Fastboat pour Gili Air

  Récit de voyage

 Minibus-taxi
StéphaneSabrina

Nous nous levons à 6h du matin, le minibus doit venir nous chercher à 7h. Nous finissons de ranger les affaires et sortons voir s'il est possible d'avoir le petit-déj. Il est encore trop tôt, on s'en doutait mais dommage! Heureusement, la veille au soir nous avons acheté quelques bananes en prévision. Nous sortons les affaires et je récupère un guide sur l'asie du sud-est laissé là par un autre voyageur.

Nous sortons et attendons sur le trottoir en scrutant la rue. Pudu nous a bien dit que généralement notre rue est une des dernières où le chauffeur passe et qu'il y a parfois du retard à cause des autres passagers. Il nous a également dit que nous ne serons pas nombreux dans le minibus car ils savent que les touristes ont toujours plein de bagages.

Nous sommes en avance, nous attendons et notre mini bus passe à l'heure.

 Fastboat
StéphaneSabrina

Le minibus est presque vide, seulement deux personnes sont assises à côté du chauffeur. Nous nous arrêtons ensuite deux fois pour faire monter des passagers avant de partir pour Padang Bai.Effectivement, nous sommes à l'aise dans un minibus de presque 20 places!

Une femme s'est installée devant nous, elle parle français, nous échangeons sur nos voyages respectifs. Arrivés à Padang Bai après environ deux heures de trajet, je garde les bagages pendant que Steph et la jeune femme vont faire vérifier les tickets que nous avons. En échange de l'un d'entre eux, nous récoltons un ticket en plastique épais. Nos valises sont étiquetées en noir avec écrit Gili Air. Des bagages pour Gili Trawangan sont étiquetées en bleu clair à côté de moi, pour Gili Meno je n'ai rien vu. Un homme pousse une sorte de moteur, il crie Gili Air, come!, nous le suivons sur le quai. On nous fait descendre dans le bateau et nous disant de laisser les bagages, ce sont eux qui s'en occupent. Nous nous installons dans la troisième rangée de sièges sur la gauche (une fois assis) et vérifions que nos bagages sont bien descendus. Il y a 3 sièges, nous posons nos sacs en partie par terre et en partie sur le siège entre nous mais au fur et à mesure que le bateau se remplit nous nous rendons à l'évidence, il va falloir se pousser. Steph garde son sac sur les genoux ainsi que mon sac de plage rose pendant que je pousse mon sac à dos sous le siège devant moi et pose les sacs plastiques avec le linge sale, ma trousse de toilette, ma veste et ma petite couverture polaire sur mes jambes. De l'eau est distribuée gratuitement et nous mangeons nos bananes car la faim commence à se faire sentir.

Au bout de deux heures de vagues éclaboussant l'intérieur dès que quelqu'un ouvre la fenêtre et en ayant quand même regardé le paysage (enfin, surtout Steph, placé à côté de la fenêtre) , nous arrivons à Gili Air. Nous montons les trois marches pour pouvoir sortir et là, je réalise que Steph ne va pas être bien rassuré: il faut avancer sur le côté du bateau avec une largeur d'une quinzaine de centimètres... Après cela nous arrivons sur l'avant du bateau, très large, mais il faut ensuite descendre avec une petite échelle (type celle des piscines) en enlevant nos chaussures avant car nous arrivons droit... les pieds dans l'eau, le bateau ayant accosté directement sur le sable de la plage. Heureusement, c'est le personnel du bateau qui descend les valises: un homme les sort du bateau et les tend à un autre à l'avant qui les donne à un 3ème au sol qui les dépose au sec.

