Levé de soleil sur Angkor Wat

  Récit de voyage

 Levé de soleil sur Angkor Wat
StéphaneSabrina

Le réveil est programmé pour 4h du matin. Cette nuit, pas besoin de mettre le masque pour éviter de se faire réveiller par la lumière du jour, nous allons assister au lever de soleil sur Angkor Wat! Le réveil est dur, après 3 téléphones consécutifs en mode réveil, nous finissons par nous lever. Le sac ayant été préparé la veille il ne reste plus qu'à y ajouter les bananes achetées la veille également pour servir d'en-cas.

Dans notre salle de bain un invité surprise, un gecko accroché au plafond et sur la terrasse une petite grenouille .

Le chauffeur de tuk-tuk, pas bien réveillé, s'arrête à l'entrée du parc pour que nous achetions les billets mais nous les avons déjà, il nous dépose alors à Angkor wat à 5h30, on a oublié la frontale dommage, c'est certainement le seul jour où elle aurait pu nous servir. Les gardes pour contrôler les billets sont déjà là, de même que les vendeurs de livres et de cartes postales.

Nous nous installons aux abords du petit lac devant le temple et attendons... Le soleil ne se lève qu'à 6h27. A 6h, la nuit commence doucement à se dissiper et laisse entrevoir de gros nuages, le lever de soleil s'annonce quelque peu décevant. 6h27, le soleil essaye de passer entre le temple et les nuages, on est décus mais on se dit que les gros nuages donnent une ambiance particulière aux photos. A 6h40, le soleil s'est suffisament levé et les nuages se sont légèrement dispersés, la vue est finalement magnifique .

Sur le lac, quelques petites grenouilles semblent sauter à pas de géants au dessus de l'eau.

Les vendeurs se sont installés, et commencent à arranguer la foule pour le petit-déjeuner.

Nous repartons chercher notre tuk-tuk sur le petit parking qu'il nous avait indiqué mais nous ne le trouvons pas. Un autre chauffeur nous demande comment il s'appelle mais nous l'ignorons. Il nous conseille d'aller voir sur le grand parking à côté. Sab est sûre qu'il a dit le petit, mais nous faisons un tour quand même. Nous ne sommes pas les seuls à chercher notre chauffeur, d'autres touristes font aussi le tour du parking. Et encore, une partie est déjà sur d'autres sites. Nous retournons sur le petit parking et refaisons un tour, nous le trouvons endormi dans son tuk-tuk.

Nous lui demandons d'aller à Banteay Srei. Il est d'accord mais nous nous arrêtons en route à Ta Prohm construit à la fin du XIIème siècle et dont le nom signifie grand-père Brahma. Des arbres gigantesques ont poussé directement sur les constructions humaines et les racines rampent sur les toits des temples. A notre grande surprise, sculpté dans une fresque nous apercevons des dinosaures ! Nous allons ensuite à Banteay Kdei. C'est sympa aussi mais ce n'est pas ce que nous avons demandé, même si les deux noms sont proches. Banteay Kdei , ou « la citadelle des cellules monastiques », peut être traversée de part en part et le chauffeur nous attend d'ailleurs de l'autre côté de l'entrée.

Nous expliquons alors sa méprise à notre chauffeur qui nous emmène donc voir Banteay Srei cette fois. Le trajet est long et une fois arrivés sur place, il nous demande 10 $ supplémentaires. On ne comprend pas trop ce qu'il dit, il ne parle quasiment pas l'anglais, nous comprenons qu'il parle de droit d'entrée du tuk-tuk, d'essence, mais c'est à notre avis surtout une grosse commission supplémentaire pour lui.

Nous passons aux toilettes et décidons d'aller manger tout de suite. Une dame d'une soixantaine d'années nous propose son menu, qui ressemble étrangement à celui du petit restaurant en plein air près d'Angkor Wat: même feuille plastifiée, même menu, mêmes tarifs, et devant notre hésitation même baisse de prix immédiate à 2 $.

Puis nous allons visiter Banteay Srei surnommée la « citadelle des femmes » car les détails des sculptures sont tellement nombreux que d'après la légende, ils n'ont pu être faits que par une femme. André Malraux a même été arrêté à Phnom Penh après l'avoir pillé. Construit en grès rose , les détails sont légion et on pourrait y passer la journée à admirer chacun d'eux.

En revenant au tuk-tuk, nous trouvons encore une fois notre chauffeur endormi, avec sur le visage, la veste que Steph avait laissé. En se réveillant, il se frotte le visage dedans pouur essuyer la sueur. Super!

Il est encore relativement tôt, nous décidons d'aller à Bakong, beaucoup plus au sud. Le chauffeur a dû comprendre Baphuon car on se rend compte qu'il retourne sur Angkor. Nous lui reprécisons le nom du temple mais n'arrivons pas à nous faire comprendre. Nous abandonnons et retournons à l'hôtel.

Un peu plus tard, nous retournons manger au Blue wave: deux amoks au poulet , un smoothie à la banane et une pina colada (dont la paille est percée!). C'est la 2ème tentative de cocktail dans ce restaurant, c'est toujours pas terrible mais heureusement le smoothie et les amoks sont toujours aussi bons.

En rentrant, Sab prend un roti , cette crêpe à la banane qu'elle avait adoré en Thaïlande et une glace (c'est le dernier soir et peut-être les dernières crêpes et glaces avant de rentrer en France). Nous nous arrêtons pour acheter un plus grand sac. Dans la première boutique, le sac North Side est vendu 20 $, mais nous repartons, un peu trop vite d'ailleurs car le vendeur nous crie ok pour 13 $ depuis le pas de sa porte alors que nous étions déjà plusieurs mètres plus loin.

Nous arrivons ensuite dans un deuxième magasin, où nous avons le meme prix de départ initial. Le prix descend moins vite, elle nous dit avec le sourire ne pas pouvoir nous le vendre moins de 15 $, elle l'achète déjà à 13 $. Finalement, nous l'obtenons à 12 $ (c'est bizarre qu'elle veuille bien nous le vendre à perte, hein?).

En rentrant, nous demandons à un chauffeur de tuk-tuk son prix pour aller à Beng Mealea: 30 $ en tuk-tuk, 50 $ en voiture. Il parle bien anglais, est equipé d'un plan et peut faire guide sur place. En tuk-tuk, on en a pour 1h40 d'une route poussièreuse, en voiture, seulement 1h et c'est plus zen. Il nous parait difficile de négocier avec lui, toutes nos allusions sont esquivées. Nos passons à l'hôtel qui nous propose 80 $ en voiture. Nous retournons donc voir le chauffeur de tuk-tuk et prenons rendez-vous pour le lendemain, 7h30.

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