Ubud et ses singes

  Récit de voyage

 Cocorico!
StéphaneSabrina

Ça fait déjà plus d'une demi-heure que je suis réveillé par le chant de ces saletés de coqs et impossible de me rendormir. Sab, elle, dort encore (peut-être grâce aux boules quiès), je décide de sortir. J'enferme Sab à l'intérieur, habitude prise depuis l'Inde.

En bas des escaliers de la guesthouse se trouve un mini coin cuisine, c'est là qu'un des employés me demande si je veux prendre le petit-déjeuner, crêpe à la banane et café ou thé, je lui réponds pas tout de suite (le petit-dej est servi jusqu'à 10h), je vais laisser Sab dormir encore un peu.

 Exploration
StéphaneSabrina

En sortant de la guesthouse, un lézard me fait coucou, il est gris tacheté, sur une pierre grise tachetée de lichen (mousse). En me promenant, je tombe sur de nombreux petits temples, il y en a partout dans toutes les rues. Les commerces commencent à peine à ouvrir (enfin ceux destinés aux touristes), j'en remarque un qui vend des cartes postales et en profite pour en acheter une dizaine, pour les timbres on verra plus tard au bureau de poste.

Je trouve également une pizzeria et note l'emplacement pensant que Sab serait bien intéressée de laisser tomber le riz pour un repas. Au cours de mes déambulations je trouve le marché, il est à plusieurs niveaux, nourriture et moult souvenirs pour les touristes, objets en bois, sarongs... En sortant, j'aperçois une femme portant un immense panier de bambou sur sa tête .

De nombreuses offrandes sont placées sur le trottoir pour les dieux, de petits paniers végétaux dans lesquels on trouve des fleurs et des bâtons d'encens .

 Petit dej' version balinaise
StéphaneSabrina

De retour à la guesthouse , le garçon me redemande pour le petit-dej, je lui réponds que nous allons le predre maintenant, il arrive quelques minutes plus tard, devant notre chambre . En effet, il y a une petite table et deux chaises. Nous mangeons notre crêpe à la banane, une coupe de fruits (mangue, banane, papaye, pastèque) et buvons notre thé.

 Palais d'Ubud
StéphaneSabrina

Une fois le petit dej' avalé, nous partons vers le palais d'Ubud. Juste en face se trouve un office du tourisme qui vend des places pour les nombreux spectacles de danse qui ont lieu dans les temples de la ville. Nous y jetons un oeil, nous réserverons plus tard. Nous entrons dans le palais , l'entrée est gratuite mais il n'est pas très grand. Le style est typiquement balinais , Sab aime beaucoup. Dans ce très bel ensemble de bâtiments, construit à la fin du XIXe siècle qui rappelle l'organisation d'une maison traditionnelle balinaise, dans de plus grandes proportions. C'est ici que régnait la famille des monarques d'Ubud, le clan Sukawati, et on dit que le roi aimait à regarder l'activité du marché situé en face (et les femmes qui s'y rendaient) pour jauger la situation économique de son royaume. D'ailleurs, si certaines parties sont fermées au public, c'est parce que des descendants de la famille royale y vivent encore.

 Manger, mais où?
StéphaneSabrina

Nous cherchons où manger, je regarde sur internet et un précédent voyageur recommande deux warungs (Warung Saya et Warung Ijolumut) et un masakan padang (Puteri minang), nous partons à leur recherche. Nous trouvons le premier, warung saya, qui est juste en train d'ouvrir, mais il ne sert que le soir et sur réservation uniquement. Nous partons donc à la recherche du deuxième, warung ijolumut, sensé être situé à 300m dans la rue Sugriwa, nous ne le trouvons pas. Il ne nous reste donc plus que le Puteri minang, si nous ne le trouvons pas nous testerons le premier resto venu.

 Puteri minang
StéphaneSabrina

Nous trouvons le Puteri minang (à l'intersection de Raya Ubud et de Jenbawan), c'est un genre de self-service où les plats en vitrine sont agencés en étage, deux parties l'une pour la viande, l'autre pour les plats végétariens.

