Besakih, le royaume de l'arnaque!
StéphaneSabrina

Nous arrivons à Besakih, il faut payer l'entrée dans le village, puis il faut louer de force un sarong que nous arrivons à négocier à 50000 Rp pour deux au lieu de 100000 Rp chacun (à priori notre chauffeur s'est fait engueuler par la loueuse/vendeuse, lorsque l'on a essayé de se renseigner auprès de lui sur la réalité de la chose). Il faut ensuite faire une donation un peu imposée (les sommes données par les personnes précédentes sont indiquées mais paraissent farfelues: 800000 Rp), nous donnons 50000 Rp mais c'est encore de trop.

Le guide compris dans la donation et qui doit nous chaperonner pour ne pas commettre d'impairs dans ce lieu, nous fera bien comprendre que si l'on veut visiter un peu plus il faut lui donner un pourboire.

Nous croisons un groupe de français sans sarong, je discute avec eux pour s'avoir comment ils ont fait pour éviter ce racket, ils ont tout simplement tracé et n'ont rien payé, le guide du routard qu'ils avaient acheté qualifiait le coin de mafieux envers les touristes, c'est bien vrai, ca nous rappelle d'ailleurs les mauvais côtés de l'Inde.

Le temple est joli , même si le temps n'est pas de la partie.

Construit à 1000 mètres d'altitude sur le versant Sud du Mont Agung, le volcan principal de Bali, Pura Besakih est un emsemble de 23 temples. Le temple central, le Pura Penataran Agung et dédié à Shiva est implanté sur 6 niveaux, chaque niveau, compte tenu de la déclivité, est construit en terrasse. Nous passons par le Candi Bantar, l'entrée en 2 parties au premier niveau et flanquée de 2 gardiens. De chaque côté du Candi Bantar , il y a une tour Kulkul avec un tambour en bois. Certaines zones nous sont complètement interdites mais nous pouvons tout de même apercevoir "l'intérieur" en regardant par dessus les murets les plus bas. Le site entier est en pierre de lave, tout est noir à l'exclusion de certaines décorations et d'un peu de verdure ici et là . Même le ciel est sombre, dommage pour la vue quand nous arrivons au sommet!

Nous entamons notre descente mais notre guide finit par en avoir assez de nous attendre et nous abandonne. En effet, je ne me gêne pas pour prendre mon temps pour les photos et il a bien compris à notre attitude qu'il n'est pas prêt d'avoir un pourboire, surtout après avoir recroisé les français. Au final, nous sommes bien contents de ne plus l'avoir sur le dos et nous pouvons enfin visiter tranquillement! Nous en profitons pour refaire un tour et réalisons que seul l'escalier central est gardé pour s'assurer que les touristes ont bien payé leur donation mais pas l'accès par le côté.

Vers la fin de notre visite, une fillette d'environ 10 ans vend des cartes postales, Sab discute avec elle, lui demande ce qu'elle veut faire plus tard comme métier. Elle répond qu'elle veut être guide pour gagner de l'argent. Sab lui fait la leçon en lui expliquant qu'on ne fait pas chier le touriste pour avoir des sous, ça ne marche pas (enfin, elle a plutôt expliqué qu'il fallait respecter le touriste et faire en sorte qu'il soit content pour qu'il dépense plus d'argent: if tourist happy, then tourist buy more.

Nous voyons des fidèles amener des offrandes pour le lieu de prière , puis nous quittons ce lieu certes beau, mais un peu avili par la cupidité.

Note correctrice
Le prix neuf du sarong, moche comme celui qui nous a été loué, doit être d'environ 20000 Rp