Récit de voyage
Cette fois-ci on s'est levés un tout petit peu plus tôt que d'habitude, c'est à dire 9h15, mais au final nous sommes quand même partis déjeuner à 9h40. Comme d'habitude, lorsqu'on arrive, il ne reste que deux assiettes, les nôtres, on est bien les derniers!
J'ai goûté à ce qui ressemble à de la mélasse noire (hier j'avais pris ça pour de la sauce soja). Ça a un goût sucré mais je n'ai pas réussi à identifier la composition.
Nous partons pour la Mosquée Bleue. A peine les clefs laissées à l'accueil, on se rend compte qu'on a oublié le guide d'Istanbul que mes parents nous ont offert. Je retourne vite fait fouiller dans les valises et reviens avec, victorieux.
Arrivés devant la Mosquée Bleue, nous constatons que beaucoup de monde attend déjà, beaucoup plus même qu'hier. Nous entrons dans la cour intérieure et voyons la file d'attente qui fait le tour de la moitié de la cour. Trop de monde! Il est déjà 10h45 et je crains qu'une fois notre tour arrivé il ne reste plus guère de temps pour visiter sereinement la mosquée.
Nous décidons donc d'aller vers la Palais de Topkapi qui n'est qu'à quelques pas de là. Lorsque nous arrivons devant l'entrée, on s'aperçoit qu'ici aussi il y a une grande file d'attente. Bon, cette fois-ci on y est, on y reste!
Je pars en éclaireur regarder les tarifs et le planning indiquant les différents lieux qui sont ouverts dans le palais. Le harem est ouvert, mais la tour de la justice qu'avait repérée Sab est quant à elle fermée, ainsi qu'à peu près la moitié des lieux. Autre mauvaise nouvelle, l'entrée s'élève à 25 ₺ (contrairement aux 10 ₺ qu'indiquait le guide) auxquelles il faudra ajouter 15 ₺ supplémentaires (à acheter à l'intérieur du palais) pour la visite du Harem.
Une fois notre premier billet acheté et une fois entrés dans
Topkapi, nous cherchons le deuxième guichet pour y acheter le fameux
billet pour la visite du Harem. J'apperçois des flèches qui indiquent
Harem
. Nous les suivons. Manque de chance c'est pour une
exposition sur le Harem, et à priori nous ne sommes pas les seuls à
s'être trompés. Il faut ressortir et prendre à gauche.
Le bon guichet enfin trouvé et les 15 ₺ par personne payées nous accédons au Harem. Beaucoup de personnes le visitent et il n'est pas évident de trouver des petits moments de tranquilité pour faire quelques photos. Sab commence déjà à pester.
Nous passons de salle en salle, d'appartement privé en appartement privé et de cour en cour (dont une avec une jolie vue sur le Bosphore où Sab se repose quelques instants), il doit y avoir un truc avec les fontaines, les nanas semblent toutes vouloir se faire prendre en photo devant. Après le harem, nous visitons le palais en lui-même, les premières salles sont dédiées aux effets personnels du/des Sultans.
Il y a tellement de monde qu'une file d'attente s'est créée à l'extérieur, ce qui n'empêche pas certains malins de doubler par la gauche malgré les réflexions d'une femme dans la file d'attente. Une fois à l'intérieur de la première salle, toujours dans une file qui traverse la première salle pour aller dans la deuxième à gauche, une femme derrière Sab n'arrête pas d'avancer jusqu'à toucher son sac. Ca la stresse et comme ça n'avance pas vite du tout, elle finit par sortir de la file pour rester dans la première salle. Je continue d'avancer, je la rejoindrai quelques instants plus tard, peu enthousiaste. Nous expédirons assez vite les deux autres salles, d'autant que les photos sont interdites. Les salles suivantes, accessibles depuis la cour, sont dédiées aux bijoux et aux vêtements du Sultan. Nous irons aussi vites que pour la première partie, il y a un peu moins de monde pur les vêtements mais ils ne présentent que peu d'intérêt pour nous si ce n'est qu'ils me font penser à des kimonos... Puis, nous visitons une salle pleine de fenêtres et à l'extérieur une fontaine plait à Sab. Le bas lui fait penser aux fontaines rondes que l'on trouve dans les cours des mosquées. Nous grimpons ensuite quelques marches, prenons une autre fontaine en photo encastrée dans le marbre d'un immense "balcon" qui dessert trois pavillons (dont celui de la circoncision, celui de Bagdad et celui de Revan). Sab tentera en vain d'avoir une photo du petit pavillon doré au bout du balcon, je prendrais ensuite la relève et arriverai à l'avoir au bout d'un très loooong moment et de plusieurs tentatives. Sur l'un des pavillons (Revan), un homme mesurait avec sa ceinture un cercle et un triangle rouges incrustés dansle marbre. (?) Nous visitons ensuite la bibliothèque de Ahmed III. Elle me semble un peu vide pour une bibliothèque malgré des portes cachant sûrement des étagères à tous les coins du pavillon. Toutes ces pièces me semblent d'ailleurs globalement identiques, surtout sans mobilier excepté des grands canapés. Après un tour pour voir des tapis, nous ressortons de la 4eme cour pour revenir dans la troisième et visitons la salle du conseil impérial qui ressemble de l'extérieur à un pavillon asiatique d'après Sab. Je la trouve très jolie, notamment la décoration de la porte extérieure que nous essayons de photographier sans personne devant, le leitmotv de la journée...
