Récit de voyage
Nous nous levons à 11h, la nuit a été reposante malgré les craintes de Steph vis à vis de la chaleur. En arrivant la veille au soir, il voulait prendre la climatisation directement mais je l'ai convaincu de passer la nuit avec le ventilateur et de voir ensuite. Pendant que je me prépare, Steph prend quelques photos de l'extérieur et va demander à la réception combien coûte une voiture à la journée pour nous amener de Mamallapuram à Kanchipuram puis à Pondichéry le lendemain. Il en coûterait 3600 ₹ ou 4000 ₹ mais Steph ne comprend pas la différence entre les deux.
A 11h30, nous decendons et voulons réserver, le chef
n'est pas
là, il faut revenir plus tard. Nous sortons et cherchons où manger. Le
Lonely Planet conseille le Moonrakers,
ça tombe bien, il n'est pas
loin de l'hôtel, nous voyons une pancarte. Nous sommes devant la
pancarte quand Steph remarque qu'elle est placée devant un autre
restaurant et que ce n'est pas le Moonrakers. Celui-ci est de l'autre
côté de la rue. Un homme nous dit alors qu'on peut aller en face mais
que son restaurant, le Blue Elephant, est une filiale
du
Moonrakers. Nous entrons et la déco est sympa, les statues rappellent
la Thaïlande, il y a plein de statues de bois sculté.
Steph commande une purée de pomme de terre aux champignons avec du fromage ainsi qu'une bouteille d'eau et moi un curry végétarien à la noix de coco avec du riz et un coca. Le curry me réconcilie un peu avec la nourriture indienne, il est délicieux. Avant de partir, nous commandons une autre bouteille d'eau et payons 480 ₹ le repas (tip?).
En sortant, nous poussons jusqu'à la plage au bout de la rue. Elle ne donne pas vraiment envie de s'y baigner: non seulement c'est une plage de pêcheurs avec ses bateaux mais surtout, elle est jonchée de détritus... Pendant que Steph s'avance un peu pour prendre des photos, une femme essaye de me vendre ses bijoux, je refuse.
En repartant, nous nous arrêtons dans deux agences de voyages. La première, tenue par une femme, nous propose le même prix que l'hôtel, nous allons voir plus loin. Dans la deuxième agence, l'homme à l'intérieur fait venir un autre homme qui appelle lui-même un autre homme qui nous propose la voiture à 3500 ₹ après négociation. Nous refusons et raccrochons. Le deuxième homme nous demande alors combien nous a proposé l'homme au téléphone, il travaille à l'hôtel à côté et je le soupçonne de vouloir soit faire conccurrence soit s'aligner sur les prix.
Nous rejoignons ensuite les différents monuments
à voir dans
Mamallapuram. Au moment où nous arrivons vers les grilles d'un parc
d'où nous voyons un énorme rocher en équilibre précaire, un homme nous
aborde. Il tente de faire le gentil indien qui veut aider les
touristes en nous indiquant l'entrée. Nous cherchons à nous débarasser
de lui, il nous dit tout de suite je ne suis pas un guide
. Quand
quelqu'un se met à lui parler, nous en profitons pour lui fausser
compagnie. Malheureusement, il nous rejoindra à l'entrée du parc en se
faisant accompagner sur scooter. IL nous suit au pied du rocher, nous
explique que les anglais ont essayé de le faire tomber avec des
éléphants mais qu'ils n'y sont pas parvenus. Steph arrive à s'en
débarrasser et nous pouvons enfin prendre nos photos du rocher
tranquillement. Il est à contrejour, c'est dommage.
Des familles s'y mettent à côté, les enfants descendant en glissant, comme sur un toboggan. Steph monte et se place sour le rocher, je le prends en photo. Une famille demande à ce que je les prenne en photo, ils sont à contrejour mais j'obtempère puis je monte leur montrer la photo et me faire prendre en photo sous le rocher à mon tour. Je descends comme les enfants, en glissant mais sans être très rassurée, l'appareil à la main.
