous descendons. Quelques mètres plus loin, un autre nous les propose pour 100 ₹ pièce, du coup, j'en prends deux et nous finissons la descente en laissant de côté d'autres vendeurs, notamment un qui disait me faire un prix spécial à 100 au lieu de 150 ₹ pour les autres. Tout en bas, nous en regardons un dernier mais il n'en a pas qui plaise à Steph dans la taille désirée. Nous nous hâtons ensuite pour rejoindre le bout de la jetée et voyons un bateau partir avant que nous n'arrivions, il n'est pourtant que 15h25...
Nous montons alors dans un autre qui attend et qui finit par partir
15 minutes plus tard. Stéphane repique du nez, le voyage dure 1h15 au
lieu des 45 minutes annoncées... Nous sommes en retard. Nous décidons
de prendre un taxi en sortant du bateau pour aller plus vite. Stéphane
hésite à en prendre un jusqu'à Santa Cruz, je lui fais remarquer que
ça sera beaucoup plus long à cause de la circulation. Je demande donc
Churchgate au chauffeur qui nous fait suigne de monter. Il me dit
alors quelque chose mais je ne comprends pas, il me demande alors en
anglais si je parle hindi. Non, je ne le parle pas. Il m'indique le
prix: 60 ₹. OK, nous acceptons. Puis il nous demande d'où nous
venons. Nous lui répondons et bizarrement, il nous indique que le prix
change, il commence à écrire 670, suite à nos protestations, il écrit
80. Nous lui faisons remarquer qu'il a dit 60 ₹. Il se tape plusieurs
fois la main sur le front, ce que j'interprète comme disant ils ne
comprennent rien ces touristes
et finis par dire ok pour 60 ₹.
Il nous dépose à Churchgate, nous filons vers les guichets. Aïe! Il y a du monde. Steph se met à une autre file pendant que j'attends dans une première. Puis il me dit de venir, ma file avait bien avancé mais bon, j'y vais. Il pensait que c'était une file pour les femmes mais un homme s'y glisse devant moi. Ah, ces indiens!
J'obtiens ensuite nos tickets (10 ₹ chacun) et nous filons sur la plateforme 1. Nous y entrons, il n'y a pas de place assise mais un bout de rambarde pour chacun, mais séparés de 5 ou 6 mètres. Le train démarre et se charge rapidement, bientôt nous ne nous voyons plus. Le trajet est long, nous sommes bien serrés et voyons la cohue pour descendre ou monter dans le train. Il faut être réactif et pousser les gens. Un peu comme en France aux heures de pointe dans le métro ou le bus sauf que là, les portes du train ne se referment pas. Je me dis qu'au retour, je tenterais bien le wagon des femmes. Il avait l'air moins bondé à Chruchgate. Un autocollant en anglais indique les arrêts, je les compte et indique le nombre avec mes mains à Stéphane lorsque j'arrive à le voir. Lorsque notre station est la prochaine, je demande à mon voisin de quel côté il faut descendre, puis je l'indique d'un geste à Stéphane.
Nous arrivons en gare et descendons rapidement. Ouf! Je suggère de prendre un tuk-tuk pour aller plus vite. Il nous dépose devant l'hôpital, nous avons 10 minutes de retard. Le temps de dire que nous avons rendez-vous avec le docteur Koulsoum, que l'employé se renseigne pour savoir où aller, de trouver le bon service (heureusement au rez-de-chaussée) et d'expliquer que nous avons rendez-vous, il est presque 17h45. Nous payons d'avance les 600 ₹ de la consultation. Le docteur arrive enfin, ah, c'est une femme. Hossein de son prénom, j'aurais dis que c'était un homme.
Elle ausculte Stéphane, lui dit que les antibiotiques c'est cinq jours et pas moins comme c'était indiqué sur l'ordonnance de voyage et lui donne un antiacide à prendre avant chaque repas et de l'acide lactique bacillus à prendre après le repas matin et soir. Si la diarrhée reprend et qu'elle ne se calme pas, alors il prendra l'antibiotique mais pas moins de cinq jours. Elle conseille aussi le yahourt local (le dahi) et un mélange de riz et de lentilles (kichri).
