Récit de voyage
Nous nous réveillons à 7h30 pour partir pour la visite du bidonville. Le petit-dej, hélas n'a toujours pas les brioches mais toujours les tranches de pain, dommage! Sab a prévu qu'on rejoigne le groupe sur place à Mahim et qu'on prenne les billets à ce moment. Je préfère quand même passer un coup de fil pour réserver, qu'on ne se retrouve pas bêtement là-bas s'il n'y a personne.
En fait, c'est tout le contraire. On m'apprend que le tour de 10h est déjà complet, il ne reste donc que celui de 14h30, je réserve donc ce dernier.
Reste le problème de l'organisation, la visite dure 2h30, il faut compter 1h pour revenir à l'hotel, et d'après l'hôtelier au vu de la circulation cela risque d'être juste pour aller à l'aéroport.
Je demande combien ça nous coûterait si au lieu de prendre le taxi pour aller à l'aéroport depuis l'hôtel on prenait le taxi depuis l'hôtel jusqu'à Mahim, que le chauffeur nous attende la durée de notre visite et qu'il nous amène ensuite à l'aéroport. Le prix augmente alors de 500 ₹ à 900 ₹. Sab fait la moue, c'est quand même près de 2 fois plus. Je lui dis que si la visite du bidonville lui fait vraiment envie, ce n'est malgré tout que 5€ de plus. Nous décidons alors de faire la visite et de payer plus le chauffeur de taxi. Nous le réservons pour 13h30 à l'hôtel.
En attendant, nous allons faire le circuit pédrestre proposé par le Lonely Planet, on en a déjà fait de petits bouts, mais cela permettra de voir ce que l'on a raté.
Nous repassons par la porte de l'Inde, autant en profiter pour refaire une photo du Taj Mahal Palace. Nous passons la securité (on commence à être habitués) et cette fois, il doit être trop tôt pour eux, un des agents sirote son café, je passe donc sans encombre.
Pas de chance pour la photo du Taj Mahal Palace, les bateaux se sont garés de ce côté et obstruent un peu la vue.
Nous continuons notre tour, arrivons devant la grille du musée du Prince de Galles et entendons une jeune femme finir de donner des explications à deux hommes. Nous passons ensuite devant la sassoon library où nous retrouvons la jeune guide et ses deux touristes,Sab se dit qu'elle ne s'embête pas à reprendre l'itinéraire du Lonely...
Il est midi, nous repartons en sens inverse et passons devant un
resto le pain quotidien
que Sab avait repéré la veille ou
l'avant-veille. Il est un peu cher, mais à priori c'est un peu le lot
de tous les restaurants du coin. Je prends un risotto et Sab se lance,
prend une omelette et un cooler
pastèque avec une pointe de jus de
citron...et des glacons!! Elle se dépêche de le boire avant que les
glaçons ne fondent, elle avait demandé ce qu'il y avait dedans sans
demander expressément de ne pas mettre de glaçons.
On en aura pour 1253 ₹, ouch (l'eau était au prix faramineux de 95 ₹)!
Nous nous dirigeons vers l'hôtel, je prends enfin mon gâteau au
chocolat qui me faisait tant baver à chaque fois qu'on passait
devant. J'ai repéré en vitrine le chocolat opium
, ca me plaît bien
comme nom pour un accroc au chocolat comme moi. D'après Sab c'est un
peu juste, mais je prense qu'on a un peu de temps et je décide qu'on
peut s'installer à l'intérieur. Avant ça, il faut encore passer la
sécurité et ouvrir nos sacs.
Nous nous installons à l'étage, un écran géant passe un match de cricket Australie contre Inde (je crois). Le service est un peu long, résultat il ne me reste pas tant de temps que ca pour manger le gâteau. Celui-ci est bon mais rien d'exceptionnel.
