Récit de voyage

 
StéphaneSabrina

Je me lève à 9h32 très précisément après avoir tourné dans le lit une demi-heure au moins. Steph écrit les adresses sur les cartes postales dans l'obscurité. Une fois le petit-déjeuner pris (il ne manque que les coupelles pour la confiture aujourd'hui), nous partons pour le palais de Dolmabahçe. Nous prenons le tram à côté et sommes surpris du tarif: 3 ₺. La veille, nous avions supposé qu'il s'agissait d'un tarif spécial lorsqu'on part du terminus, mais non, c'est le nouveau tarif (auparavant, 2 ₺). Décidément, tout est cher à Istanbul!

Nous prenons donc le tram, jusqu'au terminus Kabatas et arrivons au palais... où il faut faire la queue pour acheter ses billets une fois la sécurité passée (et montrer la bombe d'antiseptique qui posait problème dans mon sac). Nous avons plaisir de voir que les turcs payent moitié moins que les dindons que sont les touristes... soit 20 ₺ au lieu des 40 ₺ pour le harem et le palais. Ambiance! Je profite de la file d'attente pour aller aux toilettes du café attenant, rentabiliser mon billet. Nous y retournerons, une fois passé le contrôle des billets (et laissé notre sac à dos à l'entrée).

Après quelques photos du jardin, de sa fontaine avec des cygnes et de sa grande porte dans la cour intérieure, nous faisons la queue pour rentrer dans le palais. Nous voyons des gens mettre des surchaussures en plastique rose, celles que je trouve par terre sont fendues donc inutilisables! Steph en récupère d'autres dans une grande poubelle (un peu comme les sacs plastiques pour mettre ses chaussures dans certaines mosquées comme la mosquée bleue ou la mosquée Yeni). Nous attendons notre tour sur les escaliers et ouf, nous rentrons. Il y avait du monde, j'avais peur de devoir attendre la prochaine visite guidée. Il est 13h environ et notre visite commence. Notre guide, une femme rousse parlant anglais, nous fait vite savoir que la visite va durer 30mn et qu'il est interdit de prendre des photos (c'était écrit à l'entrée du palais, quand on attndait la visite) comme de marcher en dehors des tapis rouges (de toute manière, on ne peut pas, il y a des cordons rouges pour nous guider tout le long). On se demande pourquoi on a mit des surchaussures pour marcher sur un tapis qui, de toute évidence, n'est pas d'époque. On commence par un escalier superbe en "8" et dont la rampe en bois est soutenue par des petites "colonnes" en cristal. Un long tapis rouge remonte les marches surplombées par un énorme lustre accroché à une verrière. Pas de chance pour les photos, si j'avais dû en avoir une ça aurait été celle-là, c'est juste magnifique! On enchaîne les salles au pas de course, salle des ambassadeurs, salle des cérémonies religieuses dont l'accès était interdit aux femmes mais qui pouvaient tout de même regarder par des fenêtres en moucharabier placées en hauteur... J'en oublie plein, mais ça a été tellement rapide et sans photos sur lesquelles s'appuyer pour se rappeler les salles...

Je me rappelle juste des tonnes de lustres de cristal dans ce palais (2.5tonnes dans l'escalier, 4.5 tonnes dans l'une des salles de réception). Notre guide nous indique la sortie pour le harem mais nous ne comprenons pas bien. De toute façon, il faut d'abord passer par la boutique! Les livres que je regarde n'ont pas de prix mais ils doivent être chers puisque le petit livre est à 15 ₺ et ceux que je regarde sont bien 2 à 3 fois plus gros. Nous sortons après avoir fait part de notre mécontentement dans une urne spécialement affectée à ce but. Après un tour aux toilettes, nous faisons la queue pour le harem. Là, c'est la même chose, surchaussures, interdiction de prendre des photos, durée de 30mn également et gros groupe d'environ 50 personnes pour moi, 100 à 150 personnes pour Steph... On est d'accord sur un point, on était plus nombreux qu'à la première visite. C'est également du rapide, je note juste que le style fait penser au style à l'anglaise du 19ème siècle, assez simple (sans dorures et faste) mais coquet avec ses fleurs. Nous visitons les appartements de la mère du sultan avec poële en céramique, les toilettes à la turque (creusées directement dans le marbre, s'il vous plait) la chambre où AtatÜrk est mort (avec le drap repésentant le drapeau turc) et le hammam: une successions de deux pièces assez petites en marbre blanc dont le plafond laisse passer le jour grace à des trous comblés par du verre. Là encore, j'ai dû en oublier, merci le palais pour l'interdiction de photographier.

Nous traînons les pieds sur leurs tapis pour nous venger. Je ne sais pas si les surchaussures sont pour éviter d'abîmer les tapis et d'éviter de repayer pour les changer où bien si c'est pour éviter de les faire nettoyer trop souvent. En tout cas, dans un cas comme dans l'autre, vu le prix du billet (presque 18 €/personne) pour une heure de visite, ils peuvent faire le nettoyage de temps en temps. Nous prenons quelques photos volées qui se révèleront être floues ou très mal cadrées, dommage!

