Récit de voyage
Je me réveille plusieurs fois mais je ne me lève que vers 11h quand Steph rentre de son petit-déjeuner au Bon Bakes. Il a encore pris le menu danish combo et un chocolat chaud. Le serveur ne comprend pas car dans le danish combo il y a un café, un pain au chocolat et un jus de fruit. Or Steph veut bien tout ça mais avec en plus le chocolat chaud. Il ne lui amnène que le pain au chocolat et le chocolat chaud. Steph abandonne et ne gardera que ça, il payera comme s'il avait pris les deux à l'unité. Steph trouve que le chocolat chaud ressemble surtout à un lait chaud, au 3/4 fini, il se rend compte que le chocolat n'avait pas été remué.
Il repart ensuite au Hot Bread me prendre un muffin. Comme il n'y en a qu'un, il prend aussi un cake à la banane, pour 77 ₹. Il donne les 3 ₹ restants à une mendiante dans la rue en sortant pour revenir à l'hôtel.
Une fois rassemblées les affaires, nous les mettons dans la salle d'accueil à l'étage du dessous et descendons. Pendant que Steph commence à expliquer que nous voulons réserver un taxi à la micro boutique dans la rue où nous étions passés la veille, je prends une photo d'un temple situé non loin de là. L'homme qui se tient sur la table (dans la rue) appelle le chauffeur de taxi avec son téléphone et le passe à Steph qui donne les informations relatives au trajet (heure, lieux...). A un moment, il ne comprend plus rien de ce que dit son interlocuteur, il repasse le téléphone à l'homme qui discute du prix. Celui-ci annonce alors que le trajet coûtera 500 ₹. Steph marchande le prix, ça sera 300 ₹ et puis c'est tout! L'homme traduit le marchange au fur et à mesure au chauffeur de taxi mais Steph tient bon, nous obtenons nos 300 ₹.
Nous repartons ensuite et rentrons dans la boutique de la veille pour acheter la tunique que Sopheap veut. Stéphane montre la photo à la vendeuse de la veille mais elle ne dit pas reconnaître le modèle (ou bien ne se souvient que de la couleur), elle nous en propose d'autres! Finalement, elle retouve la bonne tunique et nous l'achetons non sans qu'elle ai essayé de nous vendre le legging associé (mais dont la couleur n'allait pas tout à fait avec la tunique).
Nous nous rendons alors à Suguru où nous avons mangé la veille. L'endroit est toujours aussi fraîchement climatisé, j'apprécie. Steph commande un jus de citron frais avec un uppatham à la tomate et moi un jus de pastèque et un sandwich au fromage. Il n'y a quasiment que des européens dans la salle qui est loin d'être pleine comme la veille. Steph a fini son uppatham depuis 5 ou 10 minutes quand mon sandwich arrive accompagné de 5 ou 6 frites qui se battent en duel! Et je n'ai même pas fini mon sandwich que la note arrive! Dommage que le service soit inclut dans l'addition, j'aurais bien sucré le pourboire. Nous en avons pour 225 ₹, je n'ai pas les 5 ₹ pour faire le compte rond et je me doute qu'ils vont garder la monnaie si je mets 230 ₹, du coup je pose un billet de 500 ₹ et attend ma monnaie.
Comme nous avons un peu de temps avant l'heure de rendez-vous pour le taxi, nous refaisons un tour dans le quartier français pour quelques photos d'ambiance. Nous repassons au temple de l'éléphant que nous avons visité la veille, toujours pas d'éléphant et tout le monde remballe, c'est l'heure de la pause déjeuner pour les indiens. Nous rentrons ensuite à l'hôtel, Steph descend les valises pendant que j'attends dans la rue pour voir si le taxi n'arrive pas. Il s'arrête pour me demander si nous allons à Auroville juste au moment où Steph est parti chercher les dernières affaires. Il a un grand coffre, on pense que les deux valises peuvent tenir dedans mais non, la petite valise va sur le toit.
En route, le chauffeur appelle quelqu'un, sûrement pour savoir par
où passer. En arrivant aux portes d'Auroville,
le chauffeur doit
montrer patte blanches à des agents de la sécurité qui gardent la
route. Nous leur montrons notre réservation sur le téléphone de
Stéphane et ils laissent passer la voiture. Nous nous engageons alors
sur une petite route en terre ocre bordée de végétation. Le chauffeur
ne connaît pas bien la route, il demande deux fois à des passants
en
vélo ou scooter si Sharnga Guesthouse est bien par là. Il nous dépose
près de la guesthouse mais en roulant les valises sur quelques mètres,
nous nous rendons compte qu'il aurait pu nous déposer quelques mètres
plus loin. 20 minutes après être partis de Pondichéry (et 320 ₹ en
moins, pourboire compris) nous voilà à notre guesthouse.
Nous arrivons à la réception mais il n'y a personne, nous attendons et repérons le code du WiFi. En fait, la réceptionniste nous indiquera un peu plus tard qu'il faudra aller sur la terrasse pour y avoir pleinement accès, au milieu des moustiques. Elle arrive quelques instants plus tard, nous emmène ensuite à notre chambre où nous déposons les affires puis nous retournons à la réception où elle nous prend en photo avec une webcam et nous fait remplir sur un carnet nos informations (comme d'habitude). Elle nous explique ensuite que nous pouvons déposer notre linge dans une corbeille et qu'il sera prêt le lendemain matin, ça tombe bien, nous avons notre linge de prêt dans un sac, nous le mettons directement. Elle nous fait ensuite visiter la terrasse (avec une petite piscine, youpi!) et nous explique que le dîner est servi à 19h sur une grande table où les clients mangent tous ensemble, elle nous montre également où remplir nos bouteilles d'eau potable (eau osmosée, nous apprendrons le soir par une française que la machine est fabriquée à Auroville même).
