Dijon, pas de moutarde mais des coucougnettes

  Récit de voyage

 Départ pour Dijon
StéphaneSabrina

Nous nous réveillons à 7h05, presque frais et presque dispos. Il ne faut pas trop traîner, le départ du train est prévu à 8h20 pour arriver en gare de Dijon à 10h20.

En sortant de la gare, nous trouvons l'office du tourisme. Ça tombe bien, on voulait y passer. Renseignement pris, il n'y a qu'un musée d'ouvert aujourd'hui. En revanche, les autres sont ouverts demain et ils sont gratuits. On achète le guide sur le parcours de la chouette. L'optimisme est avec nous, le temps est certes gris mais on (j') y croit.

 Picnic à l'hôtel
StéphaneSabrina

Nous prenons la direction de l'hôtel pour y poser les affaires. On croise une boulangerie, c'est l'occasion d'acheter une baguette pour faire les sandwichs, ça sera un pain au levain à 1.40 €. Sabrina, trouvant celui-ci hors de prix, a longuement hésité avec la simple baguette à 1.05 €, trop fine pour les sandwichs, et le bâtard à 0.80 €, trop court. Le pain se révélera très bon. De l'extérieur, j'admire la vitrine avec ses pains au chocolat géants. Dommage, on a déjà pris le petit-déjeuner, j'aurais bien aimé tester.

La ville de Dijon est en plein travaux pour sa ligne de tram, en particulier aux abords de la gare, et c'est un calvaire de se traîner une valise. On trouve assez rapidement l'hôtel et on s'y installe. Il est un peu tôt mais on en profite pour faire nos sandwichs et manger. Sabrina remarque que le détecteur de fumée a une drôle de tête. Effectivement, en y regardant de plus près, celui-ci a été bourré de papier toilette afin d'obstruer chacune des petites ouvertures. Un véritable travail d'orfèvre réalisé par un fumeur compulsif et inconscient... On le signale à l'accueil histoire d'éviter qu'un jour l'hôtel parte en flammes. A priori, ce n'est pas le premier détecteur de fumée à avoir subi ce sort.

Repas terminé, on s'aperçoit qu'il pleut, le séjour commence mal. On entame le parcours de la chouette parapluie à la main. Le parcours de la chouette sous la pluie, c'est quand même moins chouette mais il a l'avantage d'être extrêmement bien fléché.

 Église Notre-Dame: Terribilis
StéphaneSabrina

On croise de nombreuses maisons à colombage. On n'est pourtant pas en Alsace?! Sabrina me fait remarquer qu'il y en a également en Normandie, des maisons à colombage.

Après avoir fait un tour par les Halles, nous arrivons devant une église, l'église Notre-Dame . La pluie gagnant un peu en intensité, c'est le bon moment pour la visiter. Nous voyons une statue de Notre-Dame de Bon-Espoir , vêtue d'une aube en tissu (à priori, elle en a plusieurs). Un autre élément remarquable est la tapisserie Terribilis , l'œuvre représente la vierge protégeant ses habitants. Elle a été réalisée de 1946 à 1950 et commémore les deux libérations, celle de 1513 et celle de 1944.

 Touche moi la chouette
StéphaneSabrina

En continuant le parcours, nous tombons sur cette fameuse chouette . Parait-il qu'en la touchant de la main gauche, elle exauce les vœux. Pas de chance, le morceau que j'ai touché ne fait pas partie de la chouette d'origine. En effet, le 6 janvier 2001, elle a été sévèrement amputée de son flanc gauche et fut restaurée.

 Le palais de justice...
StéphaneSabrina

On arrive devant le Palais de Justice, la porte en bois est magnifiquement sculptée , mais plein de monde attend devant. De plus, il n'ouvre qu'à 14h, soit une demi-heure à attendre.

On fait un tour vite fait dans les environs. Au passage, on croise un salon de thé qui a l'air sympathique La causerie des mondes, mais il est un peu tôt pour y faire une pause. Sabrina a repéré une grande bâtisse avec un toit de plusieurs couleurs: les tuiles y sont vertes, jaunes et rouges. On se dirige vers celui-ci pour le voir de plus près. Oh! Un chocolatier! Et il est Meilleur Ouvrier de France. Je le note pour plus tard. Arrivés devant le fameux bâtiment, on trouve la porte d'entrée ouverte. Poussée par la curiosité, Sabrina rentre et explore les lieux, c'est une grande bâtisse dans le style colombage, elle est en rénovation pour en faire des appartements.

