Récit de voyage

 
StéphaneSabrina

Je me réveille par le doux bruit de la porte de la salle de bain qui claque... En effet, elle est très difficile à fermer normalement, elle ne cesse de se rouvrir... Je traîne un peu et lorsque je regarde l'heure sur mon téléphone, il est 10h23 très précisément. Je me suis réveillée tôt. Stéph me fait alors remarquer qu'il n'est pas 10h mais 11h! Ah oui, j'ai oublié de changer l'heure sur mon téléphone.

La climatisation a tourné toute la nuit, j'avais mis ma plaid par peur d'avoir froid et j'ai bien dormi avec. En revanche, Stéph a eu l'impression de jouer à tetris dans le lit pour positionner les bras et les jambes de manière à ne pas trop sentir les ressorts du matelas. Moi, je ne les ai pas sentis!

 
StéphaneSabrina

Nous revenons ensuite dans la rue où nous avons mangé la veille. A l'angle de la rue, en hauteur, le visage en bronze d'Atatürk sort du mur. Nous retournons donc au fast food qu'on avait repéré mais qui fermait. Nous commandons deux wraps (un au poulet, un au boeuf: le boeuf était très bon, le poulet plus fade et sec) à 5.5 ₺ chacun que nous payerons 10.5 ₺ les deux avec l'eau. En y réfléchissant, nous avons dû prendre un plat pour deux et le reste devait être pour les 2 boutelles de 50cl.

 
StéphaneSabrina

En sortant du fast food, je remarque une boutique de vêtements. Le haut en voile est à 15 ₺. Une vendeuse vient rapidement m'aider et me propose d'essayer un des hauts que je regarde, j'ai à peine le temps d'enlever le mien qu'elle ouvre le rideau de la cabine et m'aide à enfiler le haut, le soulève pour tirer sur la doublure et conclut sur un beautiful. Il me serre un peu trop, je le lui dit et elle revient avec d'autres hauts qui, pour elle, me vont bien. Au final, j'en essaye trois, elle m'en rapporte trois autres que je n'essaye même pas (un me semble trop serré et deux autres sont trop sombres). En me voyant sortir, Steph me rejoint, un petit paquet à la main qu'il me tend. Je n'avais pas compris, je pensais que c'était quelque chose qu'il avait fini de manger et qu'il ne restait que le papier. Je le mange en sortant, il s'agissait d'un gâteau certes un peu sec mais assez bon. Au final, Steph a pris deux caleçons et 3 paires de chaussettes pour lui dans le magasin où je suis rentrée. On rentre à l'hôtel, on s'arrête prendre un quelque chose dans le kebab en bas de l'hôtel. Ca s'avèrera être une sorte de croissant gras et salé. Le goût me fait aussi un peu penser à la galette de semoule que mon père fait parfois.

 
StéphaneSabrina

Nous repartons, en direction de l'office du tourisme. Nous rejoignons tout d'abord par une petite rue typique le littoral , hélas bétonné tout du long . La promenade le long de la mer est large et longée par une petite rue ce qui fait que nous n'avons pas le bruit et les odeurs des voitures. Une partie est en goudron pour pouvoir marcher ou pédaler sans souci, l'autre, et c'est la plus large, est recouverte de gazon. Quelques petits arbres sont plantés ici et là mais malheureusement, pas de quoi se mettre à l'ombre, sauf pour les habitants du coin qui n'hésitent pas à s'allonger sous les arbustres. Il fait une chaleur écrasante sous le soleil, nous n'oublions pas de mettre de la crème solaire.

En redescendant la promenade, nous rencontrons une très grande colonne de marbre blanc surmontée de statues en métal représentant des hommes, poing levé, sur des chevaux (Gündoğdu meydanı).

Nous continuons , en chemin Stéph aperçoit quelque chose d'étrange sur le gazon , un genre de spirale à trois branches avec des réservoirs dans lesquels macère une substance peu appétissante. Arrivés au bout du chemin, nous voyons une sculpture qui ressemble à un mobile d'Alexandre Calder, il s'agit en fait d'un arbre à prière , oeuvre de deux sculpteurs turcs.

 
StéphaneSabrina

Puis nous arrivons sur la place Cumhuriyet pavée de marbre en son centre et recouverte de pelouse et de palmiers sur ses trois côtés (hors côté mer). A notre droite, côté mer, une estrade est montée tandis qu'à gauche se trouve une statue d'Atatürk .

 
StéphaneSabrina

Après avoir cherché un moment, nous demandons notre chemin pour rejoindre l'office du tourisme. Il suffisait en fait de continuer tout droit sur la promenade.

