Départ pour George Town

  Récit de voyage

 Bye bye hotel Camellia
StéphaneSabrina

Notre réveil sonne vers 7h10, notre bus part à 8h mais il faut y être 15 minutes avant. Heureusement, nous avons préparé les valises la veille au soir, il n'y a plus qu'à ranger les pyjamas et rendre la clé de la chambre avec le badge à l'épicerie.

Une fois cette formalité accomplie, nous nous dirigeons vers l'arrêt du bus situé non loin de là. Steph fait demi-tour pour prendre la façade de l'hôtel en photo, nous sommes en avance, il a le temps.

 Départ pour Butterworth (George Town)
StéphaneSabrina

En arrivant au car, nous rangeons les valises dans le coffre et montons. Première déception, les sièges ne sont pas larges comme pour notre arrivée à Tanah Rata. Je n'ai pas vu de numéro de siège, nous nous installons donc sur la deuxième rangée à gauche. Steph me fait remarquer que les numéros doivent être inscrits, il regarde et remarque que les lignes sont décalées. Nous sommes aux sièges 3 et 4, sur la première rangée de gauche. 2nde déception: il y a moins de place pour étendre ses jambes que sur les sièges de derrière car il y a comme un petit mur face à nous. En plus, une barre me cache la vue de la fenêtre. Je suggère à Steph de changer si personne ne s'installe derrière nous mais raté, les places sont prises. Une famille de français monte et s'installent plus au fond, je les entendrai dire lorsqu'ils descendront à Ipoh pendant notre pause que l'un des fils a été malade dans les virages. Le bus n'est pas extrêmement rempli, même après un autre arrêt de l'autre côté de la ville pour faire monter d'autres passagers. C'est parti pour 5h de route!

Je bouquine un magazine pendant que Steph pique du nez. De temps en temps, je lève les yeux et vois le paysage changer: de montagneux il devient plus plat, plus sec aussi. A Ipoh, environ 2h plus tard, c'est la pause pipi. Je n'en peux plus de rester assise, le levier pour baisser le fauteuil me rentre dans la cuisse. Évidemment, puisque j'ai posé le sac à dos par terre entre mes jambes. Je laisse Steph faire son tour en premier puis j'y vais. Je n'ai pas tellement envie d'aller aux toilettes (d'autant qu'elles sont payantes, m'a dit Steph) mais je fais le tour de la gare routière de l'intérieur (clim oblige car il fait chaud dehors). Je trouve les premières toilettes, avec dame pipi à l'extérieur, je continue mon chemin en passant devant quelques restaurants et surtout des dizaines de cubes (dont la majorité sont vides) avec des vendeurs de tickets de différentes compagnies de bus. J'arrive devant d'autres toilettes, sans dame pipi cette fois (mais toujours avec une table et une chaise devant). Je décide de frauder et d'y aller. Bon, j'aurais pu payer, c'était seulement 10 ou 20 centimes de ringgits...

Je retourne ensuite dans le bus et décide d'inverser le sens, Steph vers la fenêtre et moi côté couloir cette fois. Ça plaît moyennement à Steph qui ne peut plus étendre la jambe droite dans le couloir mais tant pis, à chacun son tour! Nous repartons et Steph repique du nez. A un moment, je décide de mettre mon sac dans le couloir et je suis tout de suite plus à l'aise. Je mets le GPS en route sur le téléphone, j'ai envie de savoir si nous sommes loin et comme Steph dort... Nous nous rapprochons de plus en plus et il finit par se réveiller, je lui signale alors que nous ne sommes plus très loin.

A Butterworth, nous descendons et récupérons nos valises. Une femme vient nous aborder en anglais mais je sais qu'elle parle français, je l'ai entendu discuter avec la famille à Ipoh. Elle se demande s'il faut vraiment descendre là, nous lui expliquons que le car va jusque sur l'île mais qu'il ne va pas dans le quartier historique, il va dans le sud et il faut ensuite prendre un bus. C'est plus simple de descendre ici et de prendre le ferry ensuite. Un jeune homme en sac à dos vient ensuite se joindre à nous et lui dit la même chose, elle et son mari le suivent. Nous partons dans la même direction mais hésitons.

 Billet retour pour Kuala Lumpur
StéphaneSabrina

Steph ne veut pas se retrouver bloqué pour le départ et veut acheter les billets de train. Normalement on peut le faire par internet, mais il préfère le faire directement à la gare située non loin de là. Je garde les valises (la mienne a une roulette qui part en vrille) pendant que Steph va réserver les billets. Il revient une dizaine de minutes plus tard pour me dire que le départ le 30 juillet n'était pas possible et qu'il ne restait des places que pour le 29 juillet au matin, ce qui ne nous arrange pas car nous avons réservé l'hôtel jusqu'au 31 juillet. Nous décidons ensuite d'aller à Kuala Lumpur par bus, seulement si les sièges sont bien larges comme pour venir à Tanah Rata. Steph repart vers la station de car, située moins loin (et plus accessible avec de grosses valises car il n'y a pas d'escaliers à monter puis descendre). Il se fait prendre en main par un homme qui l'amène directement à un guichet pour réserver les billets de bus et qui attend ensuite non loin de là, sans doute pour toucher une commission ensuite. Steph revient billets en poche.