On rejoint le taxi avec un peu d'avance 13h20, les valises sont
placées sur le toit (il les rentrera à l'intérieur lorsqu'il nous
attendra). C'est parti pour Mahim. Il nous demande en route si c'est
le côté Est ou Ouest. Nous n'en savons rien, nous lui donnons les
indications écrites sur la feuille du tour, c'est à priori côté
Ouest. Nous sommes un peu en avance, nous allons au point de
rendez-vous dans la gare, nous nous faisons aborder... ouf ce sont nos
guides. Ils attendent encore quelques personnes, en attendant on peut
acheter à boire à Vi-jay (on ne trouvera pas d'eau dans le bidonville)
ou aller aux toilettes au café coffee day
(vous entrez, vous allez
aux toilettes, ils s'en fichent si vous n'achetez rien a dit le
guide)... On achetera donc de l'eau et nous irons aux toilettes. Bon,
une fois chez coffee day, Sab craquera pour une glace (coupe avec deux
boules, dont la cuillère à glace a fait trempette dans une eau
incertaine).
Le guide nous dis que nous terminerons une station plus loin que celle où nous sommes, ils vont s'occuper de le dire à notre chauffeur mais je vais donc en profiter pour lui demander son numéro de téléphone pour être sûr de le joindre.
Ce bidonville est le premier plus grand d'Asie et le deuxième dans
le monde, après celui du Mexique, il fut fondé en 1880 sous l'empire
colonial Britannique. Il couvre 217 hectares pour une population
estimée entre 300.000 et 1.000.000 d'habitants de plusieurs religions
et de plusieurs ethnies. Dans la partie industrielle
, la plupart des
employés vivent dans l'usine afin d'économiser que le loyer, l'eau
etc... Ces employés viennent généralement d'autres parties de l'Inde
et envoie de l'argent à leur famille. Il y reste une vingtaine
d'années en général avant de rentrer dans leur village. Le bidonville
génère 650.000.000 de dollars par an d'exportation. La partie
résidentielle
est composée de plusieurs quartiers
selon les
religions suite à des émeutes relativement récentes. Il y a 2 ou 3
heures d'eau potable fournie par la ville et l'électricité toute la
journée, malgré quelques coupures parfois. La plupart des gens nés à
Dharavi restent à Dharavi même quand ils ont un travail qui leur
permettrait de changer de secteur. Il est difficile pour la ville de
se débarrasser du bidonville car un tiers du personnel de police de
Bombay vivrait dans le bidonville qui compte aussi comme habitants des
médecins, des ingénieurs...
La visite commence d'abord dans la partie commerçante et industrielle du bidonville. Nous ne visiterons pas d'usine d'aluminium, trop dangereuse, le guide ayant un jour reçu un éclat sur le crâne, il s'est ensuite coupé la peau en passant la main dans les cheveux. Sur place, le plastique est recyclé après avoir été trié par couleur, découpé, broyé, lavé, séché (sur le toit) et moulé en granulés. Toutes les machines utilisées sont concues sur place par des gens qui ne savent parfois même pas lire. Entre les bâtiments, nous passons, il faut faire attention où l'on met les pieds. Sab se sent épiée comme une bête de foire alors que ça devrait être l'inverse. Elle n'ose pas regarder trop les gens autour d'elle mais eux ne se gênent pas pour nous regarder passer.
Après la zone commerciale, nous passons dans la zone résidentielle et dans le quartier musulman. Nous visitons ensuite une école financée par les profits générés par l'association. C'est bientôt la fête des couleurs, Holi, qui consiste à se jeter des poudres colorées. En attendant, les enfants font des batailles d'eau teintées. Sab a un t-shirt blanc immaculé, elle a peur qu'il ne le reste pas longtemps. C'est moi finalement qui me prendrait de l'eau dans le dos, heureusement non teintée.
20 minutes avant la fin, juste après avoir visité une maison type des bidonvilles (environ 10m²) le guide nous demande le numéro de téléphone du chauffeur de taxi et l'appelle pour lui indiquer où venir exactement nous récupérer. Décidément, lorsque les indiens se parlent au téléphone, on a l'impression qu'ils s'engueulent.
