Récit de voyage
Nous nous réveillons à 8h et prenons le petit-dej' ![]()
![]()
![]()
Stéphanie
... oui, c'est moi...
A 9h, nous avons terminé notre petit-déjeuner et partons, nous faisons un détour en chemin car c'est la fête de l'indépendance. Nous sommes surpris en voyant certains enfants en tenue d'école, le chauffeur nous explique qu'il n'y a pas école aujourd'hui, c'est dimanche mais les élèves vont célébrer le jour de l'indépendance.
Nous faisons une halte à une rizière à Bebalang,
ce n'était pas prévu à notre programme mais cela nous plaît bien, elle devrait être plus
jolie que celle que l'on a vu la veille. Nous voyons l'empilement en terrasses ![]()
![]()
Nous nous arrêtons un peu plus loin à une plantation de café. Enfin, c'est surtout
pour déguster et acheter. Pourquoi pas après tout? Ca nous permettra peut-être de
trouver des souvenirs. Pour accéder au centre de dégustation nous passons par un
jardin où nous découvrons différentes plantes
![]()
![]()
![]()
expulsés
par la civette. Ils sont alors récupérés, nettoyés et
torréfiés pour faire un café qui coûte extrêmement cher. Une femme remue des grains
de café dans une poêle, devant nous sont disposés différents stades du café. On se doute
que la dame ne le fait pas à grande échelle mais plutôt pour le touriste, d'autant
que dès qu'on commence à s'éloigner, elle arrête de remuer les grains de café.
Puis nous passons à la dégustation ![]()
![]()
J'achète un peu de café selectionné par notre ami la civette, je ne serai toutefois pas sûr de la qualité de celui-ci, est-ce vraiment la civette qui l'a selectionné? Il faut dire qu'ils vendent aussi du safran à un prix défiant toute concurrence mais pas de tromperie comme en Inde (ce n'est pas du papier journal coloré), c'est la fleur toute entière qui est hâchée et non les 3 pistils qui sont récoltés.
Nous arrivons à Besakih, il faut payer l'entrée dans le village, puis il faut louer de force un sarong que nous arrivons à négocier à 50000 Rp pour deux au lieu de 100000 Rp chacun (à priori notre chauffeur s'est fait engueuler par la loueuse/vendeuse, lorsque l'on a essayé de se renseigner auprès de lui sur la réalité de la chose). Il faut ensuite faire une donation un peu imposée (les sommes données par les personnes précédentes sont indiquées mais paraissent farfelues: 800000 Rp), nous donnons 50000 Rp mais c'est encore de trop.
Le guide compris
dans la donation et qui doit nous chaperonner pour
ne pas commettre d'impairs dans ce lieu, nous fera bien comprendre que si l'on
veut visiter un peu plus il faut lui donner un pourboire.
Nous croisons un groupe de français sans sarong, je discute avec
eux pour s'avoir comment ils ont fait pour éviter ce racket, ils ont
tout simplement tracé et n'ont rien payé, le guide du routard qu'ils
avaient acheté qualifiait le coin de mafieux envers les
touristes
, c'est bien vrai, ca nous rappelle d'ailleurs les
mauvais côtés de l'Inde.
Le temple est joli ![]()
Construit à 1000 mètres d'altitude sur le versant Sud du
Mont Agung, le volcan principal de Bali,
Pura Besakih est un emsemble de 23 temples. Le temple central, le Pura Penataran Agung et dédié à Shiva
est implanté sur 6 niveaux, chaque niveau, compte tenu de la déclivité, est construit en terrasse.
Nous passons par le Candi Bantar, l'entrée en 2 parties au premier niveau et flanquée de 2 gardiens.
De chaque côté du Candi Bantar ![]()
![]()
![]()
![]()
![]()
![]()
![]()
![]()
Nous entamons notre descente mais notre guide finit par en avoir
assez de nous attendre et nous abandonne. En effet, je ne me gêne pas
pour prendre mon temps pour les photos et il a bien compris à notre
attitude qu'il n'est pas prêt d'avoir un pourboire, surtout après
avoir recroisé les français. Au final, nous sommes bien contents de ne
plus l'avoir sur le dos et nous pouvons enfin visiter tranquillement!
