Nous partons ensuite voir les montagnes de calcaire de
Pamukkale et achetons de l'eau (2 ₺ les 1.5 litres alors qu'à Izmir ça nous coûtait 1 ₺ la bouteille au frais dans une supérette de
quartier, déjà moins chère que le supermarché).
Nous prenons deux ou trois photos de l'hotel de luxe
situé au pied de la montagne 
puis achetons notre ticket (20 ₺) et la carte bleue est prise cette fois!
Comme le soleil tape fort et que le calcaire blanc reflète bien la lumière
(et les UV), nous nous tartinons de crème solaire puis grimpons quelques
mètres avant d'enlever nos chaussures. Il est en effet interdit de marcher
sur le calcaire où l'eau ruisselle constamment. Nous enjambons la petite
rigole
qui évacue l'eau qui coule de la montagne et sentons avec délice la
fraîcheur de l'eau qui ruisselle sur nos pieds et le massage procuré par les
irrégularités du sol dur mais pas râpeux, du moins à cet endroit. Plus haut,
par endroits le sol sera moins agréable pour les pieds, voire carrément
douloureux.
Nous rencontrons en premier lieu une sorte d'énorme flaque ou nous
avons de l'eau jusquà mi-mollet. Je marche au milieu tandis que
Steph fait le tour, à certains
endroits, ça fait mal aux pieds, il y a plein de petits cailloux,
j'aurais mieux fait de faire le tour! Ensuite les bassins
ressemblent
plus à de petites piscines d'autant que du monde se baigne dedans

. Ce
n'est pas très profond, il faut s'assoir pour vraiment en profiter
mais le fond est doux, comme recouvert d'argile. Ca me tente trop,
nous essayons de trouver un endroit à peu près sec pour poser le sac,
ce qui n'est pas évident parce qu'il n'y a que vers le bord de la
montagne que c'est vraiment sec. Nous nous déshabillons (nous avions
mis nos maillots dans la chambre avant de partir) et nous baignons
l'un après l'autre pour pouvoir prendre des photos. L'eau est un peu
trop chaude pour moi mais c'est agréable quand on sort car l'effet de
l'eau et la petite brise combinée rafraîchit vraiment. Après moi,
c'est au tour de Steph de se
baigner, et après sa séance de photo, je prends d'autres touristes
avec leur appareil. Une nana pose devant le mur de calcaire de la
montagne, je trouve l'idée bonne et je la lui pique, je fais ensuite
poser Stéphane contre le mur. Je le
vois sursauter, il me dit que l'eau est plus fraîche ici. Ca me tente
et je me colle contre l'eau fraîche.
Nous continuons ensuite notre ascension en admirant les lieux
et les textures formes par le calcaire


et nous baignons plusieurs
fois dans ces bassins à débordement, celui du dessus alimentant celui
du dessous. Plus nous montons, plus l'eau est chaude sous nos
pieds.
Arrivés tout en haut, la surface est beaucoup plus rugueuse, avec
des trous, elle fait mal aux pieds. Elle a également changé de
couleur, de blanche éclatante elle passe au brun. Nous remettons nos
chaussures car nous sommes désormais sur de la terre et non plus du
calcaire. Non loin de là, un coin à l'ombre est aménagé et ressemble
à une terrasse en bois avec des marches qui nous permettent de nous
assoir dessus pour regarder d'autres terrasses en travertin 


(tuf
calcaire) où il est interdit de se baigner, celles-ci étant naturelles
alors que je pense que celles lors de la montée sont faites par
l'homme.