Besakih ou le plumage du touriste

  Récit de voyage

 Appelez-moi Stéphanie
StéphaneSabrina

Nous nous réveillons à 8h et prenons le petit-dej' dehors sur terrasse: une crêpe à la banane, une coupe de fruit et du thé. Notre chauffeur arrive à 8h40, il est bien en avance car on lui avait dit 9h. Il cherche Stéphanie... oui, c'est moi...

 La fête de l'indépendance
StéphaneSabrina

A 9h, nous avons terminé notre petit-déjeuner et partons, nous faisons un détour en chemin car c'est la fête de l'indépendance. Nous sommes surpris en voyant certains enfants en tenue d'école, le chauffeur nous explique qu'il n'y a pas école aujourd'hui, c'est dimanche mais les élèves vont célébrer le jour de l'indépendance.

 Rizière de Bebalang
StéphaneSabrina

Nous faisons une halte à une rizière à Bebalang, ce n'était pas prévu à notre programme mais cela nous plaît bien, elle devrait être plus jolie que celle que l'on a vu la veille. Nous voyons l'empilement en terrasses , puis nous repartons.

 La civette, faiseuse de Kopi-Luwak
StéphaneSabrina

Nous nous arrêtons un peu plus loin à une plantation de café. Enfin, c'est surtout pour déguster et acheter. Pourquoi pas après tout? Ca nous permettra peut-être de trouver des souvenirs. Pour accéder au centre de dégustation nous passons par un jardin où nous découvrons différentes plantes : vanille, ginseng, café, cacao... Et une cage avec une civette pour du kopi luwak. Les grains de café sont sélectionnés, puis mangés, digérés et expulsés par la civette. Ils sont alors récupérés, nettoyés et torréfiés pour faire un café qui coûte extrêmement cher. Une femme remue des grains de café dans une poêle, devant nous sont disposés différents stades du café. On se doute que la dame ne le fait pas à grande échelle mais plutôt pour le touriste, d'autant que dès qu'on commence à s'éloigner, elle arrête de remuer les grains de café.

Puis nous passons à la dégustation : café balinais, chocolat balinais, café au ginseng, thé au gingembre, thé à la citronnelle, café au lait de coco et infusion de mangoustan, le kopi luwak, lui, est payant. Sab aime bien le café au ginseng et l'infusion au mangoustan, le thé au gingembre est particulièrement costaud, parfait pour guérir d'un mal de gorge. Pour touiller le café, pas de cuillère mais un bâton de cannelle, et c'est une tres bonne idée! D'où nous sommes, la vue sur la végétation est bien sympa .

J'achète un peu de café selectionné par notre ami la civette, je ne serai toutefois pas sûr de la qualité de celui-ci, est-ce vraiment la civette qui l'a selectionné? Il faut dire qu'ils vendent aussi du safran à un prix défiant toute concurrence mais pas de tromperie comme en Inde (ce n'est pas du papier journal coloré), c'est la fleur toute entière qui est hâchée et non les 3 pistils qui sont récoltés.

 Besakih, le royaume de l'arnaque!
StéphaneSabrina

Nous arrivons à Besakih, il faut payer l'entrée dans le village, puis il faut louer de force un sarong que nous arrivons à négocier à 50000 Rp pour deux au lieu de 100000 Rp chacun (à priori notre chauffeur s'est fait engueuler par la loueuse/vendeuse, lorsque l'on a essayé de se renseigner auprès de lui sur la réalité de la chose). Il faut ensuite faire une donation un peu imposée (les sommes données par les personnes précédentes sont indiquées mais paraissent farfelues: 800000 Rp), nous donnons 50000 Rp mais c'est encore de trop.

Le guide compris dans la donation et qui doit nous chaperonner pour ne pas commettre d'impairs dans ce lieu, nous fera bien comprendre que si l'on veut visiter un peu plus il faut lui donner un pourboire.

Nous croisons un groupe de français sans sarong, je discute avec eux pour s'avoir comment ils ont fait pour éviter ce racket, ils ont tout simplement tracé et n'ont rien payé, le guide du routard qu'ils avaient acheté qualifiait le coin de mafieux envers les touristes, c'est bien vrai, ca nous rappelle d'ailleurs les mauvais côtés de l'Inde.

Le temple est joli , même si le temps n'est pas de la partie.

Construit à 1000 mètres d'altitude sur le versant Sud du Mont Agung, le volcan principal de Bali, Pura Besakih est un emsemble de 23 temples. Le temple central, le Pura Penataran Agung et dédié à Shiva est implanté sur 6 niveaux, chaque niveau, compte tenu de la déclivité, est construit en terrasse. Nous passons par le Candi Bantar, l'entrée en 2 parties au premier niveau et flanquée de 2 gardiens. De chaque côté du Candi Bantar , il y a une tour Kulkul avec un tambour en bois. Certaines zones nous sont complètement interdites mais nous pouvons tout de même apercevoir "l'intérieur" en regardant par dessus les murets les plus bas. Le site entier est en pierre de lave, tout est noir à l'exclusion de certaines décorations et d'un peu de verdure ici et là . Même le ciel est sombre, dommage pour la vue quand nous arrivons au sommet!