 Un cidomo ou à pied?
StéphaneSabrina

Nous récupérons nos valises et nous éloignons de la foule. En effet, pendant que nous débarquons, un groupe attend pour monter dans le bateau et retourner à Bali. Des conducteurs de cidomo nous demandent alors si l'on veut monter sur leur charrette. j'avais vu qu'il en coûtait 100000 Rp sur internet et en effet, c'est ce qu'ils demandent. J'avais bien dit "tant pis, on les prendra" mais en voyant Steph négocier et dire que c'était trop cher, je me suis dit tant pis, on va tirer les valises. En fait, il disait ça pour que le conducteur de cidomo baisse son prix. Quand il m'a vu qui ne disait rien, résignée, il a pensé que je voulais marcher. Bref, nous voilà partis à pieds. Quelques mètres plus loin, la route devient un chemin de sable et tirer la valise devient une gageure, surtout en plein soleil.

Au bout de ce qui me semble être une heure, je fais une pause en disant à Steph que je n'en peux plus. Il me répond qu'il part en avance avec ma valise et qu'il reviendra me chercher après. Je l'aperçois s'éloigner doucement pendant que je me repose. Au bout de quelques minutes, en voyant des gens faire du vélo sur la plage, je me dis que le sable au bord de l'eau est peut-être plus dur que celui du chemin. Je vais tester avec mes pieds, ça a l'air dur, je ramène sacs et valise. Une fois la valise sur le sable, je me rends compte que ce n'est pas plus simple. Je ramène donc les affaires sur le chemin et après une autre pause, je repars en traînant la valise, le tableau sur les épaules, un sac accroché de chaque côté. Quelques dizaines de mètres plus loin, je vois Steph qui fait demi-tour et me fait des gestes incompréhensibles. Est-ce qu'il veut me dire de laisser la valise, qu'il s'en occupe?

C'était bien pour me dire de laisser la valise que je traînais mais aussi pour me dire d'avancer car il a laissé ma valise et son sac à dos plus loin sans surveillance. Je lui abandonne la valise et pars en avant surveiller les sacs posés à une intersection. Le chemin en terre sur la droite a l'air plus dur. Steph arrive avec la valise et me dit qu'il va aller voir. Il traîne sa valise jusqu'à une butte et continue sans. Je le vois revenir en coupant par un pré, le chemin est un peu meilleur mais ne menait nulle part. C'est reparti pour le sable. Cette fois Steph me laisse les deux valises. J'avance l'une puis l'autre et je croise une femme et son fils adolescent parlant français, je leur exlique qu'on ne s'attendait pas à ce sable... Ils proposent de m'aider mais les pauvres, on n'est pas arrivés! Un homme vient m'aider et prend la valise de Steph jusqu'à son bar un peu plus loin... Quand j'entends un cidomo arriver. Ces charrettes sont équipées de petits grelots accrochés au cheval si bien qu'on les entend arriver de loin. Coup de chance, il dépose quelqu'un juste là et est de nouveau libre. Je lui donne le nom de notre hôtel le Bunga Bungalows, il me dit ok pour 75000 Rp, je tente un 50000 Rp qu'il accepte, hourra! Il charge ma valise et les sacs, je monte dans la charrette et il s'arrête quelques mètres plus loin récupérer la valise de Steph. Je me dis que Steph n'a pas intérêt à me dire que c'est trop cher!

 Bunga bungalows
StéphaneSabrina

Nous arrivons au Bunga Bungalows (prononcez Bounga Bounga Lows) et là je vois Steph tout transpirant en train de siroter un smoothie à la banane, debout. Il est content de me voir et ne me reproche pas du tout les 50000 Rp pour le cidomo, au contraire! Je paye le chauffeur et nous nous installons dans notre bungalow situé à l'écart du chemin qui borde la plage mais néanmoins non loin de celle-ci, nous devrions y être au calme sans être loin de la mer.

Je sirote mon smoothie à la banane sur la petite terrasse puis rentre dans la chambre... Ahhh que c'est bon la clim'! Steph change de chemise, la sienne est trempée de sueur et moi, je me mets en maillot de bain, sors ma foutah de la valise et nous partons au bord de mer. Steph veut explorer les environs, il me laisse sur la plage en me disant qu'on se retrouve à cet endroit là. Je lui réponds que s'il ne m'y trouve pas, qu'il passe au bungalow.

