Jungle trek et ferme aux fraises

  Récit de voyage

 Petit déjeuner express
StéphaneSabrina

Notre réveil sonne à 8h10, nous nous levons et préparons nos affaires. Nous prenons également une tartine du pain de mie acheté la veille avec de la confiture. Steph n'a pas fini de manger sa tartine qu'on toque à la porte, la gérante nous demande si nous avons une excursion aujourd'hui et si oui, qu'on nous attend en bas. Steph prend quand même une tranche supplémentaire car il a faim et nous descendons.

 Le chauffeur nous attend... ou pas
StéphaneSabrina

Nous sortons mais il n'y a personne dehors... La gérante nous dit que le minibus allait repasser. Quelques minutes plus tard, après que Steph soit remonté chercher 35 RM qu'il avait laissé sur le lit, le minibus arrive. Le chaufeur, Jason, nous ouvre la porte et bonne surprise... une place devant est libre et une autre juste derrière. Steph prend celle juste derrière et je monte devant lui. Nous roulons une bonne demi-heure avant de nous arrêter.

 Comme un jet de sarbacane
StéphaneSabrina

Jason nous fait nous assoir à côté d'un autre groupe en attendant que démarre une démonstration de sarbacane. Jason nous montre une fine aiguille de bois d'une quinzaine de centimètres dont le bout est noirâtre et nous explique qu'il s'agit d'un poison qui tuerait un homme en une minute. Les descendants des aborigènes nous font ensuite une démonstration . L'un d'entre eux introduit une autre aiguille sans poison et non aiguisée dans le tube, referme avec un genre de coton et souffle dedans. L'aiguille perce bruyamment une cible en polystyrène placée à quelques mètres de là. S'ensuit alors une période d'essais par les touristes. Steph et moi ne nous y essayons pas: Steph par peur du ridicule, moi par peur des millions de microbes déposées par des dizaines de bouches chaque jour. Jason nous indique que l'on peut acheter une version miniature de cet objet mais qu'on n'est pas obligé.

 Jungle trek
StéphaneSabrina

Jason nous demande combien d'entre nous veulent un bâton pour marcher, je lève la main, je trouve ça bien utile pour s'aider à marcher. Nous entamons ensuite notre montée. Le début est raide, j'ai déjà du mal et nous n'en sommes qu'au début! Heureusement, la pente s'adoucit ensuite et je peux souffler! Notre guide Isma (Jason nous ayant abandonné pour ne pas nous ralentir) nous montre plusieurs plantes (une sorte de gingembre blanc (Zingiber spectabile), une racine odorante et un bâton qui servirait à la préparation du baume du tigre) pendant que ses collègues nous coupent puis nous distribuent les bâtons de bambou. Nous marchons pendant environ deux heures , traversons des ponts de bois et bambous ainsi qu'un petit cours d'eau (Isma avait des bottes jaunes, c'était donc pour ça), passons près d'une petite cascade avant d'arriver vers la fameuse rafflesia , la plus grosse fleur du monde. Elle ne s'ouvre que depuis deux jours, donc pas encore complètement comme sur les photos, mais elle est néanmoins impressionnante. Tout le monde se presse pour prendre des photos alors que des dizaines et des dizaines de petites abeilles nous tournent autour et se posent même parfois sur nous. Elles ne sont pas agressives car nous restons là un bon moment sans qu'elles ne nous piquent, à l'exception d'une adolescente qui se fait piquer à peine arrivée. Isma nous dit qu'il ne faut pas chasser les insectes en faisant de grands gestes, souffler dessus suffit à les faire fuir sans les rendre agressives.

Steph et moi sommes parmi les premiers à photographier la fleur mais nous n'avons pas pensé à nous prendre avec elle. Il faut donc attendre un deuxième tour qui viendra tout à la fin alors que j'étais prête à repartir sans autre photo tant les abeilles nous tournent autour. Nous entamons notre descente, dépassons un adolescent qui s'est arrêté (ses parents sont semble t-il devant nous) et reconnaissons tous les endroits que nous avons traversé en montant. Quand nous arrivons en bas, la mère de l'adolescent nous demande s'il y a quelqu'un derrière nous. Je répond que non, d'autant que les deux locaux qui fermaient la marche sont redescendus en mobylette depuis 2 minutes. Elle commence à paniquer, part vers le guide quand d'autres membres de la famille lui crient qu'ils le voient.

