Excursion à Doi Inthanon

  Récit de voyage

 Excursion à Doi Inthanon
StéphaneSabrina

Notre réveil sonne à 8h, nous avons une excursion à Doi Inthanon aujourd'hui et le mini-bus doit passer nous chercher entre 8h30 et 8h45. Nous descendons à 8h30 (après un aller-retour pour prendre des sparadraps et un autre pour reprendre le bon de commande que j'avais posé pour prendre les sparadraps), Steph va chercher de l'eau pendant que j'attends devant l'hôtel. Il ne revient qu'avec une bouteille d'un litre et je trouve ça juste pour la journée, du coup je vais en chercher une autre. 5 ฿ le litre, on est loin de la bouteille d'1.5 litre à 20 ฿!

Après avoir posté mes cartes (qui ne partiront que lundi), le mini bus arrive. Nous montons, il reste deux places au fond et une devant la porte d'entrée. Je monte la première alors je vais directement au fond et Steph prend celle près de la porte. A l'arrêt suivant, deux nouvelles personnes arrivent, Steph passe derrière pour que ce soit plus pratique, il aurait mieux fait d'y rester le pauvre! Les quatres places arrières sont serrées comme des sardines et celles des extrêmités sont à l'emplacement des roues qui empiètent sur la place pour les jambes.

Le guide (en abrégé, Mister T) est sympa, souriant et très professionnel: il donne juste ce qu'il faut d'explications, ni trop, ni trop peu et se propose de nous prendre en photo devant les différents endroits. Nous commençons nos visites par une première chute d'eau: les chutes Sirithan où la reine est venue par deux fois. Le guide nous prévient que nous en verrons une autre de beaucoup plus près peu après. Avant cela, nous nous arrêtons au village de la tribu montagnarde des Karens, à Ban Luang. Les Karens sont une tribu tibéto-birmane assez pauvre. Leur village a désormais une église car certains membres de la tribu se sont convertis après le passage d'une mission catholique qui leur avait donné des couvertures et des vêtements chauds. Ils se sont également convertis au commerce suite à l'interdiction de l'opium en Thaïlande et ils vendent aujourd'hui des robes (la blanche signifie qu'on est bonne à marier), des dessus de lit, des écharpes faites main qui nécessitent 3 jours de travail ou bien encore du café . Les maisons , faites de bambou coupé en lamelles, ont gardé leurs "pilotis" même si l'usage d'autrefois (l'étable pour les animaux) est de plus en plus en déperdition. Notre guide nous emmène à l'orée du village pour nous montrer une rizière où la récolte a déjà eu lieu. En repartant, le guide repère une sensitive ou mimosa pudica , fleur dont les feuilles se referment au moindre contact se protégeant ainsi du vent, de la pluie ou des herbivores.

Nous reprenons ensuite le mini-bus pour la cascade Wachirathan , impressionant brumisateur naturel. Un arc en ciel brille à son pied et les touristes (nombreux mais pas trop) se font prendre en photo devant cette cascade. Comme nous sommes aussi des touristes, notre guide nous prend également en photo. Nous descendons pour nous approcher un peu plus, mais la descente est glissante et boueuse et les projections trop nombreuses pour ne pas laisser de traces sur l'objectif. Stéphane descend un peu plus et moi, je décide de monter un peu plus haut que le point de vue initial. C'est pas mal pour un panorama. Steph me rejoint, déçu du chemin qui descendait encore plus car ça l'éloignait de la cascade. Après quelques photos supplémentaires, nous rejoignons le reste du groupe pour le repas. Au menu : une soupe aux champignons très, très épicée, de l'omelette, des légumes, du riz et des morceaux de poulet avec une sauce très légèrement épicée.

Après un passage au pipi room folklorique (des toilettes turques surélevées de 15 centimètres et collées au mur) et quelques photos du salage d'un poisson , nous repartons pour le sommet le plus élevé de Thaïlande (2565 mètres) où nous nous faisons, encore une fois, prendre en photo devant le panneau placé quelques mètres plus bas que le vrai sommet. En chemin vers le sommet, un homme au pied d'un temple dépose de l'encens. Ça y est, nous sommes sur le toit de la Thaïlande .

En redescendant , le guide nous fait remarquer un panneau sur lequel est indiquée la température minimale du matin, 5°C. Nous en profitons pour regarder également la température actuelle, un petit 15°C. J'en profite pour demander au guide pourquoi certains oeufs sont roses en Thaïlande mais il n'a pas l'air de comprendre. Je laisse tomber et fais un tour dans un bâtiment qui expose des photos du parc national de Doi Inthanon. En ressortant, le guide m'appelle et me montre une autre guide qui m'explique que c'est une tradition d'origine chinoise et que ce sont de vieux oeufs avec comme de la gelée à l'intérieur. Nous comprenons alors qu'il s'agit des oeufs de 100 ans. Nous y avions pensé mais nous n'imaginions pas qu'ils étaient roses.