Nous sortons, une infirmière (?) prend un double de l'ordonnance et Steph essaye de demander où il y a une pharmacie, la secrétaire médicale qui avait pris les informations avant la consultation ne comprend pas, elle appelle le médecin, Steph lui demande alors en français où est la pharmacie la plus proche et le docteur traduit ensuite à la secrétaire qui demande à un employé de nous y conduire. Elle est à l'intérieur de l'hôpital mais a également un guichet côté rue.
Une fois les médicaments achetés (sans la boîte) pour une poignées de roupies, nous ressortons et allons rejoindre le train. Je remarque un passage piéton aérien que j'avais repéré à l'aller et je suggère à Stéphane de le prendre pour être tranquilles. Au bout de quelques minutes, Steph me dit qu'il y a un centre commercial juste en bas, nous décidons d'y jeter un oeil. En fait de centre commercial, il s'agit plus d'un marché couvert ressemblant à ceux de Thaïlande ou du Cambodge, avec des allées très serrées. Après un petit tour, nous ressortons et rejoignons la gare.
Aux pieds des escaliers, un vendeur de rue propose des chaussettes, Steph est intéressé mais ne trouve pas chaussette à son pied. Nous montons les escaliers et là, il décide d'en prendre deux paires pour 40 ₹. Nous finissons de monter sur la passerelle qui permet de rejoindre les quais mais ne voyons pas de guichets. Après un aller retour presque complet, nous descendons sur les quais et je demande à une jeune femme assise derrière une sorte de guichet d'information. Elle nous indique qu'il faut ressortir et descendre de la passerelle un peu plus loin pour rejoindre les guichets. En fait, nous aurions meiux fait de traverser les quais pour rejoindre l'autre passerelle, ça aurait été plus rapide mais nous faisons comme elle nous indique.
Une fois nos billets achetés, il faut trouver le bon quai. Le guichetier m'a dit que c'était le quai 2 mais problème, les quais ne sont pas indiqués en anglais. Je vais demander à un homme en uniforme beige, le même que nous voyons un peu partout et que nous identifions comme celui de la police ou de l'armée. Il m'indique le chemin, tout droit puis à droite au panneau. Steph comprend après le panneau et il me fait hésiter alors que j'allais tourner. L'officier, voyant que nous n'avançions plus vient nous rejoindre et nous montre le chemin en nous montrant le côté gauche du quai. Nous le remercions et je dis à Stéphane que je tenterais bien de monter dans le wagon des femmes (en pensant qu'il y auait moins de monde que dans ceux des hommes). Il est d'accord, je pars donc à la recherche du wagon des femmes après qu'on se soit donné rendez-vous sur le quai en arrivant à Churchgate.
Le train arrive, je m'approche pour y entrer mais c'est la folie, les femmes se battent presque pour y rentrer. Je vois une autre femme à côté de moi qui est atterrée de les voir faire. Nous ne pouvons rentrer dedans, le train repart sans nous. Je jette un coup d'oeil un plus loin pour voir si je vois Stéphane sur le quai. Je ne le vois pas mais il était loin lorsque je l'ai laissé. J'enlève le mode avion de mon téléphone, peut-être qu'il m'aura envoyer un message, sinon, je lui en enverrais un. Le téléphone met un certain temps à trouver le réseau, je commence à me dire que ce n'était pas une si bonne idée que je monte avec les femmes. Finalement, le téléphone se met à capter, j'envoie un SMS à Steph pour le prévenir que je n'ai pas pu monter dans le premier train et que j'attends le second. Mentalement, je prie pour pouvoir y rentrer.