Nous entamons notre descente mais notre guide finit par en avoir assez de nous attendre et nous abandonne. En effet, je ne me gêne pas pour prendre mon temps pour les photos et il a bien compris à notre attitude qu'il n'est pas prêt d'avoir un pourboire, surtout après avoir recroisé les français. Au final, nous sommes bien contents de ne plus l'avoir sur le dos et nous pouvons enfin visiter tranquillement! Nous en profitons pour refaire un tour et réalisons que seul l'escalier central est gardé pour s'assurer que les touristes ont bien payé leur donation mais pas l'accès par le côté.

Vers la fin de notre visite, une fillette d'environ 10 ans vend des cartes postales, Sab discute avec elle, lui demande ce qu'elle veut faire plus tard comme métier. Elle répond qu'elle veut être guide pour gagner de l'argent. Sab lui fait la leçon en lui expliquant qu'on ne fait pas chier le touriste pour avoir des sous, ça ne marche pas (enfin, elle a plutôt expliqué qu'il fallait respecter le touriste et faire en sorte qu'il soit content pour qu'il dépense plus d'argent: if tourist happy, then tourist buy more.

Nous voyons des fidèles amener des offrandes pour le lieu de prière , puis nous quittons ce lieu certes beau, mais un peu avili par la cupidité.

Note correctrice
Le prix neuf du sarong, moche comme celui qui nous a été loué, doit être d'environ 20000 Rp
 Resto chic, on passe vite
StéphaneSabrina

Notre chauffeur nous arrête à un restaurant. Il n'est pas loin de 14h, on voit déjà que cela va être trop cher, le lieu est bien décoré et on vient nous ouvrir la porte de la voiture. Nous vérifions les prix, effectivement le nasi goreng, le plat le moins cher du menu, et ce partout en Indonésie, est à 40000 Rp. Nous ressortons aussitôt, notre chauffeur devait s'en douter, le moteur de la voiture tourne encore.

Il nous arrête un peu plus loin à un resto/warung avec vue sur la rizière, la mer et la végétation. La première personne à nous aborder est bien sûr celle du serveur/rabatteur du restaurant Jumbel. Les prix sur le flyer qu'il nous tend sont tous masqués d'un coup de feutre noir. Sab demande pourquoi, une erreur d'impression paraît-il, mais bien sûr! Il revient avec le menu pour touriste avec les prix affichés, notre réponse ne se fait pas attendre: non. Nous irons plutôt au Jumbel corner juste au dessus, le nasi/mie goreng y est à 15000 Rp. Nous prenons un mie goreng chacun.

 Cérémonies funéraires
StéphaneSabrina

Nous repartons direction Tirta Gangga, en route nous croisons de nombreuses céremonies de crémations. Des gens sont regroupés autour de boîtes richement décorées surmontées d'une tour et d'ombrelles. Les gens semblent joyeux. C'est en fait la vérité car c'est vécu comme une libération de l'âme du défunt. La période avant la crémation est d'ailleurs mal vécue par les familles car cela coûte très cher et les familles ne peuvent généralement pas faire la cérémonie dans les 3 jours et doivent patienter le temps d'avoir assez d'argent pour qu'elle puisse avoir lieu. Les corps sont alors enterrés pendant 5 ans maximum jusqu'à ce que les crémations collectives du village aient lieu.

 Bienvenue à Tirta Gangga
StéphaneSabrina

Arrivés à Tirta Gangga, nous payons l'entrée. Le lieu est agréable et calme, parsemé de statues et de fontaines au milieu de pelouses bien entretenues . Nous passons sur une étendue d'eau sur laquelle sont posées des dalles formant un chemin au milieu des rangées de statues . Il ne reste plus qu'à s'amuser à marcher sur les dalles sans tomber à l'eau (qui n'est pas bien profonde). Nous y passons un agréable moment, le plus difficile étant de se croiser. Nous continuons dans le parc , tombons sur deux statues assez imposantes avec une tête étrange et une langue démesurée, ils representent paraît-il la folie . Bien évidemment, je fais le fou avec eux!

Ayant franchis la sortie de Tirta Gangga, une dernière statue semble plus que décontractée avec ces lunettes de soleil .

 Retour à Ubud
StéphaneSabrina

Sur le chemin du retour, notre chauffeur nous redemande si on veut le prendre le lendemain, nous demandons une réduction. Il appelle son patron qui l'avait appelé pour savoir où ça en était et il propose 100000 Rp de moins, nous acceptons. Nous n'avons pas négocié plus, car nous avions intialement prévu de négocier à ce tarif, du coup nous avons été pris de court.

En retournant à la guesthouse, le chauffeur se trompe de rue, il faut dire qu'il fait nuit et que ce n'est vraiment pas facile de s'y retrouver.

 De la patate
StéphaneSabrina

Nous retournons manger à notre restaurant de nourriture padang , toujours très bon. Sab cette fois fait l'impasse sur le riz et ne prend que les légumes, elle prend également une galette de pommme de terre qui se révèle fort bonne (peut-être aussi parce que ce n'est ni du riz ni des pâtes).

 Je suis millionnaire
StéphaneSabrina

Avant de retourner à la guesthouse, nous nous arrêtons au distributeur de billets CIMB du coin afin de retirer un peu d'argent, juste 3000000 Rp! (enfin, environ 200 €).

 Manalagi contre Golek
StéphaneSabrina

De retour dans la chambre, nous mangeons notre mangue manalagi, un peu moins acide que la précédente, la mangue golek. Et nous nous cachons sous la moustiquaire pour dormir.

Galerie photos