Après un tour à la boutique de souvenirs où un bonnet aux looongues oreilles me fait de l'œil, nous quittons le parc et repartons pour les chedis du Roi (Naphamethinidon) et de la Reine (Naphaphonphumisiri) situés à Doi Inthanon. Construits à 5 ans d'intervalle (1987 et 1992) pour symboliser les 5 ans d'écart entre le Roi et la Reine, ces deux chedis (aussi appelés stupa) dominent la vallée embrumée et sont situés sur deux pics distincts , deux escalators permettent de monter d'un côté ou de l'autre et la descente se fait par des escaliers. Le chedi de la Reine comporte en plus un jardin avec un pont enjambant un petit lac, on peut y voir également deux coeurs fleuris et des sculptures d'éléphants . A l'intérieur de ces chedis, une statue masculine pour le chedi du roi et une féminine pour celle de la Reine , chacun tenant un fil relié au mur d'en face. Sur les murs, des représentations de Bouddha font le tour du chedi.

Après un tour dans le jardin du chedi de la Reine, nous rejoignons le groupe et repartons visiter les serres de la Inthanon Royal Project Research Station . Ce projet royal a pour but d'aider les tribus montagnardes à améliorer leurs conditions de vie par le biais de changement d'activité professionnelle. En effet, ces tribus qui cultivaient de l'opium se sont désormais reconverties dans la culture de fleurs, de fruits et légumes ou encore de café. Ils ont d'ailleurs un petit marché couvert le long de la route, au dessus des serres que l'on a visitées et où ils vendent beaucoup de fruits secs entre autres choses.

Les serres ont un système de grillage au sol, relevé au fur et à mesure que les plantes poussent. Ca a deux avantages: ça permet de planter les pousses à intervalle régulier pour qu'elles se développent bien et également de savoir quand elles ont atteint la bonne taille pour les cueillir. Pour les faire pousser plus vite, on les dope à la lumière artificielle et la rivière est proche pour l'irrigation. Dans les serres poussent des chrysanthèmes et selon les serres, on retrouve toutes les tailles: de la jeune pousse prête à être plantée à la fleur prête à être cueillie, ce qui leur permet d'avoir toujours des fleurs à cueillir.

Après avoir acheté des fruits secs au marché couvert ainsi qu'un bracelet en jade, nous repartons pour Chang Mai où le guide propose de nous laisser à la Saturday Walking Street. Nous acceptons après avoir prévenu Anya, une ancienne collègue de Steph revenue en Thaïlande. Une fois arrivés là-bas et le sms envoyé pour la prévenir, nous attendons et nous badigeonnons d'anti-moustique. Puis elle arrive en voiture avec son mari, nous montons dans la voiture neuve qui n'a même pas encore ses plaques (!) et nous dirigons vers un restaurant qu'elle connait bien et qui sert de tout et notamment la spécialité de Chang Mai. Bol de soupe épicée, pad thai, riz au au poulet... On a bien mangé ce qui ne nous empêche pas d'aller ensuite au iBerry manger une glace : longane et mangue au lait pour moi et ramboutan ainsi que mangue épicée pour Steph. C'est très bon, mais on a trop mangé. On va ensuite dans la petite boutique attenante, originale, tout comme le lieu du glacier avec ses lustres faits en verres de table colorés. A la sortie de la boutique des tampons, du papier et de l'encre sont disponibles pour se confectionner un souvenir We love Chiang Mai, je fais le mien sur la dernière page de mon guide sur la Thaïlande .

En repartant, nous prenons en photo le chien géant qui monte la garde dans le jardin ainsi que les lampes dans les arbres qui donnent un aspect de fête estivale qui n'est pas pour me déplaire. Nous partons ensuite voir le temple Wat Suan Dok à proximité, c'est joli mais il fait nuit, seule la stupa est éclairée.

Puis Anya et son mari nous redéposent vers la Saturday Walking Street que nous traverserons entièrement non sans quelques frais. Nous hésitons pour une lampe à faire pendre à 180 ฿, qui pouvait même baisser si on avait voulu puisque le vendeur nous a demandé combien on pouvait mettre. Après avoir fini le shopping, nous attrapons un taxi rouge (prix fixe à 20 ฿ chacun) et rentrons à l'hôtel.

Galerie photos