Récit de voyage

 
StéphaneSabrina

Le réveil sonne comme les autres jours à 9h30 et comme les autres jours, on a été réveillé par les portes qui claquent et la gamine d'à côté qui pleure. Après le petit-déjeuner et le lavage de dents réglementaire, nous partons de l'hôtel. Steph poste une partie de ses cartes et nous allons ensuite voir l'ancien hippodrome dont il ne reste rien. C'est une vaste place pavée avec deux obélisques et la colonne aux serpents... Nous rejoignons ensuite la petite Sainte Sophie, mosquée en brique rouge également mais octogonale. Nous y passons baucoup de temps car elle est agréable: claire, ouverte au public et dont les lustres ne descendent pas bas. Nous pouvons même monter à l'étage et sur la loggia du muezzin sur invitation d'un homme qui fait le tour de la mosquée en surveillant gentiment les gens.

Avant de partir, je lui dis quelques mots en turc pour lui dire que sa mosquée est belle. Il me répond en turc car il ne parle pas un mot d'anglais. Il est sympathique et souriant, l'essentiel a été dit.

Après, nous sommes partis pour la mosquée....Nous passons par des rues avec des maisons typiques, des balcons-fermés qui ressortent sur la rue. La plupart sont délabrés... Nous arrivons à la mosquée mais l'appel à la prière a été lancé, nous attendons donc dans la cour. Quelqes temps plus tard, il en sort quelques hommes adultes mais pas mal de garçons dont un qui me dit qu'il est interdit de s'assoir sur le bac accolé à une table. Cette table était en effet dans un coin protégé par une haie d'arbustes en pot. J'ai un doute, d'autant qu'il est écrit Fatih beleydesi mais de toute manière, la prière est finie, nous nous levons pour y rentrer. Sauf que la porte est refermée et nous n'osons pas. D'autant que je vois un jeune homme essayer d'y rentrer et frapper à la porte pour qu'on lui ouvre, tant pis, nous repartons pour Beyezit.

En chemin, nous recroisons le tram et voyons une grande colone ceinturée que nous avions déjà vue auparavant (le 1er jour il me semble) et au fond, une mosquée que nous essayons d'atteindre, sans succès. Nous traversons le grand bazar, remontons la rue des bouquinistes et arrivons sur une place, entre l'université et la mosquée Sultan Beyezit II (?) que nous visitons. Les lustres sont bas et nous sommes encore parqués... En ressortant, nous nous approchons de l'énorme porte où il y a de l'animation, des stands d'associations... Nous nous approchons, mais ne pouvons rentrer car nous n'avons pas de carte étudiant ou professeur à présenter aux gardes à l'entrée de l'université.

Nous longeons ensuite les murs de la fac par la gauche, j'essaye de prendre une femme turque de dos en photo mais elle marche trop vite, mes photos sont floues. Arrivés en bas de la rue, avant de tourner à gauche, Stéph prend en photo des stocks de viagra (2 achetés, 1 gratuit) et pas les poupons blancs et noirs sur la vitrine juste à côté, chacun ses préférences...

Nous arrivons ensuite à la mosquée Süleymaniye et entrons par l'entrée touriste, la première entrée que nous voyons étant réservée aux hommes venant prier. Nous sommes à nouveau parqués derrière une barrière et les lustres descendent bas. J'entends parler français sur notre gauche, c'est un guide. Malheureusement, il a fini sa visite et je n'ai pas entendu grand chose. J'entends alors parler français sur ma droite et il s'agit d'un autre guide. Il s'explique sur l'islam et la position des femmes dans les mosquées. Selon lui, l'homme est un être faible et pour éviter qu'il soit déconcentré pendant la prière, les femmes ont d'abord été mises au fond de la mosquée et suite à une nouvelle interprétation du coran, derrière des grillages, au fond. Je me demande si son discours n'était pas surtout destiné aux occidentaux soucieux de l'égalité homme-femme.

