Récit de voyage
Nous nous levons à 6h du matin, le minibus doit venir nous chercher à 7h. Nous finissons de ranger les affaires et sortons voir s'il est possible d'avoir le petit-déj. Il est encore trop tôt, on s'en doutait mais dommage! Heureusement, la veille au soir nous avons acheté quelques bananes en prévision. Nous sortons les affaires et je récupère un guide sur l'asie du sud-est laissé là par un autre voyageur.
Nous sortons et attendons sur le trottoir en scrutant la rue. Pudu nous a bien dit que généralement notre rue est une des dernières où le chauffeur passe et qu'il y a parfois du retard à cause des autres passagers. Il nous a également dit que nous ne serons pas nombreux dans le minibus car ils savent que les touristes ont toujours plein de bagages.
Nous sommes en avance, nous attendons et notre mini bus passe à l'heure.
Le minibus est presque vide, seulement deux personnes sont assises à côté du chauffeur. Nous nous arrêtons ensuite deux fois pour faire monter des passagers avant de partir pour Padang Bai.Effectivement, nous sommes à l'aise dans un minibus de presque 20 places!
Une femme s'est installée devant nous, elle parle français, nous échangeons sur nos voyages
respectifs. Arrivés à Padang Bai après environ deux
heures de trajet, je garde les bagages pendant que Steph et
la jeune femme vont faire vérifier les tickets que nous avons. En échange de l'un d'entre eux,
nous récoltons un ticket en plastique épais. Nos valises sont étiquetées en noir avec écrit
Gili Air
. Des bagages pour Gili Trawangan sont étiquetées en bleu
clair à côté de moi, pour Gili Meno je n'ai rien vu. Un homme pousse une
sorte de moteur, il crie Gili Air, come!
, nous le suivons sur le quai. On nous fait
descendre dans le bateau et nous disant de laisser les bagages, ce sont eux qui s'en occupent.
Nous nous installons ![]()
Au bout de deux heures de vagues ![]()
paysage
(enfin, surtout Steph, placé à côté de la fenêtre)
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Nous récupérons nos valises et nous éloignons de la foule. En effet, pendant que nous débarquons,
un groupe attend pour monter dans le bateau et retourner à Bali. Des conducteurs de cidomo nous demandent
alors si l'on veut monter sur leur charrette. j'avais vu qu'il en coûtait 100000 Rp
sur internet et en effet, c'est ce qu'ils demandent. J'avais bien dit "tant pis, on les prendra" mais en voyant Steph
négocier et dire que c'était trop cher, je me suis dit tant pis, on va tirer les valises
. En fait, il disait ça
pour que le conducteur de cidomo baisse son prix. Quand il m'a vu qui ne disait rien, résignée, il a pensé que je
voulais marcher. Bref, nous voilà partis à pieds. Quelques mètres plus loin, la route devient un chemin de sable et
tirer la valise devient une gageure, surtout en plein soleil.
Au bout de ce qui me semble être une heure, je fais une pause en disant à Steph que je n'en peux plus. Il me répond qu'il part en avance avec ma valise et qu'il reviendra me chercher après. Je l'aperçois s'éloigner doucement pendant que je me repose. Au bout de quelques minutes, en voyant des gens faire du vélo sur la plage, je me dis que le sable au bord de l'eau est peut-être plus dur que celui du chemin. Je vais tester avec mes pieds, ça a l'air dur, je ramène sacs et valise. Une fois la valise sur le sable, je me rends compte que ce n'est pas plus simple. Je ramène donc les affaires sur le chemin et après une autre pause, je repars en traînant la valise, le tableau sur les épaules, un sac accroché de chaque côté. Quelques dizaines de mètres plus loin, je vois Steph qui fait demi-tour et me fait des gestes incompréhensibles. Est-ce qu'il veut me dire de laisser la valise, qu'il s'en occupe?
C'était bien pour me dire de laisser la valise que je traînais mais aussi pour me dire d'avancer
car il a laissé ma valise et son sac à dos plus loin sans surveillance. Je lui abandonne la valise
et pars en avant surveiller les sacs posés à une intersection. Le chemin en terre sur la droite a l'air
plus dur. Steph arrive avec la valise et me dit qu'il va aller voir.