A l'office du tourisme, nous avons droit à un plan en français (que je perdrais un peu plus tard). Nous en profitons pour demander quoi visiter et où acheter des billets de bus pour partir à Pamukkale. En sortant, nous décidons d'y aller tout de suite. Après s'être enduits de crème une deuxième fois, nous prenons Gazi Bulevar, tout droit jusqu'à un rond-point (9 Eylül Meydanı). Là, en face du parc Kültür, parc d'attraction fermé pour le moment, se trouvent plusieurs agences de voyage dont deux Pamukkale à quelques mètres d'écart. Nous entrons dans la plus grande et demandons deux places pour le lendemain. Nous avons du mal à nous faire comprendre lorsque nous demandons si on peut prendre la navette ailleurs que sur cette place. En plus, les horaires que le guichetier nous montre ne nous plaisent pas. Nous ressortons et allons à la petite agence où la guichetière est plus claire et nous propose d'autres horaires. Malheureusement, c'était avant de regarder sur son ordinateur et nous prenons donc les places qui restent mais sans avoir réussi à savoir si on pouvait prendre la navette plus près de l'hôtel.

 Konak pier
StéphaneSabrina

Nous repartons par le même chemin qu'à l'aller pour rejoindre la promenade et je photographie la façade d'un hôtel qui me plaît bien. Puis, nous coupons par la ville et arrivons en face de Konak Pier . Nous traversons grâce à une passerelle (le trafic est important à cet endroit) et après une pause à l'ombre à feuilleter le guide, nous longeons à nouveau la mer jusqu'à la tour de l'horloge.

Nous traversons pour rejoindre la place où elle se trouve et on nous propose des lapins de différentes couleurs (dont bleus et rose, pauvres lapins!). La place Konak est large et en son centre trône la fameuse tour de l'horloge (Saat Kulesi). Haute de 25 mètres, elle fût construite en 1901 pour les 25 ans de l'accession au trône du sultan Abdülhamit II.

Au pied de la tour se trouvent de petites fontaines sûrement là pour les ablutions des fidèles qui peuvent aller prier dans la minuscule mosquée juste à côté. Nous n'osons pas y entrer tellement elle est petite mais tout comme la tour, j'aime leur aspect miniature.

 C'est le souk
StéphaneSabrina

Nous nous dirigeons ensuite dans le souk par Anafartalar Caddesi. Bien qu'en plein air, nous sommes protégés du soleil par des voiles attachés de chaque côté de la rue . Il y a beaucoup de monde et même si l'ambiance me plaît, ce monde ne me donne pas forcément envie de m'arrêter. En plus, nous n'en sommes qu'au début de notre voyage et je me dis que nous achèterons nos souvenirs à Istanbul, ça nous évitera de devoir les porter de ville en ville. Avec le recul, on se rend compte que c'était le souk le plus typique du voyage.

Nous prenons un jus de fruit frais (et nous nous rendons compte un peu tard qu'il y a des glaçons pilés mélangés au jus. Aïe, serons-nous malades?). Steph prend un jus de fraise-framboise et moi un simple jus d'orange qui se révèle excellent à tel point que Steph regrette de ne pas avoir pris comme moi.

Nous parcourons le souk mais en sortons par une petite allée et rejoignons Eşrefpaşa Caddesi au niveau d'un magasin qui vend des mannequins de magasins, nous appercevons l'agora, qui était le centre politique, commercial, religieux et juridique de la cité.

 
StéphaneSabrina

Le château de Kafikale, situé sur le Mont Pagos, est à proximité. Steph décide d'y monter pendant que je joue ma flemmarde et que je décide de redescendre vers la place de l'horloge. Je m'assois à l'ombre dans une rue à proximité et rédige mon compte rendu de la journée en attendant. Lorsque je vois que le soleil est bien tombé, je me lève et rejoins la place pour voir si je trouve Steph. Il n'y est pas et je ne trouve nul part où m'assoir. En revanche, le coucher de soleil est sympa , alors je me dirige vers le front de mer pour prendre des photos. Le soleil se couche vite derrière les montagnes, je repars donc vers l'horloge où je retrouve Steph qui est monté sur la colline et n'a pas trouvé le château. En regardant sur un plan sur son téléphone, je me rends compte que Steph est passé très près du château sans le voir. Après avoir admiré la vue , il est redescendu en passant par une route à moitié effondrée (il n'avait pas vu qu'il y en avait une récente juste à côté) et s'est piqué la main. Il ne sait pas sur quoi il a posé la main et n'a pas pensé à regarder, obnubilé par le sang. Après quelques instants à se demander ce que c'était et à imaginer les pires scénarios, nous repartons pour l'hôtel. Il est trop tard pour remonter sur la colline désormais, il fait nuit .

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