 Ferry pour George Town
StéphaneSabrina

Nous nous dirigeons ensuite vers le ferry. Il faut payer 1.20 RM par personne. Le guichetier ne prend que les nouvelles pièces (à quoi ressemblent-elles? Mystère), nous allons sur le côté mais avec nos valises, j'ai peur de ne pouvoir passer le tourniquet. Heureusement, un employé récupère notre argent et nous ouvre une porte juste à côté. Nous embarquons ensuite sur le ferry , il y a plein de place, nous nous installons à peu près au milieu. La traversée est relativement rapide.

 Un long trajet vers l'hôtel
StéphaneSabrina

En sortant du port, je demande à une vendeuse de téléphone où je peux faire réparer mon téléphone, elle me conseille d'aller au centre commercial de Komtar. Ceci noté, il faut aller à l'hôtel. Hélas, le trajet à pied sera moins rapide que la traversée en ferry. Il fait une chaleur écrasante et nous avons deux lourdes valises, dont une qu'il vaut mieux éviter de trop traîner derrière soi, même si la faire rouler debout sur ses trois roulettes encore utilisables est un peu plus fatiguant.

Au bout d'une vingtaine de minutes interminables, nous arrivons à l'hôtel... Il faut encore monter une flopée de marches d'escaliers avant d'atteindre l'accueil. Nous montons ma valise à deux, elle est trop lourde! Une femme nous souhaite la bienvenue et nous remet les clés de la chambre ainsi que la télécommande de la clim, merci mon dieu! Nous payerons un peu plus tard car nous n'avons pas assez d'argent, il faudra retirer de l'argent. En revanche, nous sommes à l'étage... Encore des escaliers! Steph souffle, je monte ma valise toute seule et redescend pour prendre la sienne. Nous entrons dans la chambre, sommaire mais avec salle de bain privée... Bon on aura un peu de bruit car la chambre est située juste à côté des salles de bain communes, mais on va dire que ça ira... Nous ne profitons pas longtemps de la climatisation, nous n'avons pas encore mangé, il faut ressortir.

 Bagels et arrestation a l'américaine
StéphaneSabrina

Nous revenons sur la rue par laquelle nous sommes arrivés et où nous avions repéré plein d'endroits où manger. Après notre épopée, je n'ai pas envie de courir après un restaurant en s'arrêtant devant chaque enseigne, chaque menu affiché dehors. Arrivés devant une pâtisserie adjacente (et communicante, la même enseigne?) à un restaurant spécialisé dans les bagels -Mugshot cafe-), je saute sur l'opportunité et entraîne Steph avec moi. C'est cher, dit-il. Oui, 10 RM par personne c'est plus cher que d'habitude mais bon.

Nous commandons tous les deux un bagel au bacon et à l'oeuf , ils sont longs à venir... Et arrivent séparément. Je commence le mien et réalise que lorsque j'avais vu un commis mettre des tranches de jambon dans des moules à muffins c'était pour les faire cuire et durcir pour ensuite faire cuire un oeuf dedans. J'ai fini mon bagel quand celui de Steph arrive. J'ai remarqué un grand panneau avec des mesures et un tableau que l'on remplit pour faire comme des photos d'arrestation américaine. Steph passe quelques minutes à me prendre en photo avant de repartir vers Komtar pour faire réparer mon téléphone portable.

 Komtar, centre commercial
StéphaneSabrina

L'entrée dans le centre commercial est agréable, il y fait frais, la clim est notre amie. Nous commençons notre tour et demandons à une boutique de téléphone combien ça coûterait de le réparer. 250 RM sans marque, 340 RM la copie et 400 RM l'original. Nous repartons et demandons à Samsung où le vendeur nous annonce 500 RM. Nous repartons et entrons dans un autre magasin. Le vendeur nous annonce qu'il ne le fait pas à sa boutique mais en a une autre où ça coûterait 320 RM pour un original. Il déconseille le sans marque car d'après lui après quelques mois, ça ne marche plus bien. Ça nous semble dans les prix, nous acceptons et il nous emmène dans une autre boutique non loin de là. En arrivant, l'homme parle en malais et celui qui semble être le chef de la boutique lui donne plusieurs billets, comme commission, je pense à ce moment-là.

Je laisse mon téléphone, en ayant récupéré ma carte SIM et ma carte mémoire tout de même et nous redescendons. Nous entrons dans un supermarché où nous achetons de l'eau, des sticks de café, une tasse en métal de style camping et deux paquets de gâteaux pour le lendemain matin: un du genre bun (petit pain rond) au chocolat et un autre à la pomme de terre. Nous payons au comptoir de la pâtisserie du supermarché, nous n'avons ainsi pas besoin de faire la queue. Nous rentrons déposer les courses à l'hôtel.

 Riz poulet/ananas chez Monaliza
StéphaneSabrina

Puis nous ressortons manger chez Monaliza où nous prenons tous les deux un riz frit au poulet et à l'ananas . Je pensais à celui que j'avais mangé en Thaïlande, celui-ci est mangeable mais n'a pas du tout la même saveur, je suis déçue! Nous rentrons ensuite à l'hôtel, la chaleur et la marche m'ont épuisée!

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