Le train arrive, je m'approche du bord mais d'autres sont plus réactives, j'arrive à aggriper la barre de fer et essaye de monter en même temps que le train démarre. Heureusement, des femmes m'aident et me tirent un peu à l'intérieur, ouf, je suis dedans! Il y a du monde quand même, je me mets près des sièges mais je suis debout. Au bout de quelques arrêts, je réussis à avoir une place, je m'assois. Il y a 10 centimètres de libre à côté de moi, une femme arrive, fait un mouvement de main à ma voisine pour lui demander de se pousser, nous nous serrons et la femme s'assois sur le bord, perpendiculairement à nous. Sur la banquette en face de moi, elles tiennent à quatres mais ce sont toutes de petits gabaris alors que sur ma banquette, nous sommes deux à avoir un derrière plus large que la moyenne.
Le wagon se vide progressivement, je suis plus à l'aise. Un vendeur ambulant de vernis et maquillage monte dans le wagon (un homme!) puis un autre de pinces à cheveux et bijoux. Ils suspendent un crochet d'où pendent les produits à une poignée en l'air afin que tout le monde puisse les voir. Le temps passe, je finis le trajet seule, une femme monte à l'avant-dernier arrêt et s'assoit à côté de moi alors que le wagon est vide. Nous arrivons à Churchgate, je descends et cherche Stéphane. Je n'ai aucune nouvelles de lui depuis que j'ai envoyé le SMS et je ne le vois nulle part, ni sur le quai où je suis descendue, ni tout au bout du quai et je ne le vois pas non plus de l'autre côté du train (puisqu'il y a deux ouvertures dans le wagon et qu'on peut descendre des deux côtés). Je me dis qu'il ne doit pas m'attendre trop loin de la sortie mais je ne le vois pas. Je finis par lui envoyer un SMS et il me répond qu'on se donne rendez-vous vers le vendeur d'eau. Je sors alors des quais et le retrouve un peu plus loin vers le fastfood où l'on achète l'eau.
Je pense sortir par l'entrée principale, mais raté, on sort par un autre côté, juste en face d'un supermarché. A peine quelques heures après avoir dit au médecin qu'on n'avait vu aucun vrai supermarché, juste des petits commerces. Nous y entrons, je repère les glaces et nous faisons le tour rapidement, il n'est pas très grand. De la taille d'un petit casino, à peu près. Nous repérons des savons parfumés, du thé, des épices, des pâtes... Je laisse Steph au rayon yahourts après avoir décidé qu'on prenait des yahourts à la mangue, je retourne chercher ma glace. Une femme prend la même glace que moi, à la mangue également. Steph me rejoint, il a pris une boisson verte, à la mangue et à la menthe. Nous passons en caisse, attendons un temps fou, le caissier parle à quelqu'un d'autre. Je finis par passer à une autre caisse avec un client qui vient juste de passer devant moi et voilà que le premier caissier se remet à travailler et à passer les articles d'un autre client. Ah, ces indiens!
Nous prenons un sac en plus et une fois payés nos articles, le
caissier nous donne un reçu que je range... et qui nous est demandé
quelques secondes plus tard pour un agent de sécurité à la
sortie. Celui-ci tamponne alors le reçu. Nous sortons et rentrons vers
l'hôtel. Steph repère un restaurant, le golden dragon. Nous allons
dans la rue indiquée par trip advisor mais ne le voyons pas. Nous
comprenons un peu tard qu'en réalité, il est à l'intérieur du Taj
Mahal Palace (et que le prix doit être en conséquence). Nous
abandonons et retournons au mcdo que nous avons vu en chemin. Celui-ci
ne fait que des commandes à emporter mais nous mangerons à l'hôtel. La
commande est un peu longue mais ils nous préparent nos sandwichs
spéciaux
(sans salade, sans tomate). Pas de serviettes à
l'unité comme dans les autres mcdo mais un paquet de mouchoir qu'on
nous met dans le sac (que nous payons sans le savoir). Nous allons
ensuite à l'hôtel, mangeons nos frites trop salées et le mc maharajah
avant d'entamer les yahourts. Steph mélange son sirop de mangue-menthe
à de l'eau... Ah, il y avait des épices avec, dommage!
Nous avons trop mangé, 2 yahourts chacun en plus du menu, c'était trop. Nous rangeons nos affaires, le lendemain nous nous levons à 7h30 pour faire le slum tour que nous n'avons pas réservé et qu'il faut appeler avant.
