StéphaneSabrina

Nous nous levons à 7h00, c'est rude! A 7h20, nous faisons le checkout, le taxi nous attend déjà. Nous mettons les bagages dans le coffre et c'est parti pour Kanchipuram. A 8h20, le chauffeur nous propose de nous arrêter pour manger, ça tombe bien j'ai un petit creux, Sab pas encore. Sab commande un thé noir, mais ils n'en ont pas (c'est la deuxième fois que ça arrive). Nous suivons les conseils du chauffeur et prenons un masala dosai, un genre de grande crêpe fourrée à la pomme de terre avec 3 petites sauces. Il nous dit de faire attention et de regarder dans la crêpe, des fois il y a un piment dedans. C'est bon, nous payons l'addition (le chauffeur s'étant invité) (145 ₹) et repartons.

Le chauffeur propose de faire les temples de Devarajaswami, Vaikunta Perumal, Kamakshi Amman, Ekambaranathar et Kailasanatha. Pour être honnête, nous ne comprenons pas un seul mot des noms des temples, il finira par nous les indiquer dans le Lonely Planet. C'était ceux que nous comptions faire.

A Devarajaswami, à peine entrés, on nous fait remarquer qu'il faut payer le permis de photographier, coup de chance il est à 5 ₹ et il n'y a pas de tarif spécial pour les étrangers. Nous faisons le tour d'un ghat à côté du temple. Une extension temporaire d'un des temples est en construition ou en rénovation.

Pause shopping. Sab voulait s'acheter un sari, ça tombe bien, nous avons droit à la visite express des ateliers de tissage de la soie (et de profiter des toilettes) avant de passer à la présentation des produits finis. On se doute que les deux tisseurs sont juste là pour les touristes mais bon. Sab achète un sari et une écharpe.

Puis nous partons à vaikunta perumal, un immense pilier doré est à l'entrée. Un homme se présente à nous comme s'occupant du temple. Vu que la carte qu'il a autour du cou ressemble à celle des guides, nous ne le croyons pas mais le suivons. Comme d'habitude, il ne nous a pas dit son tarif mais le chauffeur nous a dit 50 ₹ maximum. A priori, nous n'avons pas le droit de prendre des photos mais en payant 50 ₹ chacun, il y a moyen de s'arranger. Ce qui est bizarre c'est qu'il ne les demande pas tout de suite mais dit non à Stéphane quand celui-ci prend quelques photos au démarrage de la visite. Une fois que nous avons passé un point, un peu plus a l'abri des regards, il reparle du permis de photographier et accepte l'argent. Nous nous doutons que ce fameux permis ira droit dans sa poche. Comme d'habitude, nous ne comprenons que 50% de l'anglais pratiqué par notre guide, nous apprendrons quand même comment distinguer les signes de Brahma, Vishnu et Shiva. Brahma est en forme de U avec une barre centrale, Vishnu est représenté par 3 traits verticaux et Shiva par 3 traits horizontaux. Une statue en plâtre a été restaurée par les britanniques suite aux destructions par les musulmans. Parmi les sculptures murales, on trouve des chinois. A la fin, il nous dit n'oubliez pas le guide, on lui donne 50 ₹, il semble bien évidement déçu mais étant donné qu'il va se garder les permis de photographier...

A Kamakshi Amman, nous assistons à une cérémonie religieuse avec les chants, les bidules/trucs jetés dans le feu par les prêtres (?). Au moment où Sab voulait enregistrer les chants, ceux-ci s'arrêtent, dommage. Le chauffeur a dit qu'on pouvait se faire bénir par l'éléphant placé vers l'entrée, que celui-ci n'est pas méchant et que c'est sans risque. Moyennement rassuré, je laisse Sab se lancer la première, elle depose un billet de 10 ₹ dans la trompe, l'éléphant leve celle-ci et la pose sur son front. Je teste à mon tour, peut-être cela mettra fin au bad karma. Sab râle ensuite parce que j'ai loupé sa photo et que j'ai oublié d'utiliser le mode rafale. Elle ne veut pas refaire la photo, elle trouve que ça fait un peu bête de se refaire bénir pour une photo.

Nous repartons ensuite pour Ekambaranathar. Pour rejoindre le temple, nous nous dépêchons. Nous avons en effet laissé nos chaussures bien avant le temple, au portail et le soleil tape fort, ça brûle les pieds. Sous une avancée du temple, les fidèles font brûler de petits recipients remplis d'huile posés sur le sol ou devant des statues de vache. Il y a une foule importante d'indiens et de touristes. Puis nous entrons dans le temple, il est immense, une des reliques (?) est un arbre manguier de 3500 ans d'âge, de nombreux mandalas sont dessinés sur le sol. Nous nous enfonçons vers le centre du temple, de nombreux lingams et yoni d'un côté et de l'autre, des chariots pour les processions. Au centre,une cour avec le fameux manguier. En sortant du temple, nous faisons un saut rapide dans une petite zone commerciale jouxtant le temple.

Kailasanatha est le dernier temple de la journée. Un guide est là, à nous attendre. Nous enlevons nos chaussures et nous rentrons peu de temps après temps qu'un groupe. Peut-être a t'il cru que nous faisions partie du groupe d'italiens, il n'aura pas essayé de nous vendre ses services. Il fait vraiment tres chaud et le sol de pierre est brûlant. De nombreuses sculptures decorent le temple, Sab comprend par ci par là quelques mots d'italien du guide ce qui nous aide à mieux comprendre les sculptures (Kali, dieu de la danse...). Les représentations féminines ont une poitrine généreuse. Sab ava,ce plus vite que moi, elle entame la conversation avec deux jeunes indiennesqui lui demandent un stylo. Elle en a déjà donné un à un vendeur à Mamallapuram et se dit qu'à ce rythme là, elle n'en aura plus. Elle leur répond qu'elle en a déjà donné à un homme mais elle ne comprennent pas, elle mime alors le geste de donner et celui de la barbe. Elles demandent alors si je suis son mari, elle répond que oui et j'arrive alors avec un air béta, ébloui par le soleil sous ma casquette à ailettes...