 Exploration
Stéphane

Je pars explorer les environs et me rend compte qu'il y avait un chemin de terre qui traverse l'île bien plus pratiquable pour les valises. Si, en debarquant, on ne nous avait pas dit à gauche mais tout droit, nous aurions pu arriver beaucoup plus facilement à notre Bunga Bungalows. Etait-ce fait exprès? Je croise une installation de panneaux solaires alimentant sûrement l'île .

 La plage? Non, la pluie!
Sabrina

Une fois Steph parti, j'hésite, je trouve que je suis trop près des gens sur leurs transats... Je pars dans l'autre direction. En chemin, je ramasse quelques coraux (qui seront suivis de beaucoup d'autres les jours suivants) et trouve le bon endroit pour poser ma serviette. Problème, quand Steph reviendra, il ne me trouvera pas là où il m'a laissé. Je fais demi-tour, retourne à la chambre et lui laisse un mot sur la table basse de la terrasse puis repars m'installer sur la plage.

Je suis allongée depuis 10 secondes quand je sens tomber deux ou trois gouttes. Qu'à cela ne tienne, je vais rester là! Quelques minutes plus tard, le ciel me déloge de la plage... Je m'abrite sous le toit d'un bar et attend que la pluie cesse. Presque 10 minutes plus tard, ça se calme, je décide d'y aller même s'il pleut encore quelques gouttes.

 Tous aux abris!
Stéphane

Je suis arrive à notre point de départ sur l'île et j'ai repéré quelques endroits pour manger le soir. Il est temps de faire demi-tour d'autant que le ciel est carrément menaçant. D'ailleurs, c'est assez rapidement le déluge. Je m'abrite tant bien que mal en chemin et arrive devant une petite maison où je me réfugie sous le (parapet??) en attendant que ça se calme. Je suis rejoint par une personne, en fait le locataire de la maison qui arrive trempé. On discute un peu, ou du moins je tente avec grande difficulté de comprendre un mot ou deux. Je comprends que c'est le cuisto du restaurant italien Biba. J'apprend aussi le prix de sa location (qui doit être environ 100000 Rp la semaine) et compbien il gagne (environ 1000000 Rp par mois), enfin si j'ai bien compris ce qui n'est pas sûr.

Le temps se calme un peu, je reprends mon chemin, mais bon je suis déjà complètement trempé.

 A la recherche de Sab
Stéphane

Je suis de retour au bungalow, pas de Sab mais un mot sur la table. Je pars à sa recherche, et remonte le long de l'île. Je marche jusqu'à atteindre un bar installé sur la plage. Je continue encore un peu mais toujours pas de Sab, je décide de faire demi-tour et de retourner au bungalow.

 Non mais t'es où? Pas là!
Sabrina

J'arrive à la chambre et je vois que Steph est passé par là: plus de mot sur la table et un sac avec de l'eau posé près de la porte. Je pensais qu'avec la pluie il m'aurait attendue là... Je repars vers le chemin, regarde sur la plage et ne le vois pas. J'attends un peu sur le chemin et je le vois arriver. Un membre de la famille qui travaille là (celui que nous appellons le frère) se met à rire en voyant Steph arriver et moi qui l'attendais, j'en déduis qu'il a vu Steph arriver et qu'il a deviné que nous nous cherchions.

 Warung
StéphaneSabrina

Steph change une nouvelle fois de chemise et nous partons au Eazy Gili que Steph a repéré lors de son exploration. Le waroeng, car c'en est un, n'a pas le même décor que ceux où nous avons été jusque là, plus moderne et plus propre, avec des tables et des chaises en bambou . Steph commande un gegapek au poulet servi avec du riz, quant à moi, j'ai trop envie de spaghetti carbonara même s'ils ne sont pas comme chez nous. Les plats arrivent, nous sommes tous les deux satisfaits de notre choix même si effectivement mes pâtes n'ont pas le même goût qu'en Europe, elles sont très bonnes.

 C'est beau une plage la nuit
StéphaneSabrina

Nous rentrons ensuite au Bungalow à la tombée de la nuit et profitons des derniers rayons de soleil sur la plage en arrivant .

Galerie photos