Il traîne sa valise jusqu'à une butte et continue sans. Je le vois revenir en coupant par un pré,
le chemin est un peu meilleur mais ne menait nulle part. C'est reparti pour le sable.
Cette fois Steph me laisse les deux valises. J'avance l'une puis l'autre
et je croise une femme et son fils adolescent parlant français, je leur exlique qu'on ne s'attendait pas à ce sable...
Ils proposent de m'aider mais les pauvres, on n'est pas arrivés! Un homme vient m'aider et prend la valise de
Steph jusqu'à son bar un peu plus loin... Quand j'entends un cidomo arriver.
Ces charrettes sont équipées de petits grelots accrochés au cheval si bien qu'on les entend arriver de loin. Coup de chance,
il dépose quelqu'un juste là et est de nouveau libre. Je lui donne le nom de notre hôtel
le Bunga Bungalows,
il me dit ok pour 75000 Rp, je tente un 50000 Rp qu'il accepte, hourra! Il charge ma
valise et les sacs, je monte dans la charrette et il s'arrête quelques mètres
plus loin récupérer la valise de Steph.
Je me dis que Steph n'a pas intérêt à me dire que c'est trop cher!
Nous arrivons au Bunga Bungalows (prononcez Bounga Bounga Lows
)
et là je vois Steph tout transpirant en train de siroter un
smoothie à la banane, debout. Il est content de me voir et ne me reproche pas
du tout les 50000 Rp pour le cidomo, au contraire! Je paye le chauffeur
et nous nous installons dans notre bungalow ![]()
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Je sirote mon smoothie à la banane sur la petite terrasse ![]()
Je pars explorer les environs et me rend compte qu'il y avait un chemin de terre qui traverse l'île
bien plus pratiquable pour les valises. Si, en debarquant, on ne nous avait pas dit à gauche mais tout droit,
nous aurions pu arriver beaucoup plus facilement à notre Bunga Bungalows. Etait-ce fait exprès? Je croise une installation de panneaux solaires alimentant sûrement l'île
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Une fois Steph parti, j'hésite, je trouve que je suis trop près des gens sur leurs transats... Je pars dans l'autre direction. En chemin, je ramasse quelques coraux (qui seront suivis de beaucoup d'autres les jours suivants) et trouve le bon endroit pour poser ma serviette. Problème, quand Steph reviendra, il ne me trouvera pas là où il m'a laissé. Je fais demi-tour, retourne à la chambre et lui laisse un mot sur la table basse de la terrasse puis repars m'installer sur la plage.
Je suis allongée depuis 10 secondes quand je sens tomber deux ou trois gouttes. Qu'à cela ne tienne, je vais rester là! Quelques minutes plus tard, le ciel me déloge de la plage... Je m'abrite sous le toit d'un bar et attend que la pluie cesse. Presque 10 minutes plus tard, ça se calme, je décide d'y aller même s'il pleut encore quelques gouttes.
Je suis arrive à notre point de départ sur l'île ![]()
Le temps se calme un peu, je reprends mon chemin, mais bon je suis déjà complètement trempé.
Je suis de retour au bungalow, pas de Sab mais un mot sur la table. Je pars à sa recherche, et remonte le long de l'île. Je marche jusqu'à atteindre un bar installé sur la plage. Je continue encore un peu mais toujours pas de Sab, je décide de faire demi-tour et de retourner au bungalow.
J'arrive à la chambre et je vois que Steph
est passé par là: plus de mot sur la table et un sac avec de l'eau posé près de la porte.
Je pensais qu'avec la pluie il m'aurait attendue là... Je repars vers le chemin, regarde sur la plage et ne le vois pas.
J'attends un peu sur le chemin et je le vois arriver. Un membre de la famille qui travaille là
(celui que nous appellons le frère
) se met à rire en voyant Steph
arriver et moi qui l'attendais, j'en déduis qu'il a vu Steph arriver
et qu'il a deviné que nous nous cherchions.
Steph change une nouvelle fois de chemise et
nous partons au Eazy Gili que Steph
a repéré lors de son exploration. Le waroeng, car c'en est un, n'a pas le même décor que
ceux où nous avons été jusque là, plus moderne et plus propre, avec des tables et des chaises
en bambou ![]()
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Nous rentrons ensuite au Bungalow à la tombée de la nuit et profitons des derniers rayons de
soleil sur la plage en arrivant ![]()
