A la recherche du poivre de Kampot

  Récit de voyage

 A la recherche du poivre de Kampot
StéphaneSabrina

Nous traînons un peu au lit jusqu'à 9h mais il nous est impossible de dormir plus, la lumière nous réveille. Après le petit-déjeuner, nous décidons d'aller à la Poste puis d'aller chercher les fameuses sauterelles grillées pour Sopheap. Nous demandons à la réception (avec le nom dactylographié en cambodgien) qui nous indique la direction, tout droit, puis à gauche et à droite vers le Palais Royal. Nous suivons donc cette direction, Steph recharge la carte SIM cambodgienne de son téléphone puis un peu plus loin, nous postons nos lettres. Mais arrivés à la résidence royale, nous pensons avoir mal compris. A droite, il n'y a que la rivière. Nous tournons donc à gauche et arrivons à un temple . Deux éléphants gardent l'entrée, une fleur à la trompe . Un message de paix est écrit sur un petit poteau juste à côté. Le temple accueille deux statues debout, une main levée que des gens caressent après avoir mis de l'eau sur leurs pieds. Derrière leur tête, un cercle avec de la lumière qui avance au fur et à mesure.

Après ce temple et un petit marché aux fleurs pour les offrandes au temple où des oiseaux en cage nous font pitié car ils essayent désespérément de voler, nous avançons et entrons dans un petit centre commercial pour profiter de la fraîcheur de la climatisation. Malgré le ciel voilé, il fait très lourd aujourd'hui. Dans l'entrée, une représentation du temple Bayon en relief attire mon attention. Malheureusement, un sapin de Noël trône juste devant, je dois me mettre sur le côté pour la prendre en photo. Puis nous entrons dans le magasin où une employée commence à nous suivre. Une autre représentation d'Angkor en relief et éclairée légèrement par derrière attire également mon attention mais je n'ose prendre de photos avec l'employée juste derrière moi.

Les vitrines des bijoux sont automatiquement laissées de côté au profit du rayon vestimentaire: sac en noix de coco, écharpes, chemises... Steph semble sur le point de craquer pour une chemise mais il n'y a pas sa taille et je lui fais remarquer que le style est très marqué et qu'il ne la portera sans doute jamais.

Nous sortons et commençons à avancer, nous ne voyons toujours rien concernant les sauterelles. Nous demandons à un commerçant qui nous indique le coin de la rue. J'avais repéré deux ou 3 vendeurs dans ce qui me semblait une friche, eh bien, c'est bien là. Elles ne sont pas emballées, juste en vrac. La vendeuse ne parle pas un mot d'anglais et on ne sait pas si ça se conserve très longtemps ainsi, nous laissons tomber.

Nous repartons vers une rue principale, voyons la voiture de BatMan . On se dit qu'il va falloir manger. Nous trouvons un mini market qui sert aussi à manger alors nous rentrons: d'un côté l'épicerie, de l'autre une grande table avec 3 adultes et 2 ados en train de manger. Ils nous entendent parler français, ils sont français eux aussi. La femme trouve tout très bon. Nous passons notre commande , des rouleaux de printemps et un jus de pastèque pour moi et une soupe tom yum avec un jus d'ananas pour Steph. Le serveur revient plus tard nous dire que comme il n'a plus d'electricité, il ne peut pas faire les jus. Son chef intervient et finalement, nous les aurons, ce qui fera psychoter Steph sur l'utilisation de glaçons industiels ou non. Quant aux toilettes, sans lumière, il est difficile d'y faire quoique ce soit, si ce n'est se laver les mains la porte ouverte.

Steph est un peu déçu par son plat, je trouve le mien un peu léger mais je compte bien manger une glace plus loin.

Nous sortons, décidés à aller voir Wat Bo. Nous passons par petites rues non goudronnées, j'ai du sable plein les pieds grâce à mes sandales. Une femme à vélo nous demande où on va et semble surprise de voir des touristes. Nous tournons à droite mais nous nous sommes trompés, nous faisons demi-tour devant des hommes rassemblés à l'ombre qui travaillent pour finir un stade sponsorisé par Coca Cola.