En sortant, le gardien-guide qui nous avait laissé passer sans broncher à l'entrée me demande de l'argent, Sab qui est sortie un peu avant moi m'apprend qu'il a fait de même avec elle mais qu'elle l'a ignoré. Je remarque que les statues devaient être recouvertes de peinture, on voit des traces de couleurs. Nous rejoignons la voiture, le chauffeur nous demande si on veut manger, avec ou sans clim. Nous répondons sans clim, ça doit être moins cher. Il se gare sur le parking du restaurant, un agent fait le radar de recul avec son sifflet. Nous nous attendons à ce qu'il vienne avec nous, mais il ne suit pas. Une fois dans le restaurant, nous ne savons pas trop comment ça marche. Le restaurant est à l'étage et il faut acheter à un guichet. Bref, on finit par demander à l'un des serveurs, il nous montre le menu et s'occupe de nous. A priori c'est seulement un peu épicé. Ok, on prend le menu à 80 ₹ avec 11 accompagnements et un popadum (il y en avait un a 95 ₹ avec 14 accompagnements et un naan), ça sera bien suffisant. Le lieu est une sorte de cantine, le plat arrive sur un plateau d'inox recouvert d'une feuille de bananier, avec les petits recipients des accompagnements et une gamelle de riz. On nous explique qu'il faut enlever les accompagnements déposés sur plat et déposer le riz que la feuille de bananier puis on ajoute les accomagnements. Normalement, nous aurions dû manger avec les doigts, mais on utilisera la cuillère du riz. C'est bon, mais quand même épicé.

Nous reprenons ensuite la route pour Pondichéry, un peu plus de deux heures de trajet nous attend avec une conduite à l'indienne: 100km à slalommer entre la voie de gauche et celle de droite, tout en gardant une main sur le klaxon. Il faudra débourser 40 ₹ supplémentaires pour le péage. Vers la fin du trajet, le chauffeur nous demande l'adresse: Kailash Guest House, il ne sait pas trop où c'est, confond avec un autre Kailash et nous dira apres qu'on a oublié de lui préciser que ce n'était pas Kailash Hotel mais guesthouse. Bref, il lui faudra 10 bonnes minutes avant de trouver. Au passage, il en aura profité pour essayer de caser ses services nous proposant de nous emmener à Bangalore... euh c'est quand même dans 7 jours, faut pas pousser.

A l'hôtel, la seule personne presente ne parle qu'indien, elle me tend le téléphone, j'obtiens un correspondant qui parle anglais puis francais, il me confirme le prix de la chambre à 1250 ₹ (avec clim) et me demande de payer un accompte de 107000 ₹, non ça doit pas être ça mais impossible de comprendre le bon nombre. Ce n'est pas grave, l'hôtelière saura bien. En fait non, elle n'en sait pas plus que nous. Autre coup de téléphone, cette fois c'est Sab qui s'y colle, elle ne comprendra pas beaucoup mieux la somme demandée. Au final, nous payerons les 4 nuits d'un coup.

Il ne reste plus qu'à récupérer nos valises et payer le chauffeur ses 3000 ₹, nous laisserons 300 ₹ de pourboire, certainement un peut trop d'ailleurs car il a eu le petit dej gratuit, on a payé le péage et il a eu sa commission avec la boutique de tissus.

Il nous demande si c'est d'accord pour Bangalore ou pour visiter la ville. Non, non ce n'est toujours pas d'accord. Nous retournons à l'hôtel terminer les formalités administratives avec un homme arrivé peu de temps avant et on se renseigne sur le fête de holi. Malheureusement, c'est plutot une fête du nord de l'Inde et donc pas trop suivie à Pondichéry. Cependant, les habitants de l'Inde du nord se sont regroupés dans un quartier à Pondichéry. On va essayer d'y aller, ce n'est qu'à 3 rues de l'hôtel.

Une fois que l'hôtelier nous a branché la clim et tout vérifié, nous sortons suivre ses indications. Finalement, nous n'arrivons pas à trouver quoi que ce soit, nous repassons donc à l'hôtel pour que Sab puisse se changer en vue d'une petite baignade sur la plage.

En allant vers celle-ci, nous passons devant le consulat général de France. La mer est là, juste derrière, mais avec de gros cailloux de 1 mètre de diamètre, c'est donc raté pour Sab.

Nous continuons tout de même la marche jusqu'à la statue de Gandhi qui sert de toboggan pour les plus petits et essayons de trouver le restaurant indiqué par l'hôtel.

Nous repérons le bon bakes pour le petit dej et nous nous arrêtons finalement au hot breads pour un menu pizza+nugget+cookie+soda. Il leur faut bien 5 minutes avant de remarquer notre présence et de nous donner le menu. Une fois celui-ci commandé, c'est le soda qui ne vient pas. Les légumes de la pizza sont quasiment crus et les cookies microscopiques, je suis déçu... Nous retournons ensuite en arrière au bon bakes pour le dessert (brownie pour Sab et magic mango pour moi), bon mais rien d'exceptionnel. Les muffins repérés pour le petit-déjeûner (4 pour 100, 5 pour 130 (plus chere par 5 que par 4!) son en fait tout petits. Je décide de retourner au hot breads prendre les gros repérés plus tôt pendant que Sab ira acheter de l'eau, du pepsi et du plain soda (eau gazeuse). De retour à l'hôtel, je craque et mange le muffin prévu pour le lendemain matin.