Nous nous asseyons à nouveau au même endroit où nous avions assisté à la démonstration de sarbacane et profitons de la pause pour boire tandis que l'adolescent se fait sermonner pour leur avoir fait une peur pareille et qu'il répond qu'il voulait voir s'ils se souciaient de lui. D'autres touristes essayent également la sarbacane et Jason nous répète que si nous en voulons une, c'est le moment. Personne ne semble décidé, nous reprenons le mini-bus.

 Pause repas malaisien
StéphaneSabrina

Jason nous demande ce que nous voulons manger: malaisien, indien, chinois... Nous optons pour malaisien. Jason nous prévient: il s'agit d'un buffet où l'on paye ce que l'on prend à l'unité. Plus on remplit l'assiette, plus c'est cher! Nous arrivons au Highlanders restoran où je m'installe directement tant qu'il reste des places de libres pendant que Steph fait la queue. Il prend du riz blanc, servi d'office, un genre de crêpe, un samossa, un roulé frit (qu'est-ce donc à l'intérieur? je ne sais pas mais c'est bon), un genre de gros galet végétarien aux légumineuses ainsi qu'une sauce un peu épicée. J'ai pris quasiment la même chose, sans la crêpe et le galet et en remplaçant la sauce épicée par un genre de bouillon de légumes pour parfumer le riz blanc. Avec ça, nous nous laissons tenter par un jus de cane et un jus de litchi en canettes. Bref nous avons deux belles assiettes et certainement les yeux un peu plus gros que le ventre.

 La ferme aux fraises
StéphaneSabrina

Une fois notre estomac rempli, nous repartons et nous arrêtons à la ferme aux fraises. Jason nous fait remarquer que c'est la moins chère des fermes, à raison de 35 RM/kg soit près de 9 €. Les fraises poussent dans des pots à hauteur d'homme, à raison de deux rangées de chaque côté. Jason fait le rigolo et nous montre de quoi faire une photo originale . Il prend Steph comme modèle et lui demande de faire comme s'il avait une fraise géante dans les mains puis il place une fraise à quelques centimètres de l'objectif et prend la photo. Il nous invite ensuite à prendre un jus de fraise ou un milkshake ou bien des brochettes de fraises recouvertes de chocolat. Comme on est gourmands mais qu'on ne veut pas forcément cueillir 1kg de fraises à prix d'or, on choisit de partager un jus de fraises et une brochette fraise/chocolat . Je dois avouer que c'était bon mais que je n'ai rien appris de cet attrape-touriste.

 La ferme aux papillons, hésitation
StéphaneSabrina

Nous repartons et nous arrêtons à la ferme aux papillons. Steph et moi descendons mais il n'y a que nous qui sommes potentiellement intéressés, certains ne le sont pas et d'autres l'ont déjà visitée. Nous remontons et rentrons à Tanah Rata, étant toujours hésitante sur le fait de visiter ou non la ferme aux papillons.

 Glaces, cartes postales et tickets de bus
StéphaneSabrina

En rentrant à l'hôtel, nous décidons de dépenser deux coupons à la supérette pour manger le soir et montons les courses. Je suis trop crevée pour ressortir, Steph me propose d'aller m'acheter une glace avec les deux derniers coupons. Il remonte pour me la donner et déposer l'eau qu'il a acheté en même temps mais redescend car il n'aime pas trop manger sa glace à l'intérieur. Il en profite pour flâner et trouve des cartes postales ainsi que le bureau de poste mais il n'a pas pris son portefeuille, il est obligé de revenir à l'hôtel le chercher avant de repartir acheter les cartes et les timbres qui ne sont vraiment pas chers: 0.50 RM soit 0.12 € pour une carte postale de taille standard vers l'Europe, les plus grandes devant être affranchies plus cher. Il achète également nos billets pour le car allant à Penang. Nous avions hésité à prendre un mini-bus avec la même compagnie que les excusions car celui-ci nous déposerait directement à notre hôtel mais même s'il ne nous dépose pas au centre de Georgetown et qu'il faut ensuite prendre le ferry puis marcher pour rejoindre l'hôtel, Steph fait valoir le confort du car sur le mini-bus.

 Plateau repas a l'hotel
StéphaneSabrina

Vers 19h30, nous mangeons nos courses quasi gratuites grâce aux coupons: du pain de mie avec un genre de pâté de poulet en boîte qui est d'ailleurs trop gros pour nous deux, surtout que Stéphane n'en raffole pas. Nous terminons notre repas en tartinant de la confiture qu'il nous restait du matin.

Galerie photos