Après quelques photos, nous sortons et prenons d'autres photos de l'extérieur, d'abord de petits dômes de l'autre côté de la rue (nous sommes au même niveau que les dômes, la rue est en contrebas), puis de l'extérieur de la mosquée, ce qui n'est pas évident puisque nous n'avons pas beaucoup de recul (un mur entoure le petit parc autour de la mosquée). Nous quittons ensuite ce parc, passons devant des restaurants et magasins, situés en bas d'autres petits dômes. Je me demande s'il s'agit de caravane sérails. Nous repartons... et faisons demi-tour car j'ai envie d'acheter une de ces pashminas que nous avons vus dans certains de ces magasins. Après avoir hésité longuement sur la couleur, je dépense les dernières dix lires turques pour ma pashmina (rose finalement).

Nous repartons, traversons un quartier avec beaucoup de femmes habillées tout en noir. Steph achète des figues à un marchand de rue et nous repartons voir l'aqueduc...

Une fois sur place, et après avoir avancé, car nous sommes arrivés sur l'un des côtés de l'aqueduc, nous nous rendons compte que nous avions déjà vu cet aqueduc lorsque nous nous dirigions vers Saint-Sauveur-In-Chora. Nous prenons des photos sur le côté, puis de nouveau en face et continuons à marcher pour rentrer.

En rentrant, nous repassons par le grand bazar, puis dans un petit centre commercial à côté où il n'y a que des magasins de vêtements et un de produits de beauté. Ce n'est pas là que nous trouverons de l'apple tea. Mais nous rentrons dans le magasin des produits de beauté où au fond, des escaliers descendent dans une autre pièce. Steph est attiré vers le fond du magasin... grâce à des mannequins légèrement vêtues... Il est déçu, en bas, ce n'est pas une pièce dédiée aux articles de sex shop mais des chaussettes, chemises de nuit classiques, pyjamas... Nous repartons donc et descendons la rue principale (celle du tram) qui rejoint le centre de Sultanhamet. Nous nous rendons compte ensuite que nous sommes trop descendus et avons raté le magasin où nous comptions acheter de l'apple tea en poudre et du thé de grenade en poudre aussi. Nous remontons, demandons les prix et je change 25 € afin de pouvoir acheter enfin nos thés. Comme il reste un peu d'argent, nous descendons plus bas (là où nous avions achetés les yeux) pour voir les dessous de plats pas chers. Il y en a, mais rien qui ne m'intéresse. Puis, nous repartons en direction de l'hôtel pour tourner à droite vers le bazar que nous avions vu indiqué en arrivant. C'est plutôt chic comme bazar, les bâtiments en bois sombre ont de larges baies vitrées et les prix vont de pair avec l'ambiance. Ici, on ne vous apostrophe pas et on n'ose pas rentrer dans les magasins même si on n'y trouve pas des objets de luxe. Tout au bout, nous arrivons vers des maisons en bois colorées et décorées. Des touristes français s'y arrêtent pour prendre leurs photos. Après quelques photos, Stéphane part s'acheter son kebab au même restaurant où nous avions déjà mangé et où nous le trouvions léger. Il l'est toujours autant. Quant à moi, je prends une gözleme au fromage et à la pomme de terre au couple que j'avais repéré depuis plusieurs soirs en rentrant à l'hôtel. Sur le trottoir, entre la mosquée bleue et l'hôtel, quasiment là où on descend dans le bazar chic. Je suis un peu déçue par le fromage que je trouve trop fort. Un chat nous tourne autour, je lui lance un morceau de fromage qu'il dévore, puis un morceau de pâte qu'il boude. Il s'en va ensuite réclamer sa pitance à d'autres touristes. Comme Steph et moi somme un peu déçus et pas encore calés, nous prenons un gâteau à un vendeur ambulant, comme dit Steph, c'est un vrai étouffe-chrétien.

Nous rentrons en direction de l'hôtel et entendons de la musique en approchant du bar-restaurant où nous avions bu un thé avec le turc croisé dans la mosquée bleue. Le restaurant s'appelle le dervish cafe et il porte bien son nom car on a pu y admirer un derviche tourneur en train de danser sur la musique. Ca tombait bien, car nous venions justement de nous faire la réflexion que nous avions fait à peu près tout ce qu'on bon touriste est censé faire, sauf les derviches tourneurs. Steph prend des photos et moi je suis subjuguée par le mouvement. La musique s'arrête, le danseur aussi et il ne semble pas avoir le tournis. Nous attentons quelques instants pour voir s'il reprend son tour et comme il reste immobile alors que la musique reprend, nous repartons à l'hôtel pour notre dernière nuit.

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