Nous en profitons pour refaire un tour ![]()
![]()
Vers la fin de notre visite, une fillette d'environ 10 ans vend
des cartes postales,
Sab discute avec elle, lui demande ce qu'elle veut
faire plus tard comme métier. Elle répond qu'elle veut être guide pour gagner de l'argent.
Sab lui fait la leçon en lui expliquant qu'on ne fait
pas chier le touriste pour avoir des sous, ça ne marche pas (enfin, elle a plutôt expliqué
qu'il fallait respecter le touriste et faire en sorte qu'il soit content pour qu'il dépense
plus d'argent: if tourist happy, then tourist buy more
.
Nous voyons des fidèles amener des offrandes pour le lieu de prière
![]()
![]()
![]()
Notre chauffeur nous arrête à un restaurant. Il n'est pas loin de 14h, on voit déjà que cela va être trop cher, le lieu est bien décoré et on vient nous ouvrir la porte de la voiture. Nous vérifions les prix, effectivement le nasi goreng, le plat le moins cher du menu, et ce partout en Indonésie, est à 40000 Rp. Nous ressortons aussitôt, notre chauffeur devait s'en douter, le moteur de la voiture tourne encore.
Il nous arrête un peu plus loin à un resto/warung avec vue sur la
rizière, la mer et la végétation. La première personne à nous aborder
est bien sûr celle du serveur/rabatteur du restaurant
Jumbel. Les prix sur le flyer qu'il nous tend sont tous
masqués d'un coup de feutre noir. Sab demande pourquoi, une erreur
d'impression paraît-il, mais bien sûr! Il revient avec le menu pour
touriste avec les prix affichés, notre réponse ne se fait pas
attendre: non. Nous irons plutôt au Jumbel corner
juste au dessus, le nasi/mie goreng y est à 15000 Rp. Nous prenons un mie goreng
![]()
Nous repartons direction Tirta Gangga, en route nous croisons de nombreuses céremonies de crémations. Des gens sont regroupés autour de boîtes richement décorées surmontées d'une tour et d'ombrelles. Les gens semblent joyeux. C'est en fait la vérité car c'est vécu comme une libération de l'âme du défunt. La période avant la crémation est d'ailleurs mal vécue par les familles car cela coûte très cher et les familles ne peuvent généralement pas faire la cérémonie dans les 3 jours et doivent patienter le temps d'avoir assez d'argent pour qu'elle puisse avoir lieu. Les corps sont alors enterrés pendant 5 ans maximum jusqu'à ce que les crémations collectives du village aient lieu.
Arrivés à Tirta Gangga, nous payons l'entrée. Le
lieu est agréable et calme, parsemé de statues et de fontaines au milieu de pelouses bien entretenues
![]()
![]()
![]()
![]()
![]()
![]()
![]()
![]()
![]()
![]()
![]()
![]()
Ayant franchis la sortie de Tirta Gangga, une dernière statue semble plus que décontractée avec ces lunettes de soleil ![]()
Sur le chemin du retour, notre chauffeur nous redemande si on veut le prendre le lendemain, nous demandons une réduction. Il appelle son patron qui l'avait appelé pour savoir où ça en était et il propose 100000 Rp de moins, nous acceptons. Nous n'avons pas négocié plus, car nous avions intialement prévu de négocier à ce tarif, du coup nous avons été pris de court.
En retournant à la guesthouse, le chauffeur se trompe de rue, il faut dire qu'il fait nuit et que ce n'est vraiment pas facile de s'y retrouver.
Nous retournons manger à notre restaurant de nourriture padang
![]()
![]()
Avant de retourner à la guesthouse, nous nous arrêtons au distributeur de billets CIMB du coin afin de retirer un peu d'argent, juste 3000000 Rp! (enfin, environ 200 €).
De retour dans la chambre, nous mangeons notre mangue manalagi,
un peu moins acide que la précédente, la mangue golek.
Et nous nous cachons sous la moustiquaire
![]()