Une serveuse nous demande ce que l'on veut, heureusement elle parle anglais ce qui nous permettra d'avoir une idée de ce que sont la quarantaine de plats sous nos yeux. Ne sachant pas trop les prix, nous sommes raisonnables et évitons de faire une assiette gargantuesque. Nous prenons du riz, des légumes et un pavé de soja et je prends en plus un genre de rouleau de printemps frit . L'ensemble est très bon et nous nous en tirons pour moins de 40000 Rp!

 On s'informe
StéphaneSabrina

A la table à côté de nous s'installe un groupe de belges, accompagnés d'un guide qui parle français.

A la fin du repas, Sab leur demande des infos sur leur guide, ils ont en fait tout réservés depuis la Belgique. En sortant, nous discutons avec le guide pour savoir si on peut trouver des guides parlant français, il nous répond que c'est la haute saison et qu'il ne doit plus en rester beaucoup, il nous donne ses coordonnées et nous dit qu'il verra ce qu'il peut faire. Nous en profitons pour lui demander où est le bureau de poste, il est juste à côté! Nous achetons les timbres et repassons devant lui, il nous indique qu'au bout de la rue Suweta se trouvent des rizières.

 En chemin vers les rizières
StéphaneSabrina

Nous partons donc pour les rizières lorsque nous croisons un groupe de touristes, nous les suivons pensant profiter de commentaires ou d'un lieu intéressant à visiter lorsqu'il s'arrête dans un restaurant babi guling (porcelet rôti), ça sera intéressant de tester la prochaine fois, malheureusement pour aujourd'hui, nous venons juste de manger! (il s'avèrera que nous oublierons d'y retourner). Le passage menant au restaurant a une tête en pierre encastrée dans le mur .

Nous continuons notre chemin vers les rizières, le chemin est long, beaucoup plus long que ce que nous pensions. Nous continuons à voir des offrandes . Nous croisons des temples en chemin et nous arrêtons plus particulièrement à Pura Puseh et arrivons enfin à la rizière ! Le temps de les regarder et de prendre quelques photos, nous faisons ensuite demi-tour, croisons un réveil matin sur pattes ... un coq.

 Pura Desa Ubud
StéphaneSabrina

Une fois de retour vers le centre d'Ubud, nous visitons le Pura Desa Ubud . richement décoré

 Monkey forest et spectacle raté
StéphaneSabrina

Puis nous repassons vite fait à la guesthouse (qui est sur le chemin) avant d'aller à la forêt des singes où a lieu la première édition d'un concours/gala de danse barong, l'office du tourisme n'a pas pu nous renseigner plus sur les affiches que nous avons vu. En chemin, nous voyons un Barong , une créature mythologique qui peut s'apparenter à un lion.

Lorsque nous nous rapprochons de la forêt des singes, des statues de singes commencent à border la route, singe moderne en vespa ou singe chapardeur.

Puis nous arrivons, payons l'entrée (le spectacle barong est gratuit, chouette), de nombreux singes sont là , pas farouches, ils sont bien habitués aux gens et n'ont pas peur qu'un touriste passe près d'un de leurs rejetons (contrairement au parc national de Penang en Malaisie). Ils sont particulièrement bien nourris par les touristes.

Nous avons un peu de temps avant le spectacle, nous partons voir le temple de la crémation , le cimetière est juste à côté .

Puis nous retournons sur la scène en plein air pour le spectacle , nous sommes en avance, les musiciens sont déjà installés et attendent patiemment comme nous. Des membres de l'organisation passent distribuer boissons et nourriture aux membres du comité, nous attendons encore. Enfin, avec 30 minutes de retard, le spectacle commence. Le discours d'ouverture plutôt, avec 3 orateurs qui vont se succéder. Au fur et à mesure des discours, le lieu se vide d'une partie de son public. A 17h, il commence à pleuvoir et les discours ne sont toujours pas finis, nous abandonnons à notre tour!

Nous visitons les lieux, je passe vite fait devant le temple principal que Sab a déjà admiré pendant l'attente du spectacle barong et nous partons vers le holy spring temple . L'accès se fait par un pont . Des sculptures de personnages , de dragons de komodo , de singes et d'autres types d'animaux le tout recouvert par de la mousse nous y attendent, j'adore ce côté noyé dans la végétation . Et pour la photo, je pose fièrement à côté d'une statue de singe .