Au bureau
de l'association, une boisson est offerte, pas
possible?! Sab prend un coca, il me reste de l'eau, je ne prends
rien. Nous remplissons un questionnaire et laisson un pourboire dans
l'enveloppe laissée à cet effet. Puis nous sortons,accompagnés d'un
des guides, avec un autre couple qui retrouve facilement son
chauffeur. Nous avons plus de mal avec le nôtre, le guide le rappelle,
en fait il attendait en face. C'est parti pour l'aéroport, il faudra
une bonne grosse demi-heure pour y aller.
En sortant, nous évitons de justesse le porteur qui accourait avec son chariot. Est-ce qu'on laisse un pourboire au taxi? Problème réglé, il ne rend pas la monnaie sur les 1000 ₹ qu'on lui tend.
Nous allons ensuite au comptoir de Spicejet. Nous étions en fait en classe supérieure (Spice max), je l'avais oublié. Nous aurions pu prendre une file réservée, mais de toute façon il n'y avait quasiment personne et nous étions en avance. Nos bagages ont une étiquette prioritaire, nous n'aurons pas besoin d'attendre une éternité pour les recupérer. Durant le vol, nous avons droit à un verre d'eau au début, bien avant les autres mais nous n'en aurons pas d'autre. L'hôtesse vient nous dire que nous avons un plat non végétarien de reservé. Le plat arrive, c'est un poulet tandoori, le plat est épicé... En même temps, nous sommes sur spicejet... En dessert, un yahourt dahi (comme celui conseillé par le médecin car contrairement au lassi, il n'est pas coupé avec de l'eau). Le yahourt est plus compact qu'en France mais c'est un peu domage qu'il soit nature, sans sucre.
Nous arrivons à Chennai et victoire! Les 2 premières valises qui sortent sont les nôtres! hourra!!! Nous allons ensuite au taxi prépayé et nous en prenons un pour Mahabalipuram: 1290 ₹. J'avais peur un instant que le prépayé ne soit disponible que pour aller à Chennai. Des trois guichets présents, seul celui du prépayé avait des clients.
En sortant de l'aéroport, on vient nous chercher et nous emmener à
l'endroit où différents chauffeurs attendent qu'on leur assigne un
client. Cette fois-ci, les valises tiennent dans le coffre. Notre
chauffeur a une voiture tunée
. Il y a un petit éclairage vert sous
le tableau de bord éclaire ses pieds et un écran tactile.
Il essaye de nous faire prendre la clim pour 300 ₹ de plus mais
rouler sans la clim avec la fenêtre ouverte ne nous dérange pas outre
mesure. Il fait tout de même plusieurs tentatives avant
d'abandonner. A 23h10, la route a quelques embouteillages, le
chauffeur fait demi-tour, dit no problem
et prend un autre
itinéraire... avec autoroute qu'il nous fera payer au prix
aller/retour.
En route, nous croisons des contrôles de police qui portent sur l'alcool au volant. Des barrières disposées régulièrement à droite et à gauche obligent les conducteurs à ralentir. Au bord de la route, une voiture semble avoir reçu le chargement d'un camion sur le capot avant.
Le chauffeur passe de la musique indienne. Sab apprécie audébut mais finit par n'en plus pouvoir.
Nous arrivons à Mahabalipuram vers 00h30, il lui faudra quand même un bon quart d'heure pour trouver l'hôtel, heureusement j'avais son numéro de téléphone. Il est tard mais nous faisons les formalités tout de suite: photocopies des passeports et fiches à remplir puis nous montons dans notre chambre fort agréable mais sans clim, il fait chaud, le ventilateur tourne au plafond. Nous avons laissé nos bouteilles d'eau à l'aéroport et n'avons pas pensé à en racheter. Nous demandons deux bouteilles d'eau au réceptionniste, manque de chance les magasins sont fermés et il ne doivent pas en avoir. Il ne nous en apporte qu'une seule mais au moment de la boire, je remarque que le bouchon n'est pas scellé... oups, je mets une pastille de micropur dedans et il faudra attendre 2h pour qu'elle soit potable... Nous téléphonons à nos parents mais comme il est déjà 1h30 du matin, on finira par dormir sans boire.