Nous continuons notre balade dans le parc, passons plusieurs grottes, il y a même un phare mais il fait trop chaud, nous ne grimpons pas. Nous sortons du parc, achetons de l'eau et nous arrêtons devant une boutique avec des porte bougies comme ceux que j'avais déjà achetés. Nous entrons et négocions le prix. Il en voulait 200 ₹ ou 300 ₹ mais j'argue le fait que j'en ai acheté pour bien moins cher que ça, à 100 ₹. Il consent alors à baisser son prix à 120 ₹, nous acceptons. Il nous demande alors si nous avons un stylo. Les stylos européens sont très bien vus par ici. Je lui en sors un, paye un autre homme parceque notre vendeur s'absente entre temps et nous voilà repartis pour les 5 Rathas.
Il faut encore marcher sous le soleil, Steph me motive en me disant qu'il y a un centre commercial non loin. J'imaginais ça avec de la clim et en intérieur, en fait il s'agit d'un bloc de petits commerçants à demi ouverts. Là nous achetons notre billet d'entrée pour les 5 Rathas, nous avons un doute. Il s'agit d'un billet combiné mais les autres monuments sont disséminés un peu partout en Inde (dont à Delhi, Agra...). Je retourne demander confirmation au guichetier, il me dit alors que c'est juste pour Mamallapuram. Heureusement, parce qu'on a déjà payé pour certains de ces monuments et qu'en plus les tickets tamponnés du jour de visite, or le ticket n'est valable qu'une seule fois.
Les 5 Rathas sont un groupement de 5 monuments découverts par les anglais. Nous refusons le guide à l'entrée, Steph a pitié de moi qui n'aime pas particulièrement prendre un guide. Les monuments sont très beaux mais difficiles à prendre en photo. Non seulement il y a de nombreux touristes mais en plus les indiens eux-mêmes nous en empêchent. En effet, ils adorent monter sur la statue du lion ou se mettre devant l'éléphant pour se faire prendre en photo.
Au bout d'un moment, nous avons nos photos, nous ressortons. On essaye encore denous vendre des chaussures en cuir, des babioles en marbre. Tout ce j'achète, un peu plus loin, c'est une glace que j'avale vite, avec la chaleur, elle fond à vitesse grand V.
Nous décidons de repasser par le parc de l'aller, nous n'avons pas vu la pénitence d'arjuna et ça a l'air très beau. Pendant que je prends une photo globale d'une grotte que j'avais oubliée de prendre à l'aller, un homme vient pour entamer la discussion. Il nous demande si nous sommes des photographes professionnels, il n'a jamais vu d'appareils aussi gros. Nous aurions dû dire oui, après notre réponse, il veut nous faire venir dans son école d'art pour que nous prenions des photos et qu'on les lui envoie après. Nous lui disons que nous ne sommes pas intéressés et continuons notre chemin. Nous continuons en montant sur un grand rocher en face du phare puis nous redescendons. Juste au moment où je disais à Stéphane que j'espère qu'on ne croisera pas encore l'homme de l'école d'art, le voilà, assis sur un rocher. Il nous attendait le bougre! Du coup, nous l'évitons en passant à gauche et nous ne trouvons pas la pénitence d'arjuna, je parie qu'elle était à droite!
Nous arrivons à la fin du parc, nous hâtons le pas pour aller au temple du rivage. Steph l'a repéré sur le plan de son téléphone ais en voyant qu'il continuait tout droit sans tourner, j'ai un doute. En fait, Google le situe en plein milieu de la ville alors qu'il est en bord de mer!
Nous bifurquons alors et y arrivons. Là aussi, il est très joli
mais il y a pas mal de monde et notamment des groupes qui s'arrêtent
face à la gravure principale. Nous n'arriverons, à peu près, à avoir
une photo sans trop de monde que vers la fin, après avoir fait un tour
dans le passage entre le bâtiment principal et le mur qui l'entoure,
un mètre plus loin. Un bouddha est couché, dans la petite stupa
à
l'avant mais il fait bien trop sombre et c'est bien trop étroit pour
que ça rende quelque chose.
Le soleil se couche, nous repartons vers l'hôtel. Nous nous arrêtons au Moonrakers où nous dînons de spaghettis à la tomate pour moi et d'un curry végétarien avec du riz pour Steph avant de rejoindre notre chambre.