Une fois revenus dans la chambre, je prends une douche et je vais ensuite dans la petite piscine de l'hôtel. Il n'y a que deux europpéens sur la terrasse, je peux me baigner tranquille (apparement les indiens se baignent habillés). Je barbote et ça me rafraîchit bien. Au bout d'une quart d'heure, je sors (après avoir attendu que l'indienne qui nettoyait les table soit partie) j'enroule la serviette autour de ma taille et je remets mon t-shirt le temps de rejoindre la chambre où je me rhabille tranquillement. Nous sortons et demandons à la réceptionniste comment faire pour se déplacer, on a le choix entre le vélo et une petite moto électrique. Comme je ne suis pas sûre de moi pour prendre une moto, nous choisissons le vélo. Il faudra pédaler! La réceptionniste nous en sort deux d'un petit garage et nous montre comment bloquer la roue arrière et éviter ainsi les vols. Je ne connaissais pas ce système, l'antivol est directement monté avec la roue, une fois la clé tournée, la roue est bloquée. Il faut juste garder le vélo devant sa porte sinon nous ne sommes pas sûrs d'en avoir le lendemain. Pour 40 ₹ par jour (et par personne, je suppose), c'est pas très cher.
Nous voilà partis pour le centre des visiteurs. La réceptionniste nous a donné une carte mais c'est difficile de s'y repérer. Nous arrivons à bon port mais seulement grâce au GPS du téléphone de Steph, je ne crois pas que nous ayons emprunté le chemin officiel. Là, nous visitons quelques boutiques (où certains produits ont deux prix?!) avant de monter au centre d'information. Le matrimandir se visite mais le bureau est fermé. Il faudra revenir le lendemain entre 10h et 11h ou entre 14h et 15h sauf les mardis où c'est fermé. Nous redescendons et rentrons dans le bâtiment expliquant le fonctionnement du matrimandir. Il est tard, nous nous faisons presque mettre à la porte. En sortant, nous voyons une affiche disant qu'en regardant une video de 10 minutes, le centre donne un pass pour le point de vue sur le matrimandir. C'était ce que mentionnait le Lonely Planet, trop tard!
Nous enfourchons notre vélo et repartons, j'ai repéré un ou deux temples sur la carte et le buddha garden. En partant, alors que Steph passait la barrière derrière le visitor's centre, il se fait apostropher par un garde. Celui-ci lui conseille d'enrouler la lanière de son sac placé dans le panier à l'avant autour du guidon de façon à ne pas se le faire arracher. Lorsque je vois un temple, je m'arrête, il y a également une pancarte indiquant le buddha garden. Nous traversions la route pour tourner à droite et nous prenons quelques photos du temple avant d'aller au jardin. Il se révèle être un jardin potager avec du maïs, des poivrons, du basilic, des tomates, des bananes et quelques plantes que nous n'arrivons pas à identifier. Le compost est pratiqué et quelques poules sont également élevées dans le but de manger un maximum de déchets (et produire quelques oeufs). En sortant, des bidons attirent notre attention, ils sont là pour le tri des déchets non compostables.
Nous repartons, traversons des villages, le chemin est long pour Steph qui stresse dès qu'on le klaxonne pour le doubler. Il s'arrête sans prévenir, je freine mais trop tard, bing! Plus de peur que de mal, le vélo n'a rien, nous repartons. Finalement, nous arrivons à la bifurcation où des agents surveillent l'entrée et où les véhicules à moteur sont interdits, Steph va pouvoir se détendre, nous sommes presque arrivés. Une fois à la maison d'hôte, nous allons dans la chambre où Steph prend une douche (froide) avant le dîner. Je change de tenue, enfile un pantalon pour éviter les moustiques (je me suis encore fait piquer cet après-midi) mais je garde mon haut à fines bretelles, je me "parfume" juste les bras à l'antimoustique.
Nous nous mettons à table: salade de concombres au lait (?), j'ose en prendre ici en me disant qu'ils ont l'habitude des européens. Le plat principal est très bon, un genre de riz cantonais végétarien avec des noix de cajou (riz, carottes, omelette très fine, rasins secs, oignons, chou chinois, menthe) servi avec des popadoms nature. Nous nous resservons plus par gourmandise qu'autre chose, nous n'avons plus faim. Nous avons même droit à un dessert, une glace à la mangue, miam! Steph finit sa part alors que j'avais proposé de l'aider, snif! Une française nous aide et nous indique les choses à voir à Auroville et les astuces pour aller voir matrimandir de près si nous n'arrivons pas à avoir la visite guidée. Le courant est revenu dans la chambre (sur les prises, les lampes marchaient même avec la coupure d'électricité dans l'après-midi), le ventilateur marche, youpi! Il est bruyant mais nous aurons moins chaud. Nous branchons l'antimoustique car une fenêtre n'a pas de vitre et la grille n'est pas très fine. Heureusement, un rideau devant permet de filtrer un peu plus l'entrée des moustiques. Après une douche et l'écriture du compte rendu, il faut se coucher, nous nous levons tôt le lendemain pour essayer d'avoir une visite de matrimandir.
