Récit de voyage
On se lève et vers 11h, on sort les valises pour le checkout. On commence à descendre avec les bagages et on se ravise, il vaut mieux les laisser à la réception de l'hôtel.
On part faire un petit tour vite fait de l'autre côté de la rue commerçante. Arrivés au bout, on est de nouveau sur le bord de mer hélas toujours bétonné. L'endroit semble être également le lieu d'accostage des bateaux de croisière. En effet, on y trouve de nombreux taxis et calèches qui attendent le client. On longe la côte et on voit tout du long des pilliers, vestiges ou nouvelle construction d'une route? On croise également un vendeur de Fez (chapeau turc), très kitsch.
Arrivés au bout du pâté de maisons, on tourne pour le contourner et j'aperçois un sigle MIGROS qui me fait penser à une enseigne de supermarché, et comme on a besoin de trouver de quoi manger pour le soir... En effet, on va prendre le bus à 16h30 pour arriver vers 21h et on ne sait pas s'il y aura quelque chose d'ouvert. On s'approche et c'est effectivement bien un supermarché, pas très grand, mais on trouve quand même de quoi acheter quelques denrées qui se conserveront malgré la chaleur: du jus de fruit, un gâteau au chocolat, du pain, deux boîtes de thon... et un couteau... Ca va être festif!
On retourne dans notre rue marchande. On envisageait de manger dans le même restaurant que le soir de notre arrivée, mais on décide d'aller cette fois voir jusqu'au bout de la rue. On remarque également de petites rues perpendiculaires avec de nombreux restaurants mais il n'y a quasiment aucune activité. Arrivés au bout de la rue, on voit un restaurant (öszüt) qui nous plaît, on commande: Sab des fettuccines au fromage, moi des quesadillas au boeuf. Comme il nous reste pas mal de temps à tuer avant d'aller prendre la navette, on commande un dessert (je les avais déjà repérés auparavant), un gâteau indivudel à la cerise façon forêt noire pour moi et une glace chocolat/vanille morceaux de banane chantilly et pistache en poudre pour Sab. Il nous reste encore un peu de temps alors je teste le café turc qui vient sur un service argenté avec un mini verre d'eau, une petite boîte renfermant 4 petits loukoums, et le café. Ah oui, le restaurant propose également des tablettes de chocolat à sa marque, tablettes qui proviennent de chez ValRhona.
Nous repartons à l'hôtel pour chercher les valises et en route, on achète 4*1.5 litre d'eau à l'épicerie habituelle. Après avoir récupéré nos valises, nous descendons et avant de sortir nous nous badigeonons bien de crème solaire. Direction la navette à 2km de notre hôtel, ... roulez jeunesse!
A deux pas de l'hôtel Sab s'arrête net pour acheter deux cadenas à un vendeur ambulant. Il n'a pas de cadenas à code, mais des canedas à clefs, ... et hop 2 d'achetés pour 5 ₺... (depuis le départ Sab semble avoir une certaine obsession pour les cadenas). Après avoir tourné à l'angle de la rue, soit à 5 pas de là, nouvel arrêt. On vient de voir une église (Eglise St John), Sab jette vite fait un coup d'oeil pendant que je garde les affaires, et comme il y avait quelqu'un dans l'église elle ne prend pas de photo mais s'assoit pour regarder. C'est une petite église assez simple dont le principal intérêt architectural est une voûte blanche placée en avant de la nef avec une inscription en lettres gothiques.
Cette fois, c'est parti pour une longue marche, à l'ombre le plus souvent, car il fait déjà bien assez chaud. Une heure dix plus tard et une bouteille d'eau en moins, on est au point de rendez-vous. Plus que 1h30 à patienter... Mais cette fois relativement au frais dans l'agence.
Arrivés à Denizli au terminal du car, il faut maintenant prendre
un bus pour rejoindre Pamukkale.
Une personne arrangue les gens
qui sortent du car, je fonce tout droit croyant qu'il s'agit
d'un rabatteur. En effet, d'après le guide que Sab a acheté, il
y a plusieurs escroqueries avec des minibus (trajet trop cher,
amené devant un autre hôtel...). Je tombe devant l'arrêt N°10
écrit Pamukkale
, je me dis que c'est là! Lorsque Sab fait
remarquer qu'il s'agit du même logo que celui de la compagnie
qui nous a amené ici, je me rends compte que c'est le car qui
part dans l'autre sens. Je repère un agent de police et demande
où prendre le minibus pour aller à Pamukkale
(il ne comprend pas
quand je dis dolmus
), on ne comprend pas grand chose non
plus à ce qu'il dit. Il nous pose une question avec deux choix,
le premier ne semble pas le bon et on ne comprend pas le mot du
deuxième, après plusieurs tentatives nous tentons la deuxième
option. Et nous retrouvons notre rabatteur
, le trajet est
à 3 ₺/personne, que je, suspicieux, prefère payer de suite le
prix indiqué. Finalement, contrairement à ce que j'avais cru il
s'agissait du bon minibus. Peut-être que les autres (vu l'heure
tardive) avaient déjà tous levé les voiles.