En sortant de Topkapi, nous prennons une rue qui descend et passons devant le musée archéologique. Est-ce que l'entrée est comprise dans le prix du billet de Topkapi? Non c'est 10 ₺ de plus. Nous décidons donc de passer notre chemin et d'aller prendre un dessert au même salon de thé que la veille en attendant d'aller voir la mosquée bleue.
Arrivé au salon de thé, connaissant maintenant le chemin, nous entrons directement dans la salle du fond. Sab a pris les menus, un gros catalogue de 1cm d'épasseur avec des illustrations de baklava, de pudding, de glace, de loukum... Je me laisse tenter par le pudding citron chocolat (7 ₺) et un apple tea (4 ₺), Sab est tentée elle par la glace au chocolat (7.5 ₺).
L'apple tea me rappelle celui gouté à Pamukkale. Après avoir payé la note, je demande au serveur s'l est possible d'acheter le même apple tea dans la boutique. Le serveur nous répond qu'il ne vend que du café. Étrange, le magasin faisant boutique et salon de thé, nous avions déjà repéré plusieurs paquets d'apple tea, mais nous ne savions pas lequel choisir entre les granules (peu naturelles) et les différents paquets de thé. Nous n'achèterons donc pas notre thé ici.
Il est maintenant 17h10. Nous partons tranquillement en direction de la Mosquée Bleue. Arrivé à l'entrée il n'y a quasiment personne, et pour cause cette fois-ci l'entrée s'effectue plus loin sur la droite... nous suivons les flèches et contournons une bonne partie de la mosquée, pour rentrer par une toute petite porte suivi d'un tunnel ayant une forme profilée. Une fois sorti du tunnel, des agents regarde les tenues vestimentaire des personnes et leur donnent pantalons et voiles si nécessaire afin de respecter la bienscéance du lieu.
Ça y est, nous sommes enfin à l'intérieur, et c'est la déception, certes la mosquée est jolie, mais les très nombreux lustres sont maintenus par d'encore plus nombreux fils qui descendent du plafond. Si bien qu'en regardant les domes on a l'impression de voir une fôret de file métalique. De plus seule une infime partie de la mosquée est accessible: impossible de monter à l'étage, d'aller sur les côtés ou au centre. Ces parties sont interdites aux visiteurs et à priori l'interdiction se fait à la tête du client, car certains passent sans problème malgré des appareils photos bien visibles et d'autres non! On aperçoit une personne, turque, qui essaye d'aller vers le centre pour prendre des photos et commence une discution avec les agents. Il ne semble qu'il ne puisse pas passer et qu'il ne soit guère d'accord avec cette façon de gérer l'accès.
Nous prenons quelques photos histoire de garder un souvenir, mais au final nous aurons largement préféré la mosquée d'Ankara. Certe moderne, mais basé sur le même design que la Mosquée Bleue, et sans les milliers de files pour maintenir l'éclairage et gacher l'architecture, et surtout pas tant de manières, un accès libre et une plus grande liberté vestimentaire.
Nous croisons à nouveau la personne qui avait discuté avec les agents précédents et nous entamons la conversation. Lui aussi est venu prendre quelques photos mais est très déçu d'autant qu'il souhaitait utiliser son fisheye mais le faible accès au lieu n'aide guère. On papote photo, il nous propose d'aller prendre un thé et nous poursuivons la discussion au bar le Dervish (photo, voyage, religion, ...) et bien sûr sur la Turquie. Nous nous séparons, il doit retrouver sa femme et avant acheter du poisson du côté de galataka. Nous, nous allons essayer de trouver un endroit abordable pour manger.
Nous nous éloignons donc de la mosqué. cette fois-ci en bifurquant
par Bab-i Ali Cd. Nous trouvons un
petit supermarché et y faisons un saut, ils vendents pleins de thé (en
emballage de 1kg) et faisons une note pour plus tard (je prends en
photos les differens paquet de thé) pour vérifier les différents type
de thé avant d'y retourner certainement en fin de vacances pour faire
de l'import personnel. On ressort avec quelques bananes pour le
dessert de ce soir et de demain. En essayant de rejoindre le bord de
mer, à un moment Sab voit un groupe de personne se diriger dans une
rue, il y a peut être des choses intéressantes, nous les suivons donc,
en passant par une petite rue, qui au final mène vers des bateaux de
croisières, nous prenons vers la gauche histoire de ne pas se
rapprocher de trop de cette zone où les prix risquent là encore d'être
"touristiques". Et nous trouvont un restaurant/cantine "Bizim Mutfak"
dont les prix sont corrects et le rabateur a l'air sympa, il
plaisante, demande Can you help me
, parle un peu français. Le menu
et les tarifs nous plaisent nous entrons, manque de chance une partie
des plats est déjà épuisée, mais les koftees à 8.5 ₺ sont encore disponibles, se sera donc 2 portions de köfte,
1 ration de riz, 1 petite bouteille d'eau et un petit pain (français
hélas, on n'a pas pris le bon sachet) pour 20.75 ₺.
Le repas fini, nous reprenons le chemin de l'hôtel où de jolies roses sur les draps nous attendent. Sab les trouve également jolies mais préfèrait les coeurs.