Nous entrons dans l'enceinte, pleine de stupas , à gauche se trouve l'un des plus vieux temples de la ville . Un vieil homme nous demande si nous voulons qu'il ouvre le temple. C'est gentil, nous acceptons avec joie. Un grand Bouddha doré au fond nous accueille, entouré par de vieilles peintures sur les murs . Le vieil homme pose même pour nous de sa propre initiative. Nous déposons 10000 Riels dans la boîte à donations, puis sortons en le remerciant. A l'exterieur les fenetres sont surmontées de sculptures .

Irrésistiblement attirés par la climatisation, nous entrons dans un petit centre commercial près du vieux marché et du restaurant où nous avions mangé. Nous commandons une glace à Swensen's, le Coit Tower . Pendant que nous attendons notre commande, Steph profite du WiFi pour passer un coup de téléphone à ses parents mais la communication est difficile, ça hâche. Quant à moi, après la glace, j'arrive pas à les joindre. En fait, ils dormaient encore.

Ravigotés par la fraîcheur de la climatisation et de la glace, nous nous rendons au vieux marché, à proximité. On y négocie pour les chemises, on prend un peu plus grand car ça semble tailler petit et en sortant, je prends un petit éléphant à 3 dollars au lieu de 7 initialement tandis que Steph repart demander au rayon nourriture pour les sauterelles. Apparemment, ça ne se gardera pas 15 jours à température ambiante.

En revenant vers l'hôtel, Steph négocie le massage à l'huile à 10 dollars au lieu des 18 affichés et moi je passe mon tour quand j'apprends que c'est un massage cambodgien, je n'ai pas envie d'avoir mal. Je rentre et laisse Steph seul, je profite un peu de la climatisation en faisant un bout de résumé du 25 décembre puis je retourne à l'institut rejoindre Steph qui m'attend depuis une ou deux minutes, il m'annonce que le massage était finalement relaxant. Tant pis!

Nous allons manger au restaurant où nous avions mangé le soir de la coupure d'électricité et je reprends du riz avec de l'ananas et du poulet que j'avais déjà mangé dans ce même restaurant quelques jours auparavant et Steph fait de même en prenant du porc au lieu du poulet avec un jus de mangue chacun. Je donne un billet de 10 $ et 2000 Riels pour l'addition de 7.5 $ et nous attendons... un long moment avant que le serveur ne revienne plus près de nous sans rapporter ce qu'il nous doit. Nous lui rappelons et il revient quelques instants après avec la monnaie. Quelque chose dans ce qu'il nous a rendu me chifonne, et au bout d'un moment on réalise qu'il nous a rendu 0.5 $ de trop (enfin, l'équivalent en riels). Tant pis, nous n'y retournons pas!

Près de la rue qui mène à l'hôtel, nous entrons dans un mini supermarché pour acheter des bananes. Nous faisons le tour mais ils n'en ont pas. Nous continuons donc un peu plus loin au petit centre commercial où nous avons trouvé notre poivre de Kampot et là, ils en ont ainsi que des mangoustans qu'on voulait goûter depuis longtemps. Comme on ne sait pas comment choisir, nous en prenons deux, un noir et un vert. Je veux aussi une glace mais celles que je veux sont molles, steph craint qu'elles aient dégelé. Du coup, je n'en prends pas. je m'arrête ensuite au premier supermarché et j'en prends une au parfum mangue qui m'échappe des mains 5 minutes plus tard en repartant à l'hôtel alors que je n'en avais mangé que la moitié.

Un peu plus tard dans la soirée, alors que nous les avions oublié, nous mangeons un des deux mangoustans, c'est assez bon même si au début on ne sait quelle partie manger entre la chair rouge sous la peau ou bien la chair blanche, au centre. Finalement, vive Internet, nous trouvons que c'est la chair blanche qu'il faut consommer.

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