Le minibus part à moitié plein, et se remplit rapidement à coups de
klaxon (pour indiquer aux personnes qui attendent sur
l'itinéraire qu'il reste de la place). La vitesse de croisière en
début de trajet est un bon 30km/h... Une bonne demi-heure plus tard,
nous arrivons à 200m de l'hôtel.
Une agence d'excursion nous prend en charge et nous indique où se trouve notre hôtel, en nous indiquant qu'elle est à notre disposition pour toute visite que nous souhaiterions faire. On remonte la rue très commerçante (version touristique). On est chargés et pressés de poser nos affaires. On se dépêche, ne laissant guère de chance à de potentiels marchands de nous proposer leurs services. Toutefois, on croise une française qui nous parle directement en français et est surprise qu'on la comprenne (étrange). Bref, elle veut savoir si on vient de l'aéroport et s'il y a une navette de bus pour y aller. A priori, elle a certainement dû tomber sur un minibus au prix fort à l'aller!
Arrivés à l'hôtel, la chambre ![]()
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Comme la rue était commerçante on décide d'abandonner le sandwich pain/thon de prévu et de manger un vrai repas chaud.
On redescend la rue, on se fait alpaguer par un restaurateur qui nous vante les mérites de son établissement, nous raconte que sa femme est bretonne, et nous fait 10% de réduction (Natural terrace restaurant). On continue pour voir s'il n'y a pas mieux ailleurs. On trouve globalement les prix plus cher qu'à Izmir. On fait demi-tour et on décide d'aller voir notre Monsieur 10%. En chemin, on croise une agence de car et on en profite pour se renseigner pour aller à Göreme et ne pas se retrouver comme la veille avec quasiment tous les bus déjà réservés. Leguichetieren profite au passage pour essayer de nous caser un vol en montgolfière: la concurrence est à 160 €, mais son cousin peut nous faire ça à 120 €, et puis si on est deux et qu'il l'appelle direcement, peut-être même à 110 € seulement.
On verra demain, on a envie de manger et le vol en montgolfière reste trop cher pour notre budget de toute façon. On décide qu'on repassera le lendemain matin pour réserver le car à 55 ₺ pour faire Pamukkale / Göreme, avec un départ à 21h en navette et le car de 22h à 6h.
Arrivés au restaurant, on rentre. Monsieur 10% est content de nous revoir, on s'installe et on attend 5 bonnes minutes avant d'avoir la carte. On regarde le menu, le prix des boissons est inscrit en euros (sauf pour la bière) pour le prix des plats en revanche, pas d'indication des devises. Je demande au serveur qui nous répond que c'est bien en lires turques mais que les plats sur la page que je suis en train de regarder ne sont plus servis à cette heure. Nous regardons le reste et on se décide.
Le serveur nous apporte de la bière. Eh non! Ce n'est pas à notre table qu'il fallait l'amener. Une fois son erreur corrigée, le serveur revient pour prendre commande. Pas de chance, ce qu'on a choisi n'est plus disponible, il ne reste en plus que l'?ishermk? donersur la carte. J'ai l'impression qu'il fait partie des plats les plus cher, il est à 28 ₺. Je dis:
on s'en va. Sab a faim et veux manger, je ne suis pas entousiaste, je trouve le plat trop cher, mais sur sa carte mieux écrite on y lit 18 ₺. Bon ok, allons y pour l'unique plat disponible à 18 ₺ et la grande bouteille d'eau à 2 € (dont le change est arrondi avantageusement à 5 ₺). La boisson arrive décapsulée par le grand-père, on est tous les deux attentifs à l'ouverture de la bouteille histoire d'être sûrs que c'est bien une bouteille neuve. Le plat arrive ensuite, des morceaux de viande en fines lamelles sont recouvertes de sauce blanche répartie quasiment partout. Visuellement je ne trouve pas ça terrible. On mange et on découvre sous la viande et la sauce des lamelles de galette... froide pour moi. C'est peut être bon en temps normal, mais là ce n'est pas terrible. On n'a pas tout a fait terminé de manger que le serveur nous amène la note dans une petite boîte. (c'est rapide!). On a préalablement fait nos comptes: 41 ₺ et le pourboire en plus à 10%. Je regarde la note... 48 €! Ca continue bien, il y a une erreur. On appelle à nouveau le serveur. Qui nous dit
non, c'est bon, regardez! Vous avez pris le plat à 20 €. Aïe! Deux choses nous font bondir juste en quelques mots: ce n'est pas le plat à 20 € mais à 18 ₺ que l'on a pris et en plus, il nous a dit explicitement avant que les prix étaient en lires. Sab et moi manifestons tous les deux notre désaccord! Il revient, cette fois-ci c'est 45 ₺. On y est presque... les 4 en plus c'est pour le service... grrrr!! Eh bien non! De toute façon, on nous a dit qu'il y avait 10% de réduction, donc pas de service (et en plus le service, il était minable). Je paye 36 ₺ et 2 € (oui, il me restait 2 €, non mais!). Et c'est clair, on ne va pas leur faire de la pub! Jamais vu une telle mauvaise foi! On ressort passablement enervés. Nous rentrons à l'hôtel, je me sens un peu barbouillé, à priori plus à cause de l'énervement et l'excès d'eau bue durant notre trajet (enfin, j'espère).
On décide de jeter un coup d'oeil au
Château de Coton
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