Nous retournons au Palais de Justice et nous arrêtons au passage prendre quelques chocolats chez Fabrice Gillotte, le chocolatier que nous avions repéré. J'ai une bonne mémoire pour ces choses-là.

Arrivés au Palais de Justice, nous y entrons et, à notre surprise, des agents de police en uniforme et des avocats en costume sont là?! Nous avions cru qu'il s'agissait d'un musée, erreur. Après un autre passage par l'office du tourisme, nous apprenons que le musée Magnin que nous cherchions n'est pas dans le Palais de Justice, mais juste à côté. Nous revenons sur nos pas.

 Musée Magnin
StéphaneSabrina

Nous visitons enfin le musée Magnin. Le musée présente une collection de tableaux des écoles française, italienne et nordique ainsi que des objets d'art et du mobilier à l'élégance bourgeoise . Nous terminons de visiter l'étage et nous apprêtons à partir lorsqu'on réalise que nous avons oublié le rez-de-chaussée.

Tout au long de la visite, nous avons vu des photos du dos de certains tableaux. Nous avions cru initialement qu'il s'agissait de tableaux prêtés ou en restauration, mais trouvions étrange de les montrer de dos. C'est au moment de sortir que nous avons réalisé qu'il s'agissait d'une exposition photographique: De l'autre côté de Philippe Gronon.

 Une petite causerie
StéphaneSabrina

Il pleut toujours, nous décidons de nous installer à nouveau au chaud. Après le musée, le salon de thé. Nous allons donc à La causerie des Mondes que nous avions vu tout au début. On s'y installe en prenant bien soin d'éviter les tables qui sont à l'entrée près de la porte, histoire d'éviter le courant d'air lors des entrées/sorties des clients. Le salon de thé a une décoration chaleureuse et sympathique, on a l'impression que tout y a été chiné et les tasses des clients ont toutes l'air différentes. Nous regardons le menu du côté des chocolats chauds, tous les noms laissent rêveurs. Sabrina, romantique, se laissera tenter par Roméo et Juliette (chocolat chaud avec une boule de vanille et deux mikado), et moi, aventurier, par le Souffle du dragon (chocolat chaud et café avec crème chantilly et caramel). Je remarque que la serveuse passe avec un cupcake . Il a l'air appétissant, j'en profite pour en commander un également que l'on se partagera. Les chocolats chauds et la pâtisserie maison sont vraiment excellents, on essayera d'y revenir demain.

 Cathédrale Saint-Bénigne
StéphaneSabrina

Nous continuons le parcours de la chouette et arrivons devant la Cathédrale Saint-Bénigne que nous visitons. Nous admirons près de l'entrée un baptistère en pierre avec un couvercle de cuivre porté par un ange ainsi qu'un orgue imposant. Près du chœur, le Christ sous la croix entourée de deux tableaux . En nous dirigeant vers la sortie, nous croisons les Priants de Marguerite Brulart et de son époux J.B. Legoux, seigneur de la Berchère et premier président du Parlement de Bourgogne.

 Qui veut des coucougnettes?
StéphaneSabrina

Nous prenons le chemin du retour. Nous tombons sur un vendeur de coucougnettes , elles sont roses et dodues, à 6 € les 100g.

Rue des Perrières, nous apercevons sur un immeuble des mots écrits en grand . Ceux-ci forment des noms de films (A bout de souffle, Kill bill, le cuirassé Potemkine, ...). C'est normal, nous sommes devant un cinéma mais nous ne nous en étions pas aperçus.

 Un ours blanc dans le Jardin Darcy
StéphaneSabrina

Nous arrivons ensuite au Jardin Darcy , il a une jolie fontaine. Sabrina la photographie en tentant des effets de flous artistiques. La nuit commence à tomber et en sortant du parc nous voyons un ours polaire. Enfin, une statue d'un ours polaire devrais-je dire: la copie de L'Ours Blanc de Henri Martinet, en hommage à François Pompon.

Galerie photos