Nous repartons ensuite voir la scène en plein air au cas où le spectacle ne soit pas encore terminé. Sur le chemin du retour, des gardes commencent à servir le repas des singes, ils les appelent avec des petits cris et les singes accourent de toutes les directions. Nous remontons le chemin, à contre-sens des singes, repassons devant le temple principal et arrivons à la scène en plein air. Le spectacle est fini ou bien annulé par la pluie, en tout cas, il n'y a plus rien. J'en profite pour retourner sur mes pas pour mieux regarder le temple principal que je n'ai vu qu'en vitesse jusqu'à présent.

 Décapsuler la pucelle
StéphaneSabrina

Nous sortons de la monkey forest pour tomber bien évidement sur des boutiques de souvenirs. Parmi eux, le pénis décapsuleur ...

Sur le chemin du retour nous passons par le coco market et faisons quelques emplettes, des savons souvenirs pour Sab, des gâteaux chocolat-coco, un layer cake (gâteau à plusieurs couches), de l'eau, des mangues en complément pour le soir. Au detour d'un rayon, nous tombons sur le gel douche pucelle (y a t'il un rapport avec le décapsuleur vu précédemment?).

 Pizzeria française
StéphaneSabrina

Nous posons nos achats à la guesthouse et nous dirigeons vers la pizzeria qui est en fait un restaurant français Pignou di Penyu. Nous nous installons, la gérante papotte avec des clients installés juste à côté de nous. Ca parle cancer, super pour le repas! Je me rends compte que j'ai oublié mes antibio, je dis mon choix de pizza à Sab et retourne en vitesse les chercher. A mon retour, ça continue de parler cancer, genial... A priori, la serveuse a attendu que je revienne pour prendre la commande. Nous commandons donc maintenant une pizza balinaise (avec une sauce saté) pour Sab et une reine pour moi. Les pizzas arrivent , c'est de la pâte fine, la taille est correcte. Celle de Sab est plus qu'épicée.

Enfin le sujet de conversation de nos voisins commence à changer! La gérante dit au revoir à des clients et se plaint de ne pas avoir de réponse. C'est un peu normal, elle n'est pas à côté d'eux et elle ne les a pas accueilli, difficile de savoir qu'elle s'adresse à eux. La gérante raconte son arrivée à Ubud, elle a suivi son mari amoureux de Bali, ils ont monté le restaurant ensemble mais il est décédé d'un cancer de la gorge. Le personnel est balinais mais ils connaissent quelques mots de français (une jeune serveuse a même fait une réflexion une fois pour la commande de deux boules de glace, elle a répondu aux clients deux boules, comme papa!). La gérante nous explique ensuite en voyant un gecko qu'ils mangent au moins une fois des fourmis, tout petits avant de les recracher car ils se font piquer. La pizza terminée, nous nous laissons tenter par un clafoutis à la mangue , nous sommes tous les deux un peu déçus car il n'est pas bien grand et on sent à peine le goût de la mangue. Sab aime quand même la saveur et la texture de la pâte.

 Moustiquaire pour tous!
StéphaneSabrina

Une fois revenus à la guesthouse, nous goûtons par gourmandise à divers gâteaux que nous avons achetés à Coco Market. Il est maintenant l'heure de se coucher et les moustiques rôdent! Certes, l'antimoustique est mis, mais il n'y a pas de moustiquaires aux fenêtres et celles-ci donnent directement sur l'extérieur.

C'est l'occasion de sortir nos moustiquaires et de se creuser la tête pour trouver comment les accrocher. Nous déplacons des cadres et dérangeons au passage un gecko qui avait élu domicile derrière l'un d'eux. Pour Sab, c'est assez simple, elle accroche avec des pinces à linge son rideau-moustiquaire à un cintre en fil de fer qu'elle a emmené de France et l'installe sur un clou sur le mur. Pour moi, c'est plus compliqué, je tends une corde entre la fenêtre de la chambre et la salle de bain, me débats avec ma moustiquare et finis par réussir à l'accrocher entre la corde et le crochet du cadre! Heureusement que ce n'est pas à faire tous les jours.

Un moustique vicieux (pléonasme) réussira quand même à passer sous ma moustiquaire et me piquer, je ne l'avais pas bordée.

Galerie photos