Nous en ressortons passablement énervés, d'autant que le second guide ne nous a pas appris grand chose (soit disant pour pas nous remplir la tête de choses inutiles - not to confuse your brain). On n'avait pas l'impression qu'il faisait de véritables phrases parce qu'une fois introduite la pièce dans laquelle on était, il répétait plusieurs fois certains mots dans d'autres langues. Horripilant!

En sortant, nous repassons aux toilettes rentabiliser notre entrée, refaisons quelques photos du jardin et une fois nos sacs récupérés à la sortie, nous nous asseyons pour voir ce que l'on fait ensuite.

Le guide Michelin nous avait prévenu, mais j'avais oublié et je comptais passer l'après midi entier au palais, c'est raté!

Finalement, nous optons pour le parc Yildiz, situé non loin de là. Il faut marcher 2km et Steph me montre une rue fortement pentue et plaisante en me disant que c'est là. Je ris jaune... Nous croisons pléthore de policiers, certains avec boucliers anti émeutes, d'autres avec masque à gaz... Ca ne plaisante pas!

Une fois au parc... ça grimpe sec! La blague de Steph n'en était finalement pas une! Nous croisons des mariés tous les dix mètres! Ce parc doit être l'équivalent du parc de la tête d'or en encore plus fréquenté! Des photographes, des assistants, des mariés partout! J'arrête de compter quand nous atteignons la dizaine. Nous nous arrêtons manger un petit gâteau que j'avais dans le sac et boire un coup. Les fourmis sous la table essayent de rentrer la peau d'une graine dans leur fourmilière... juste sous la table. Nous leur laissons les miettes du gâteau et repartons. ne foisen haut, nous suivons la flêche pour le chalet que nous voulons voir. Pas de chance, le guichet vient de fermer. Steph et moi nous séparons, je veux voir le kiosk juste à côté en premier pour éviter de remonter la route plusieurs fois. j'arrive vers un plan d'eau agrémenté de jets d'eau. Une petite cabane pour les canards donne directement accès à l'eau. Des mariés font là encore une pause photo. Jee fais le tour du plan d'eau et je reçois une brumisation d'eau de la fontaine grâce au petit vent. Comme j'ai fais le tour assez rapidement, j'essae de rejoindre Steph de l'autre côté. Je ne le croise pas et me dis que ça doit être intéressant à voir. J'arrive au deuxième "kiosk" et pas de Steph. On dirait un restaurant. Je fais le tour de la terrasse, apperçois un bout du Bosphore que je prends en photo et fais demi-tour. J'essaye de descendre un peu mais c'est une autre terrasse, sans personne mis à part un serveur en pause. Je remonte et suis le panneau WC, ça tombe bien, il faut que j'y aille. Je suis un mur en pierre sur ma droite tandis que sur ma gauche, le vide se dresse derrière la barrière. Je vois enfin une porte, j'essaye de l'ouvrir mais elle s'ouvre seulement par le haut. Je la referme, mais elle ne tient pas. Je réussis finalement à la faire tenir, avance de quelques pas... et bam, elle est tombée! Tant pis, je ne la ramasse pas! La deuxième porte est en meilleur état sauf que la poignée est à moité cassée et je n'arrive pas à fermer à clé... La troisième est la bonne.

Je repars ensuite rejoindre Steph que j'ai dû louper quelque part et reviens donc sur mes pas. Effectivement, il commençait à s'affoler, mon pauvre petit chou!

On s'est effectivement loupé, il a coupé à travers bois alors que j'ai suivi la route.

Après un essai infructueux de sa part pour aller aux toilettes (payantes celles-là), nou redescendons le parc et parcourons les deux kilomètres pour rejoindre le tram. Mes pieds commencent à me faire sentir la fatigue.

A la station, c'est un joyeux bordel. Il y a la queue pour acheter son jeton, la queue pour passer les tourniquets et d'autres gens attendent simplement là... Nous réussissons à aller sur le quai et voyons le tram bondé, on s'apprête à attendre le prochain quand, en continuant d'avancer, on tombe sur une rame sans trop de monde. Malheureusement, sans place assise. Et maheureusement, le tram va se remplir considérablement dans les dernières secondes. Nous sommes donc comme des sardines dans leur boite... Nous descendons l'arrêt après le marché aux épices et remontons la rue pour rejoindre un snack où manger des kumpir et des waffles (meyvex juice). Plus de kumpir, donc deux waffles remlies de fruits (kiwi, bananes, fraise) et d'une sorte de pâte à tartiner. Ca me cale, mais appremment pas Stéphane.

Nous nous arrêtons à Dia pour voir s'ils ont des soupes instantanées pour Steph mais ils n'en ont pas. En revanche, ils ont des verres turcs. Nous prenons quelques petits gâteaux, les rangeons dans le sac (un chat dans la rue vient réclamer des caresses à Steph) et redescendons dans le magasin "Greens". Ils ont également des verres, un peu moins chers que Dia (5.5 ₺ environ au lieu de 7.5 ₺ à Dia). Steph en prend 2 paquets de six ainsi qu'une sorte de jambon en petites tranches (comme du salami) et je craque pour le jus de mulberry.

En rentrant, il est difficile de trouver un vendeur de petit pain/bretzel. Nous en trouvons un mais il n'a plus de pain qui ressemble à du pain au lait. On en trouve un, à qui il n'en reste qu'un seul et rentrons à l'hôtel.

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